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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante n'apportait pas la preuve que les brochures d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 ne lui avaient pas été remises dans une langue comprise. Il a également jugé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du même règlement avait bien eu lieu, et que la procédure de reprise en charge par l'Allemagne était régulière. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule un arrêté préfectoral du 12 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français. La requérante, dont la demande d'asile avait été rejetée, n'a pas reçu notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, ce qui méconnaît son droit au maintien garanti par l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait se prévaloir de l'article 3 de l'accord franco-marocain faute de contrat de travail visé, et que le moyen tiré de l'article L. 435-1 du CESEDA était inopérant car elle n'avait pas sollicité ce fondement. Il a également écarté l'invocation de la circulaire du 28 novembre 2012, celle-ci étant dépourvue de valeur normative. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre) a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure lié à l'absence de saisine du collège de médecins de l'OFII, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et la procédure régulière au regard des articles L. 425-9 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de deux ans pris par le préfet de l'Oise. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de la contribution effective du père français à l'entretien et à l'éducation de son enfant, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant, au regard de l'absence de vie familiale stable établie avec le père. En conséquence, les décisions attaquées ont été jugées légales et les conclusions accessoires (injonction, frais de justice) ont été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'erreur de fait et de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la préfète n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale compte tenu de son entrée récente en France et de ses attaches conservées en Angola. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. A B contestant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la procédure d'audition a respecté les garanties prévues à l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'assistance d'un interprète. Il juge également que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, n'a pas été violé. Enfin, il constate que la décision n'est entachée ni d'erreur de fait ni de défaut d'examen.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision du 12 juin 2023 refusant la remise de sa dette de RSA de 1 556,79 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné si la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifiaient une remise gracieuse, conformément à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que Mme A, bénéficiaire de longue date d'aides, ne pouvait ignorer son obligation de déclarer la pension alimentaire perçue via la CAF, et que ses omissions déclaratives récurrentes, malgré un moratoire, excluaient la bonne foi. La solution retenue est donc le rejet de la demande.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. A B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 495,09 euros. Le juge a estimé que M. B, en omettant de déclarer ses indemnités journalières, avait effectué de fausses déclarations, ce qui exclut toute remise de dette en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La bonne foi du requérant n'a pas été retenue, car il ne pouvait ignorer son obligation de déclarer l'ensemble de ses ressources.
Cette décision du Tribunal Administratif d'Amiens rejette la demande de M. C d'annulation de la décision du 22 juin 2023 refusant la remise de son indu de RSA de 7 490,91 euros. Le tribunal a jugé que l'omission par M. C de déclarer les revenus fonciers tirés d'un bien en indivision constituait une fausse déclaration, justifiant la récupération de l'indu sur la période de février 2021 à avril 2022 en application des articles L. 262-3, R. 262-6 et L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé de la décision administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné trois requêtes de M. A... C... contestant des décisions de la caisse d'allocations familiales de l'Oise lui réclamant le remboursement de primes exceptionnelles de fin d'année (2021 et 2022) et d'un indu d'aide personnalisée au logement. Pour les requêtes n° 2400029 et 2400955, la CAF a annulé les demandes de reversement en cours d'instance, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer. Concernant la requête n° 2400030 relative à la prime 2022, le tribunal a rejeté la demande de M. C..., considérant que les moyens soulevés (irrégularité de la notification, violation des droits de la défense, erreur de droit) n'étaient pas fondés. Les demandes de remise gracieuse et de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte du désistement pur et simple de M. A D, qui contestait le refus du département de l'Oise de lui accorder l'aide sociale à l'hébergement. Le requérant, hébergé en EHPAD, demandait l'annulation des décisions des 14 février et 26 mai 2023 rejetant sa demande. Le tribunal, statuant en application du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. C d'une demande d'annulation du rejet de sa demande de remise de dette de RSA d'un montant de 1 032,99 euros. Le requérant invoquait sa situation de précarité, liée à une baisse de son chiffre d'affaires et au chômage de sa conjointe. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'indu résultait d'une déclaration erronée de ses revenus de travailleur indépendant, et que sa situation de précarité n'était pas établie. La décision s'appuie sur les articles R. 262-19 du code de l'action sociale et des familles et 102 ter du code général des impôts, relatifs au calcul des revenus des travailleurs indépendants pour l'attribution du RSA.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 879,76 euros. Le juge a estimé que Mme A avait commis des fausses déclarations en omettant de déclarer correctement les revenus de son conjoint, ce qui constitue un manquement à ses obligations déclaratives au sens de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Cette circonstance fait obstacle à toute remise de dette, quelle que soit sa situation de précarité. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer la nature, la cause et les remèdes aux désordres affectant un immeuble situé à Senlis (tassement différentiel, fuites sur réseaux). La mesure a été jugée utile, la commune de Senlis ne s’y étant pas opposée et les éléments produits (rapport géotechnique, fuite massive sur canalisation) ne permettant pas d’établir avec certitude l’origine des sinistres. La société Veolia Eau-CGE a été mise hors de cause, le contrat de délégation de service public pour l’exploitation des réseaux étant confié à la SEAO. L’expertise devra être réalisée aux frais avancés des requérants, sous le contrôle du juge des référés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise de dette de RSA de 2 608,23 euros. Le juge a constaté que la requérante avait omis de déclarer une partie de ses revenus salariés, en contradiction avec ses obligations déclaratives prévues par le code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le bien-fondé de l'indu. Les textes appliqués sont les articles R. 262-6, R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que les articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la SAS PL Bâtiment Services, qui contestait la procédure de passation du lot n° 9 d'un marché de travaux pour l'aménagement d'une ferme pédagogique par la commune de Tergnier. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions, y compris celles tendant à la suspension de la procédure, à l'annulation des décisions d'attribution et au rejet des offres. Aucune circonstance ne s'opposant à ce désistement, le juge en a donné acte par ordonnance du 24 juin 2025.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Oise de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre de séjour sollicité, valable jusqu’au 26 septembre 2026. Par ordonnance du 24 juin 2025, le président de la 4ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires, notamment celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l’Oise suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré le besoin professionnel invoqué par le requérant, en raison de la gravité de l’infraction (dépassement de plus de 40 km/h) et des exigences de sécurité routière. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, fait droit à la demande de la société du Canal Seine-Nord Europe. Celle-ci sollicitait, sur le fondement de la loi du 29 décembre 1892, la désignation d'un expert pour constater l'état des lieux de parcelles situées sur la commune de Nesle, préalablement à des études pour le projet de canal. Le juge constate que la procédure prévue par la loi de 1892 et le code rural est respectée, notamment par l'existence d'arrêtés préfectoraux autorisant les opérations. En conséquence, il désigne un expert chargé de dresser d'urgence le procès-verbal de constat des lieux.