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Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de la société Relyens Mutual Insurance contestant les ordres de recouvrer émis par l'ONIAM pour un montant total de 232 871,87 euros. Ces sommes correspondaient au remboursement des indemnités versées à M. Pierre B et à son épouse suite à une prise en charge fautive par le CHU Amiens-Picardie. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'hôpital était établie et que les préjudices indemnisés étaient justifiés, en application des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. En conséquence, il a également fait droit aux conclusions reconventionnelles de l'ONIAM en condamnant l'assureur au paiement des frais d'expertise, des intérêts moratoires et de la pénalité de 15 % prévue à l'article L. 1142-15 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, détenu, qui demandait la condamnation de l’État pour n’avoir pas organisé son extraction judiciaire afin de se rendre au chevet de sa fille hospitalisée, malgré deux autorisations de sortie sous escorte délivrées par le juge d’application des peines en juin et juillet 2022. Le tribunal juge que le refus d’escorte, fondé sur l’indisponibilité de personnel suffisant pour assurer la sécurité et respecter les contraintes de conduite liées à la distance (Montpellier), constitue un motif légitime. En application de l’article 723-6 du code de procédure pénale, la responsabilité de l’État ne peut être engagée qu’en cas de faute, laquelle n’est pas établie en l’espèce. La demande indemnitaire et les conclusions accessoires sont donc rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté le recours pour excès de pouvoir de M. B contre un arrêté préfectoral. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3 de la CIDE), mais le tribunal a jugé que sa paternité n'était pas suffisamment démontrée et qu'il constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien de 1968, et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l’arrêté préfectoral du 26 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que la requérante ne justifiait pas être effectivement à la charge de son père français. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en application des articles L. 423-12 et L. 423-23 du même code, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 10 avril 2025 par laquelle le centre hospitalier Georges Decroze de Pont-Sainte-Maxence a licencié Mme B pour abandon de poste. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la privation de revenus plaçant la requérante dans une situation de précarité. Il a également retenu que le moyen tiré de l’ambiguïté de la mise en demeure préalable était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette suspension est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de l'Oise qui demandait la suspension de la décision de la présidente de la communauté de communes du Pays Noyonnais refusant de convoquer le conseil communautaire pour désigner les membres de son bureau. Le juge a constaté que la requête, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par le président de la communauté de communes de l'Oise Picarde d'une demande de désignation d'un expert, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin d'examiner un immeuble dangereux appartenant à M. B A. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état de l'immeuble, d'évaluer les risques pour la sécurité publique et des occupants, et de proposer des mesures pour y remédier. La mission de l'expert doit être réalisée dans un délai de 24 heures, et son rapport devra être déposé sous 15 jours. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné trois requêtes de M. A... C... contestant des décisions de la caisse d'allocations familiales de l'Oise lui réclamant le remboursement de primes exceptionnelles de fin d'année (2021 et 2022) et d'un indu d'aide personnalisée au logement. Pour les requêtes n° 2400029 et 2400955, la CAF a annulé les demandes de reversement en cours d'instance, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer. Concernant la requête n° 2400030 relative à la prime 2022, le tribunal a rejeté la demande de M. C..., considérant que les moyens soulevés (irrégularité de la notification, violation des droits de la défense, erreur de droit) n'étaient pas fondés. Les demandes de remise gracieuse et de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision du 12 juin 2023 refusant la remise de sa dette de RSA de 1 556,79 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné si la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifiaient une remise gracieuse, conformément à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que Mme A, bénéficiaire de longue date d'aides, ne pouvait ignorer son obligation de déclarer la pension alimentaire perçue via la CAF, et que ses omissions déclaratives récurrentes, malgré un moratoire, excluaient la bonne foi. La solution retenue est donc le rejet de la demande.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte du désistement pur et simple de M. A D, qui contestait le refus du département de l'Oise de lui accorder l'aide sociale à l'hébergement. Le requérant, hébergé en EHPAD, demandait l'annulation des décisions des 14 février et 26 mai 2023 rejetant sa demande. Le tribunal, statuant en application du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. A B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 495,09 euros. Le juge a estimé que M. B, en omettant de déclarer ses indemnités journalières, avait effectué de fausses déclarations, ce qui exclut toute remise de dette en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La bonne foi du requérant n'a pas été retenue, car il ne pouvait ignorer son obligation de déclarer l'ensemble de ses ressources.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer la nature, la cause et les remèdes aux désordres affectant un immeuble situé à Senlis (tassement différentiel, fuites sur réseaux). La mesure a été jugée utile, la commune de Senlis ne s’y étant pas opposée et les éléments produits (rapport géotechnique, fuite massive sur canalisation) ne permettant pas d’établir avec certitude l’origine des sinistres. La société Veolia Eau-CGE a été mise hors de cause, le contrat de délégation de service public pour l’exploitation des réseaux étant confié à la SEAO. L’expertise devra être réalisée aux frais avancés des requérants, sous le contrôle du juge des référés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. C d'une demande d'annulation du rejet de sa demande de remise de dette de RSA d'un montant de 1 032,99 euros. Le requérant invoquait sa situation de précarité, liée à une baisse de son chiffre d'affaires et au chômage de sa conjointe. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'indu résultait d'une déclaration erronée de ses revenus de travailleur indépendant, et que sa situation de précarité n'était pas établie. La décision s'appuie sur les articles R. 262-19 du code de l'action sociale et des familles et 102 ter du code général des impôts, relatifs au calcul des revenus des travailleurs indépendants pour l'attribution du RSA.
Cette décision du Tribunal Administratif d'Amiens rejette la demande de M. C d'annulation de la décision du 22 juin 2023 refusant la remise de son indu de RSA de 7 490,91 euros. Le tribunal a jugé que l'omission par M. C de déclarer les revenus fonciers tirés d'un bien en indivision constituait une fausse déclaration, justifiant la récupération de l'indu sur la période de février 2021 à avril 2022 en application des articles L. 262-3, R. 262-6 et L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé de la décision administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise de dette de RSA de 2 608,23 euros. Le juge a constaté que la requérante avait omis de déclarer une partie de ses revenus salariés, en contradiction avec ses obligations déclaratives prévues par le code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le bien-fondé de l'indu. Les textes appliqués sont les articles R. 262-6, R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que les articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 879,76 euros. Le juge a estimé que Mme A avait commis des fausses déclarations en omettant de déclarer correctement les revenus de son conjoint, ce qui constitue un manquement à ses obligations déclaratives au sens de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Cette circonstance fait obstacle à toute remise de dette, quelle que soit sa situation de précarité. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l’Oise suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré le besoin professionnel invoqué par le requérant, en raison de la gravité de l’infraction (dépassement de plus de 40 km/h) et des exigences de sécurité routière. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Oise de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre de séjour sollicité, valable jusqu’au 26 septembre 2026. Par ordonnance du 24 juin 2025, le président de la 4ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires, notamment celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la SAS PL Bâtiment Services, qui contestait la procédure de passation du lot n° 9 d'un marché de travaux pour l'aménagement d'une ferme pédagogique par la commune de Tergnier. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions, y compris celles tendant à la suspension de la procédure, à l'annulation des décisions d'attribution et au rejet des offres. Aucune circonstance ne s'opposant à ce désistement, le juge en a donné acte par ordonnance du 24 juin 2025.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, fait droit à la demande de la société du Canal Seine-Nord Europe. Celle-ci sollicitait, sur le fondement de la loi du 29 décembre 1892, la désignation d'un expert pour constater l'état des lieux de parcelles situées sur la commune de Nesle, préalablement à des études pour le projet de canal. Le juge constate que la procédure prévue par la loi de 1892 et le code rural est respectée, notamment par l'existence d'arrêtés préfectoraux autorisant les opérations. En conséquence, il désigne un expert chargé de dresser d'urgence le procès-verbal de constat des lieux.