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Le Tribunal administratif d'Amiens annule la décision implicite du préfet de l'Oise rejetant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant congolais. La solution retenue est fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge estimant que le refus porte une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. Le tribunal retient notamment les attaches familiales de M. A (PACS avec une compatriote, enfants, regroupement familial accordé), son intégration professionnelle (formation de soudeur, contrat d'apprentissage, CDI) et l'absence de liens dans son pays d'origine. Il enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B contestant le refus initial de l'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONACVG) de l'indemniser pour les conditions indignes d'accueil subies en tant qu'enfant de harki, puis la décision rectificative du 8 novembre 2024 lui accordant une aide de 6 000 euros, qu'il juge insuffisante. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par l'ONACVG, estimant que le litige conservait son objet. Sur le fond, il a rejeté la requête en se fondant sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, considérant que l'ONACVG avait légalement fixé le montant de l'aide en tenant compte de la situation personnelle du requérant et des critères prévus par les textes.
Le Tribunal administratif d’Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d’un certificat de résidence « retraité » sur le fondement de l’article 7 ter de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et juge que M. B ne justifie pas avoir été titulaire d’un certificat de résidence valable dix ans, condition nécessaire à l’application de ces stipulations. Il estime également que le refus ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches familiales suffisamment stables en France.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 lui refusant le renouvellement de son attestation de demande d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence de son séjour en France et de l'absence d'attaches familiales justifiées. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute de preuve d'une vulnérabilité particulière de son fils nécessitant un suivi médical indisponible en Albanie. Enfin, la décision d'interdiction de retour a été jugée légalement motivée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a rejeté la requête de la société Sofidac, qui demandait l'annulation de la décision du 11 mai 2023 par laquelle la préfète de l'Oise avait suspendu pour deux mois son habilitation à effectuer des formalités d'immatriculation de véhicules. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de violation des droits de la défense. Il a jugé que la société avait bien commis un manquement en vendant des véhicules de démonstration avant l'expiration du délai minimal d'affectation de trois mois, en méconnaissance de l'arrêté du 9 février 2009, et que la sanction de deux mois n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D A, ressortissante camerounaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une méconnaissance de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de Mme B A, qui sollicitait l'annulation du refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 803,01 euros. Le juge a estimé que l'erreur de déclaration des revenus de son conjoint (pensions classées comme salaires) constituait une fausse déclaration au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, excluant toute remise. La bonne foi de la requérante n'a pas été retenue, car elle ne pouvait ignorer l'obligation de déclarer correctement des pensions. La solution s'appuie sur les articles L. 842-1, L. 843-1, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A contestant le titre exécutoire émis le 26 mai 2023 par le département de l'Oise pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 369,50 euros. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut de suspension du recouvrement, faute de preuve d'actes de poursuite, et a jugé que le titre exécutoire était régulier au regard des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, sans qu'il soit statué sur le bien-fondé de l'indu ou la demande de remise gracieuse, ces points relevant d'un autre litige.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en plein contentieux, a été saisi par le préfet de l’Aisne d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à indemniser l’État pour le préjudice subi lors de l’achat de 46 véhicules utilitaires et poids lourds entre 1997 et 2011. Le préfet invoquait une entente anticoncurrentielle établie par des décisions de la Commission européenne de 2016 et 2017, constitutive d’une faute au regard des articles L. 481-2 et L. 481-7 du code de commerce, ayant causé un surcoût de 20 % du prix d’acquisition. En défense, les sociétés Scania ont notamment contesté l’applicabilité *ratione temporis* des textes invoqués, le caractère définitif des décisions européennes (un pourvoi étant pendant devant la CJUE), et l’existence d’un lien de causalité direct entre les pratiques alléguées et le préjudice. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet ne démontrait pas de lien de causalité certain entre les pratiques anticoncurrentielles et le surcoût allégué, et que l’article L.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de lui accorder une remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement de 2 580,48 euros. Le juge a estimé que, malgré sa bonne foi, Mme D ne se trouvait pas dans une situation de précarité suffisante pour justifier une remise de dette, au regard de son quotient familial de 1 664 euros. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui subordonnent la remise à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l’Oise. Le tribunal a jugé que le préfet se trouvait en situation de compétence liée pour refuser le titre, car M. B, né le 26 avril 2005, était âgé de plus de dix-neuf ans à la date de la décision attaquée, ce qui le rendait inéligible à l’admission exceptionnelle au séjour prévue à l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les autres moyens, notamment le défaut de motivation et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ont été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Somme. Le juge a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé, de son maintien en France malgré une précédente mesure d'éloignement, et de l'absence d'obstacle à une vie familiale reconstituée via un visa.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B tendant à obtenir une remise totale de sa dette de prime d'activité. La requérante contestait un indu notifié pour la période d'avril 2022 à novembre 2023, dont le montant avait déjà été réduit à 578,87 euros par une décision de la CAF de l'Oise du 13 février 2024. Le tribunal a estimé que, malgré la bonne foi possible de Mme B, sa situation de précarité (quotient familial de 951 euros) n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise supplémentaire. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a annulé l’arrêté du préfet de l’Oise du 27 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. B, un ressortissant congolais, et l’obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de résidence en France (depuis 2012), de son mariage avec une Française en 2017, et de la présence de ses deux enfants français nés en 2015 et 2018. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du 10 août 2023 par laquelle la maire de Le Meux avait exercé le droit de préemption urbain sur une parcelle appartenant à Mme A. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'incompétence, la délégation du conseil municipal au maire étant devenue caduque après le transfert de la compétence à la communauté d'agglomération. Il a également retenu un défaut de motivation, la décision ne précisant pas l'objet du projet justifiant la préemption, en méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, la commune a été condamnée à verser à Mme A une indemnité de 5 138 euros pour les préjudices subis, incluant la perte de chance de vendre le bien et les troubles dans les conditions d'existence.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du ministre des armées d'accepter sa candidature à un engagement dans l'armée de terre. Le tribunal a jugé que cette décision de refus n'était pas soumise à l'obligation de motivation, car le recrutement militaire ne constitue pas un droit pour les candidats. Sur le fond, il a estimé que le ministre pouvait légalement écarter la candidature de Mme C en raison de la cotation moyenne de ses aptitudes, jugée insuffisante dans un contexte de recrutement très concurrentiel, sans que ce motif ne soit entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 4132-1 et L. 4132-11 du code de la défense.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné la requête de Mme B A, ressortissante camerounaise, contestant le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de l’Oise. La requérante invoquait notamment une procédure irrégulière devant le collège de médecins de l’OFII, une insuffisance de motivation de l’avis médical, et une méconnaissance des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, estimant que la procédure était régulière, que l’avis médical était suffisamment motivé et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint d'une Française. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve d'une vie commune stable et ancienne, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A. Il a annulé la décision du 25 mars 2022 par laquelle le maire d'Ault lui avait délivré un certificat d'urbanisme négatif pour la construction d'une maison, en se fondant sur l'illégalité du schéma de cohérence territoriale (SCoT) du pays interrégional Bresle Yères. Le tribunal a jugé que le SCoT était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en classant le Bois de Cise en zone naturelle, alors que ce secteur constitue un village au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, permettant la construction. En conséquence, la décision du maire a été annulée, et la commune d'Ault a été condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d’allocations familiales de l’Oise de lui accorder une remise totale d’un indu d’aide personnalisée au logement de 2 676,50 euros. La requérante invoquait avoir déclaré à temps les changements de sa situation familiale. Le tribunal a estimé, en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, que Mme A n’établissait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de remise totale de la dette.