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Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par les parents d'un enfant handicapé (trisomie 21) d'une demande d'indemnisation de 204 000 euros pour le préjudice résultant du défaut de scolarisation de leur fils entre 2013 et 2023. Les requérants invoquaient une carence de l'État dans la mise en œuvre du droit à l'éducation, fondée sur les articles L. 111-1, L. 111-2, L. 112-2 et L. 351-1 du code de l'éducation, en raison de l'absence d'auxiliaire de vie scolaire et de places en institut médico-éducatif (IME). L'Agence régionale de santé (ARS) a opposé la prescription quadriennale pour la période antérieure à 2019, en application de la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a examiné la responsabilité de l'État pour défaut de scolarisation effective de l'enfant handicapé.
Le Tribunal Administratif d’Amiens annule la décision du 6 juin 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de renouveler l’agrément de M. B pour diriger une entreprise de sécurité privée. Le tribunal juge que le comportement de M. B, qui avait cessé de faire intervenir un salarié dépourvu de carte professionnelle avant le contrôle et avait pris des mesures correctives, n’est pas contraire à l’honneur et à la probité au sens des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est l’annulation pour erreur d’appréciation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant iranien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le requérant ne justifie pas d'attaches familiales suffisamment stables en France. Il écarte également le moyen fondé sur l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, considérant que le fils cadet peut accompagner ses parents en Iran. Enfin, le tribunal juge que les moyens relatifs aux articles 3 de la Convention européenne et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ne sont pas fondés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par la SCI Samara pour contester un titre exécutoire émis par la commune d'Hallencourt, visant le remboursement d'un dépôt de garantie dans le cadre d'un contrat de bail à usage d'habitation. Le juge a constaté que ce contrat de location, ne comportant pas de clauses exorbitantes du droit commun ni de participation à un service public, relevait du droit privé. En conséquence, le litige ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l'ordre judiciaire. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d’allocations familiales de l’Oise de lui accorder une remise totale d’un indu d’aide personnalisée au logement de 2 676,50 euros. La requérante invoquait avoir déclaré à temps les changements de sa situation familiale. Le tribunal a estimé, en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, que Mme A n’établissait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de remise totale de la dette.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. D B contestant le refus du président du conseil départemental de la Somme de lui accorder une aide financière du fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour une dette d'électricité. Le tribunal a estimé que le refus était justifié, car M. B n'avait pas justifié de sa situation patrimoniale et financière, malgré les demandes, et que l'aide sollicitée était insuffisante pour apurer sa dette totale de 40 000 euros. La décision s'appuie sur la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et le règlement intérieur du FSL de la Somme, qui subordonnent l'octroi de l'aide à la transparence financière du demandeur et à la viabilité du plan d'apurement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Oise. Le tribunal a jugé que les dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont inapplicables aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à la situation personnelle de M. B, compte tenu de son entrée récente en France et de l'absence d'attaches familiales significatives.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait l’annulation de la décision du 18 décembre 2023 par laquelle la caisse d’allocations familiales de l’Aisne lui a refusé une remise totale d’un indu de prime d’activité de 2 393,20 euros. Le tribunal a estimé que Mme A avait commis des fausses déclarations en omettant de déclarer l’intégralité de ses revenus et ceux de son concubin, ce qui, en application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, fait obstacle à toute remise gracieuse, quelle que soit sa situation financière. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en plein contentieux, a été saisi par le préfet de l’Aisne d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à indemniser l’État pour le préjudice subi lors de l’achat de 46 véhicules utilitaires et poids lourds entre 1997 et 2011. Le préfet invoquait une entente anticoncurrentielle établie par des décisions de la Commission européenne de 2016 et 2017, constitutive d’une faute au regard des articles L. 481-2 et L. 481-7 du code de commerce, ayant causé un surcoût de 20 % du prix d’acquisition. En défense, les sociétés Scania ont notamment contesté l’applicabilité *ratione temporis* des textes invoqués, le caractère définitif des décisions européennes (un pourvoi étant pendant devant la CJUE), et l’existence d’un lien de causalité direct entre les pratiques alléguées et le préjudice. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet ne démontrait pas de lien de causalité certain entre les pratiques anticoncurrentielles et le surcoût allégué, et que l’article L.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a rejeté la requête de la société Sofidac, qui demandait l'annulation de la décision du 11 mai 2023 par laquelle la préfète de l'Oise avait suspendu pour deux mois son habilitation à effectuer des formalités d'immatriculation de véhicules. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de violation des droits de la défense. Il a jugé que la société avait bien commis un manquement en vendant des véhicules de démonstration avant l'expiration du délai minimal d'affectation de trois mois, en méconnaissance de l'arrêté du 9 février 2009, et que la sanction de deux mois n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A contestant le titre exécutoire émis le 26 mai 2023 par le département de l'Oise pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 369,50 euros. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut de suspension du recouvrement, faute de preuve d'actes de poursuite, et a jugé que le titre exécutoire était régulier au regard des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, sans qu'il soit statué sur le bien-fondé de l'indu ou la demande de remise gracieuse, ces points relevant d'un autre litige.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du 10 août 2023 par laquelle la maire de Le Meux avait exercé le droit de préemption urbain sur une parcelle appartenant à Mme A. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'incompétence, la délégation du conseil municipal au maire étant devenue caduque après le transfert de la compétence à la communauté d'agglomération. Il a également retenu un défaut de motivation, la décision ne précisant pas l'objet du projet justifiant la préemption, en méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, la commune a été condamnée à verser à Mme A une indemnité de 5 138 euros pour les préjudices subis, incluant la perte de chance de vendre le bien et les troubles dans les conditions d'existence.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de lui accorder une remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement de 2 580,48 euros. Le juge a estimé que, malgré sa bonne foi, Mme D ne se trouvait pas dans une situation de précarité suffisante pour justifier une remise de dette, au regard de son quotient familial de 1 664 euros. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui subordonnent la remise à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A. Il a annulé la décision du 25 mars 2022 par laquelle le maire d'Ault lui avait délivré un certificat d'urbanisme négatif pour la construction d'une maison, en se fondant sur l'illégalité du schéma de cohérence territoriale (SCoT) du pays interrégional Bresle Yères. Le tribunal a jugé que le SCoT était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en classant le Bois de Cise en zone naturelle, alors que ce secteur constitue un village au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, permettant la construction. En conséquence, la décision du maire a été annulée, et la commune d'Ault a été condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B tendant à obtenir une remise totale de sa dette de prime d'activité. La requérante contestait un indu notifié pour la période d'avril 2022 à novembre 2023, dont le montant avait déjà été réduit à 578,87 euros par une décision de la CAF de l'Oise du 13 février 2024. Le tribunal a estimé que, malgré la bonne foi possible de Mme B, sa situation de précarité (quotient familial de 951 euros) n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise supplémentaire. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet de la Somme d’autoriser le regroupement familial avec son épouse et son enfant. Le tribunal a estimé que le logement du requérant ne satisfaisait pas aux conditions de sécurité électrique exigées par l’article R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de fils électriques apparents, et que les photographies fournies ne prouvaient pas une remise en conformité à la date de la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, de l’injonction et des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné la requête de Mme B A, ressortissante camerounaise, contestant le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de l’Oise. La requérante invoquait notamment une procédure irrégulière devant le collège de médecins de l’OFII, une insuffisance de motivation de l’avis médical, et une méconnaissance des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, estimant que la procédure était régulière, que l’avis médical était suffisamment motivé et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de Mme B A, qui sollicitait l'annulation du refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 803,01 euros. Le juge a estimé que l'erreur de déclaration des revenus de son conjoint (pensions classées comme salaires) constituait une fausse déclaration au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, excluant toute remise. La bonne foi de la requérante n'a pas été retenue, car elle ne pouvait ignorer l'obligation de déclarer correctement des pensions. La solution s'appuie sur les articles L. 842-1, L. 843-1, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par le préfet de l'Oise d'une action en responsabilité quasi-délictuelle contre plusieurs constructeurs de camions, sur le fondement des articles L. 481-2 et L. 481-7 du code de commerce. Le préfet soutenait que ces sociétés avaient causé un préjudice à l'État en participant à une entente illicite sur les prix, sanctionnée par la Commission européenne en 2016 et 2017, et demandait la condamnation solidaire des entreprises à verser 35 704,68 euros TTC en réparation du surcoût subi lors de l'achat de véhicules. Les sociétés Scania ont contesté la demande, arguant notamment que la décision de la Commission n'était pas définitive et que le lien de causalité n'était pas établi. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet ne démontrait pas l'existence d'un lien de causalité direct entre les pratiques anticoncurrentielles alléguées et le préjudice invoqué.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a examiné la requête de Mme A, agent contractuel de la communauté de communes Somme Sud-Ouest, contestant la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée arrivant à échéance le 31 janvier 2023. La requérante soutenait que, compte tenu de la durée de ses services depuis 2016 sur un emploi permanent, son contrat devait être requalifié en contrat à durée indéterminée, faisant de la décision un licenciement irrégulier. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, considérant que la décision litigieuse constituait un simple refus de renouvellement et non un licenciement, et qu'elle était suffisamment motivée et régulière sur le plan procédural. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires de Mme A, sur le fondement des dispositions de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n°88-145 du 15 février 1988.