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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D épouse A, directrice d'hôpital, qui contestait le refus du Centre national de gestion (CNG) de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 11 janvier 2022. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et un lien entre son état de santé et un environnement de travail pathogène. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A, ancien aide-soignant du centre hospitalier isarien, qui demandait réparation du préjudice subi en raison du retard de versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier avait commis une faute en refusant illégalement le bénéfice de cette allocation, alors que M. A y avait droit et que la charge de l'indemnisation lui incombait en application des articles L. 5424-1 et R. 5424-2 du code du travail. Cette faute a directement causé un retard de versement ouvrant droit à réparation. Le tribunal a ainsi condamné le centre hospitalier à verser à M. A une somme de 12 000 euros, assortie des intérêts légaux à compter du 11 octobre 2023.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis suite à une infection nosocomiale contractée au CHU de Lille et à une faute médicale commise au CHU d’Amiens. La responsabilité du CHU de Lille a été engagée sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique pour l’infection nosocomiale, tandis que celle du CHU d’Amiens a été retenue pour une faute lors de la prise en charge. Le tribunal a condamné les deux établissements à verser des indemnités à M. A, en fixant des montants inférieurs à ses demandes initiales, et a ordonné le partage des dépens et des frais entre les deux hôpitaux.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B A contestant la suspension de son permis de conduire pour douze mois, prononcée le 9 janvier 2025 par le préfet de l'Oise suite à un accident mortel de la circulation. Le tribunal écarte le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté contesté énonce clairement les considérations de droit et de fait fondant la mesure. Il juge également que le préfet, saisi sur le fondement des articles L. 224-7 et L. 224-8 du code de la route, n'était tenu par aucun délai pour prendre sa décision et n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la suspension étant proportionnée à la gravité des faits et à la protection de la sécurité publique.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants congolais, contestant les arrêtés du 6 septembre 2023 par lesquels la préfète de l’Oise a refusé de leur délivrer un titre de séjour au titre de l’asile. Le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient utilement contester les décisions de l’OFPRA et de la CNDA, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 425-9 du CESEDA étaient inopérants, la préfète s’étant bornée à statuer sur la seule demande d’asile. Enfin, le moyen fondé sur l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme a été écarté comme non établi.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C contestant la suspension de six mois de son permis de conduire, prononcée le 1er octobre 2024 par le préfet de la Somme pour un excès de vitesse de 157 km/h sur une route limitée à 80 km/h. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation de la procédure contradictoire, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que l'urgence justifiait l'absence de procédure contradictoire préalable. Il a également estimé que le préfet n'avait commis ni détournement de procédure ni erreur manifeste d'appréciation, la suspension étant fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Oise, ainsi que la décision de la présidente du conseil départemental de l'Oise mettant fin à sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas d'éléments suffisants pour démontrer un risque grave et immédiat pour sa situation, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à des infractions commises en 2021 et 2022. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà supprimé les mentions litigieuses et reconstitué le capital de points à huit, rendant sans objet les conclusions relatives à la décision d'invalidation et au retrait de points pour l'infraction de 2021. Pour le surplus, le juge a rejeté la demande d'annulation du retrait de points pour l'infraction du 10 avril 2022, en application des articles L. 223-1 du code de la route et 529 et suivants du code de procédure pénale, considérant que la réalité de l'infraction était établie par le paiement de l'amende forfaitaire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 15 mai 2025 par lequel le préfet du Nord avait décidé le transfert de Mme A, ressortissante angolaise, aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, faute pour le préfet de justifier que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme A contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à des infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation du permis, celle-ci ayant été retirée par l'administration. Il a rejeté le surplus des conclusions, jugeant que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que la réalité des infractions est établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et suivants du code de la route.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de préemption du 31 janvier 2023 prise par l’établissement public foncier local des territoires Oise et Aisne (EPFLO) sur un bien immobilier situé à Chambly. Les requérantes ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête, désistement accepté par l’EPFLO. Par ordonnance, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant achevée par ce désistement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 5 mai 2025 par lequel la préfète de l'Aisne l'a assigné à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car l'intéressé n'établissait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision du ministre de l’intérieur du 17 octobre 2024 portant invalidation de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d’invalidation et le retrait de points lié à l’infraction du 16 août 2022, ceux-ci ayant été annulés par l’administration en cours d’instance. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions comme irrecevables pour les infractions antérieures à 2020, les points ayant déjà été restitués, et a écarté le moyen tiré du défaut de réalité des infractions, en application des articles L. 223-1 du code de la route et 529 et suivants du code de procédure pénale, au motif que leur réalité était établie par le paiement des amendes forfaitaires.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné la requête de M. A contestant la perte de validité de son permis de conduire, prononcée par le ministre de l’intérieur suite à des retraits de points pour des infractions commises en juillet et août 2023. Le requérant soutenait notamment ne pas avoir reçu l’information préalable obligatoire et contestait la réalité de l’infraction du 3 août 2023. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, considérant que la réalité de l’infraction était établie par le paiement de l’amende forfaitaire, conformément aux articles L. 223-1 du code de la route et 529 et suivants du code de procédure pénale. La décision du ministre a donc été validée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour d'un an et fixation du pays de destination. La juridiction estime que la décision d'éloignement est suffisamment motivée et ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer une vie privée et familiale stable en France. Le moyen tiré de l'intérêt supérieur de l'enfant est écarté, Mme B n'établissant pas avoir d'enfants à charge scolarisés en France. Enfin, le tribunal juge que la décision fixant la République démocratique du Congo comme pays de renvoi ne viole pas l'article 3 de la CESDH, la demande d'asile de l'intéressée ayant été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de retrait de points de son permis de conduire, consécutive à une infraction du 4 mai 2024. Le requérant contestait la réalité de l’infraction, arguant avoir contesté le classement de son dossier. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la réalité de l’infraction était établie par le paiement de l’amende forfaitaire, conformément à l’article L. 223-1 du code de la route. Il a relevé que le relevé d’information intégral produit par le ministre de l’intérieur faisait foi, en l’absence d’éléments probants apportés par M. A pour démontrer une contestation régulière dans les délais prévus par le code de procédure pénale.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de retrait de points, ainsi que de conclusions indemnitaires. Le tribunal a constaté que la décision de retrait de points avait été rapportée par l'administration, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Pour les conclusions indemnitaires, le tribunal les a rejetées comme manifestement irrecevables, faute de demande préalable et de représentation par avocat, conformément à l'article R. 421-1 du même code.
Le Tribunal Administratif d’Amiens rejette la requête de M. B. contre un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, puis juge que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il estime également que le refus de délai de départ volontaire est légal, faute pour l’intéressé de justifier d’une entrée régulière ou de démarches de régularisation. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme C B, une ressortissante soudanaise, contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation, la décision étant suffisamment fondée sur le rejet de sa demande d'asile. Il estime que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), faute d'éléments probants sur ses attaches en France. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la Convention de New York) est rejeté, la requérante n'établissant pas avoir un enfant à charge en France.
Le Tribunal Administratif d’Amiens rejette la requête de Mme A, qui demandait la réduction de rappels de TVA pour 2019-2020. L’administration avait reconstitué son chiffre d’affaires en l’absence de comptabilité, et Mme A sollicitait la déduction supplémentaire de 36 926,82 € comme débours. Le tribunal juge qu’elle n’apporte aucun justificatif établissant un lien entre ces sommes et des prestations pour ses clients, ni ne démontre la réalité des débours au sens de l’article 267 du code général des impôts. La charge de la preuve lui incombant en vertu de l’article L. 193 du livre des procédures fiscales, ses conclusions sont rejetées.