13 562 décisions disponibles — page 138/679
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la vulnérabilité de la requérante avait été évaluée. Il a également jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme D n'ayant pas déposé sa demande d'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France sans motif légitime.
Le Tribunal administratif d'Amiens (2ème chambre) a examiné la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le requérant soutenait notamment que la décision méconnaissait l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète de l'Oise n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation manifeste en refusant le titre de séjour, et que les décisions d'éloignement étaient légales. La solution retenue confirme ainsi la légalité de l'arrêté du 15 novembre 2024.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Oise. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire n'avait pas à être mise en œuvre s'agissant d'une décision prise sur demande. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné la requête de M. A contestant la perte de validité de son permis de conduire, prononcée par le ministre de l’intérieur suite à des retraits de points pour des infractions commises en juillet et août 2023. Le requérant soutenait notamment ne pas avoir reçu l’information préalable obligatoire et contestait la réalité de l’infraction du 3 août 2023. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, considérant que la réalité de l’infraction était établie par le paiement de l’amende forfaitaire, conformément aux articles L. 223-1 du code de la route et 529 et suivants du code de procédure pénale. La décision du ministre a donc été validée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet de Seine-et-Marne suite à un excès de vitesse de 120 km/h retenu sur une route limitée à 80 km/h. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait pu légalement recourir à la procédure d’urgence prévue à l’article L. 224-2 du code de la route, sans méconnaître le principe du contradictoire, en raison du danger grave et immédiat pour la sécurité routière. Il a également estimé que l’administration n’avait commis ni erreur manifeste d’appréciation ni détournement de procédure, et que les conséquences professionnelles alléguées ne suffisaient pas à remettre en cause la légalité de la mesure.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a annulé l'arrêté du préfet de l'Oise du 6 décembre 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les conditions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, compte tenu du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation et de l'absence de liens conservés avec sa famille en Côte d'Ivoire. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination ont également été annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 janvier 2025 refusant son titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un titre "salarié", ce point étant régi par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Sur le pouvoir discrétionnaire de régularisation, le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des incohérences dans les pièces professionnelles de M. A C et de son séjour irrégulier prolongé. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-tunisien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B épouse A C, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA (considérations humanitaires ou motifs exceptionnels) et une méconnaissance de l'article L. 423-23 du même code (vie privée et familiale). Le tribunal a jugé que sa présence en France depuis 2018 avec sa famille et son insertion sociale ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou humanitaires, et que la décision n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions du CESEDA.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la requête était tardive, le délai de recours contentieux de deux mois ayant commencé à courir dès la première présentation du pli de notification le 20 juin 2024. Le ministre de l'intérieur a apporté la preuve de cette notification régulière, incluant les mentions des voies et délais de recours. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme C B, une ressortissante soudanaise, contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation, la décision étant suffisamment fondée sur le rejet de sa demande d'asile. Il estime que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), faute d'éléments probants sur ses attaches en France. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la Convention de New York) est rejeté, la requérante n'établissant pas avoir un enfant à charge en France.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral. Le juge écarte le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, l'arrêté ne répondant à aucune demande de titre de séjour. Il estime que l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'est pas disproportionnée, faute pour le requérant de justifier de liens personnels ou professionnels d'une intensité suffisante en France. Enfin, le moyen fondé sur l'article 3 de la même Convention est rejeté, faute d'éléments de preuve.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Pas-de-Calais suspendant son permis de conduire pour douze mois. Le requérant contestait notamment la compétence de l'auteur de l'acte, son défaut de motivation, et la violation des articles L. 224-2 du code de la route et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. En cours d'instance, M. A s'est désisté de sa requête, désistement jugé pur et simple. Par jugement du 28 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, détenu, contestant le refus de l'administration pénitentiaire de lui remettre en cellule l'ensemble de ses effets personnels placés au vestiaire. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas aux libertés et droits fondamentaux du détenu une atteinte excédant les contraintes inhérentes à sa détention. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 332-44 du code pénitentiaire et la jurisprudence relative à la qualification des actes administratifs en milieu pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants congolais, contestant les arrêtés du 6 septembre 2023 par lesquels la préfète de l’Oise a refusé de leur délivrer un titre de séjour au titre de l’asile. Le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient utilement contester les décisions de l’OFPRA et de la CNDA, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 425-9 du CESEDA étaient inopérants, la préfète s’étant bornée à statuer sur la seule demande d’asile. Enfin, le moyen fondé sur l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme a été écarté comme non établi.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme A contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à des infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation du permis, celle-ci ayant été retirée par l'administration. Il a rejeté le surplus des conclusions, jugeant que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que la réalité des infractions est établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et suivants du code de la route.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à des infractions commises en 2021 et 2022. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà supprimé les mentions litigieuses et reconstitué le capital de points à huit, rendant sans objet les conclusions relatives à la décision d'invalidation et au retrait de points pour l'infraction de 2021. Pour le surplus, le juge a rejeté la demande d'annulation du retrait de points pour l'infraction du 10 avril 2022, en application des articles L. 223-1 du code de la route et 529 et suivants du code de procédure pénale, considérant que la réalité de l'infraction était établie par le paiement de l'amende forfaitaire.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, contestant le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de l’Oise. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en application de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du manque d’investissement scolaire de l’intéressé et de la persistance de liens familiaux en Gambie. La décision ne méconnaît pas davantage l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches familiales stables en France.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné la requête de M. A contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d’invalidation et les retraits pour les infractions des 11 juin et 20 octobre 2022, l’administration ayant supprimé ces mentions. Les conclusions contre les retraits des 23 décembre 2021, 12 avril et 9 août 2022 ont été jugées irrecevables, car les points avaient été restitués avant l’introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits, jugé inopérant, et a rejeté le surplus des conclusions, appliquant les articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que la simple production d'un contrat de travail et d'une demande d'autorisation de travail ne constitue ni une considération humanitaire ni un motif exceptionnel au sens de ce texte. En l'absence d'éléments suffisants, la décision préfectorale n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte du désistement de M. B, qui contestait un certificat d'urbanisme négatif du 18 mars 2022 pour un projet de construction à Revelles. Le requérant s'est désisté après l'obtention d'un certificat favorable en cours d'instance. L'État, considéré comme partie perdante, a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.