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Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A contre une décision de suspension de permis de conduire, s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis l'affaire au Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, compétent car le requérant réside dans les Ardennes.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme C, épouse A, qui contestait le refus du préfet de la Somme de lui délivrer un titre de séjour. La requérante, ressortissante turque, sollicitait l'annulation de cette décision et une injonction de délivrance d'un titre "vie privée et familiale". Le tribunal estime que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance de maîtrise du français et la rémunération inférieure au SMIC de sa promesse d'embauche, dans le cadre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il juge que la requérante n'établit pas que son admission au séjour répondrait à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B A contestant la décision du 10 mars 2023 par laquelle la préfète de l'Oise a classé sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que cette décision ne faisait pas grief et n'était donc pas susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir, dès lors que le dossier était effectivement incomplet. Mme A n'a pas démontré avoir produit les documents complémentaires requis dans le délai imparti par la mise en demeure du 9 février 2023, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de délivrance d'une carte de résident en qualité d'ascendant à charge d'un Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les articles L. 423-11 et R. 431-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a examiné les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus implicite puis explicite (arrêté du 27 janvier 2025) de lui délivrer un titre de séjour "travailleur temporaire", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en formation collégiale, a joint deux requêtes de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. La première décision du 19 novembre 2024 a été implicitement retirée et remplacée par un arrêté du 27 mars 2025 refusant le titre, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens tirés du défaut de motivation et de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais il s'agit d'un jugement sur le fond après instruction commune.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B contre la décision de la maire de Noyon du 4 novembre 2022 de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'incompétence, intervenue dans un contexte de harcèlement moral, et qu'elle ouvrait droit à une indemnité de licenciement et à des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Nogent-sur-Oise interdisant les regroupements de plus de trois personnes sur la place des Trois Rois. Le juge a estimé que l'association requérante, bien que nationale, justifiait d'un intérêt à agir en raison des enjeux de l'affaire pour les libertés publiques. Cependant, il a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'arrêté étant limité dans le temps et l'association n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate aux libertés. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 mars 2025 par lequel le préfet de l'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour "travailleur temporaire" à M. B, ressortissant tchadien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B ne justifiait pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence d'une mesure d'éloignement en cours d'exécution et malgré ses études. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d'appréciation au regard des articles L. 432-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile).
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Château-Thierry refusant à la société Free Mobile un permis de construire pour un pylône de radiotéléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne justifiant pas d'un intérêt public ou privé suffisant pour déroger à la présomption d'absence d'urgence en matière de refus de permis de construire. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Cette décision du Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l’expulsion de Mme A, occupante sans droit ni titre d’un logement géré par le CROUS d’Amiens-Picardie. La juridiction retient que le titre d’occupation de l’étudiante a été abrogé le 28 octobre 2024 en raison du non-paiement des loyers et de l’absence de renouvellement de son admission, et qu’elle se maintient dans les lieux sans justifier de sa situation personnelle. L’urgence et l’utilité de la mesure sont caractérisées par la nécessité d’assurer la continuité du service public et de libérer le logement pour d’autres étudiants. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative, en conciliant les exigences du service public avec la situation de l’occupant.
Requête de M. B contestant un arrêté du préfet de l'Oise (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour). Le Tribunal administratif d'Amiens se déclare territorialement incompétent. Il transmet l'affaire au Tribunal administratif de Melun, compétent car le requérant résidait en Seine-et-Marne à la date de la décision. Solution fondée sur les articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du 19 mai 2025 par lequel la préfète de l'Aisne avait obligé M. B, ressortissant centrafricain, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction retient que l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé, la préfète ayant confondu son dossier avec celui d'un autre détenu. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois. La décision est fondée sur les articles L. 922-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B A C, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 15 mai 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la présence de ses filles en France. Le tribunal écarte ces moyens, estimant que le requérant ne vit pas avec ses enfants, qu'il est récemment arrivé en France et qu'il n'établit pas que ses enfants ne pourraient être scolarisés en Allemagne. La décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, est donc jugée légale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que la mesure n'était pas disproportionnée et ne portait pas une atteinte excessive à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que l'obligation de se présenter au commissariat n'était pas incompatible avec la nécessité de solliciter un laissez-passer consulaire. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la présence alléguée de son oncle et de son concubin en France n'était pas établie, et que la relation avec ce dernier ne répondait pas à la définition de "membre de la famille" au sens du règlement (UE) n° 604/2013. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 2 et 7 de ce règlement, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. Enfin, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation de l’arrêté et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), estimant que la procédure avait été régulièrement suivie. Il a également jugé que le préfet avait démontré l’acceptation de la prise en charge par les autorités espagnoles et que l’arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A E, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 15 mai 2025 de la préfète de l'Aisne l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et d'illégalité liée à l'absence de vérification d'identité. Il a également jugé que les modalités de contrôle de l'assignation, bien que contraignantes, étaient nécessaires pour garantir l'exécution de la mesure d'éloignement et proportionnées. La décision se fonde sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, contestant le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de l’Oise. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en application de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du manque d’investissement scolaire de l’intéressé et de la persistance de liens familiaux en Gambie. La décision ne méconnaît pas davantage l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches familiales stables en France.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que la simple production d'un contrat de travail et d'une demande d'autorisation de travail ne constitue ni une considération humanitaire ni un motif exceptionnel au sens de ce texte. En l'absence d'éléments suffisants, la décision préfectorale n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La requête est donc rejetée.