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Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a examiné les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus implicite puis explicite (arrêté du 27 janvier 2025) de lui délivrer un titre de séjour "travailleur temporaire", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de délivrance d'une carte de résident en qualité d'ascendant à charge d'un Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les articles L. 423-11 et R. 431-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme A, adjointe territoriale d'animation, contestant un arrêté du maire de Beauvais du 3 novembre 2022 modifiant sa situation statutaire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur l'article 3 de l'arrêté, relatif au placement en congé de maladie ordinaire à compter du 1er septembre 2022, car cet article a été implicitement retiré par un arrêté postérieur du 28 février 2023. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué pour incompétence de l'auteur de l'acte, faute de preuve d'une délégation de signature régulière, et a enjoint à la commune de régulariser la situation de Mme A pour la période du 16 juin au 31 août 2022. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B contre l’arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, l’erreur de fait, et la méconnaissance des articles L. 423-22 et L. 423-23 du CESEDA ainsi que de l’article 8 de la CEDH, en raison de son contrat d’apprentissage et de ses attaches en France. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue après clôture de l’instruction le 24 avril 2025, sans que le mémoire en défense tardif de la préfète ne soit pris en compte.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en formation collégiale, a joint deux requêtes de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. La première décision du 19 novembre 2024 a été implicitement retirée et remplacée par un arrêté du 27 mars 2025 refusant le titre, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens tirés du défaut de motivation et de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais il s'agit d'un jugement sur le fond après instruction commune.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, adjoint administratif, qui demandait l'annulation du refus du ministre des armées de lui accorder un congé bonifié pour se rendre en Martinique. Le tribunal a jugé que M. A n'avait pas conservé le centre de ses intérêts moraux et matériels dans cette collectivité, malgré la présence de ses parents et la sépulture de ses grands-parents. Il a relevé que l'intéressé était né, scolarisé et avait toujours travaillé en métropole, où résidaient et étaient scolarisés ses enfants. La solution a été fondée sur les articles 1er et 4 du décret n° 78-399 du 20 mars 1978.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Oise lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, bien qu’il contribue à l’entretien de ses enfants et ait travaillé, ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l’intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). La demande d’injonction et celle au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B contre l'arrêté du ministre de l'intérieur renouvelant pour trois mois des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) sur le fondement des articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a jugé que le ministre avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur des éléments nouveaux, notamment la consultation de contenus terroristes et des déclarations ambiguës de l'intéressé, établissant la persistance d'une menace grave pour l'ordre public. Il a également estimé que les obligations, bien que restrictives, n'étaient pas disproportionnées au regard de l'objectif de prévention du terrorisme et ne portaient pas une atteinte excessive à la vie privée ou à la liberté d'aller et venir de M. B.
contesté que, lors de ce déjeuner, une altercation a opposé M. B à un autre agent, au cours de laquelle M. B a porté des coups à ce dernier, ce qui a conduit à l'intervention des forces de l'ordre. Par une ordonnance du 5 juin 2023, le tribunal judiciaire de Compiègne a homologué la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, condamnant M. B à une amende pour violences volontaires. Ces faits, qui constituent un manquement grave aux obligations de probité et de sécurité au sein du service, sont de nature à justifier une sanction disciplinaire. En prononçant la révocation, la présidente du conseil départemental de l'Oise n'a pas pris une sanction disproportionnée à la gravité des faits, compte tenu des fonctions de l'agent et des circonstances de l'espèce. Par suite, le moyen tiré de l'absence de matérialité des faits doit être écarté. 6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 10 juillet 2023 doivent être rejetées. Sur les conclusions indemnitaires : 7. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B A contestant la décision du 10 mars 2023 par laquelle la préfète de l'Oise a classé sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que cette décision ne faisait pas grief et n'était donc pas susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir, dès lors que le dossier était effectivement incomplet. Mme A n'a pas démontré avoir produit les documents complémentaires requis dans le délai imparti par la mise en demeure du 9 février 2023, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par la SASU Koesio Centre Est d'un litige portant sur le refus de la commune de Longueil Sainte Marie de lui verser une indemnité de résiliation anticipée de 6 030,89 euros TTC pour deux contrats de location et maintenance de photocopieur et d'entretien de scanneur. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la commune, considérant que ces contrats, conclus pour les besoins d'un service public et comportant des clauses exorbitantes du droit commun, constituent des contrats administratifs relevant de la compétence du juge administratif. Sur le fond, le tribunal a jugé que la résiliation était imputable à la commune et que la société avait droit à l'indemnité contractuelle prévue, sans que la commune ne démontre un manquement de la société à ses obligations. La commune a été condamnée à verser la somme demandée, majorée des intérêts de droit à compter du 27 juillet 2022, ainsi qu'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par une attachée territoriale, Mme B, qui demandait la condamnation de la commune pour harcèlement moral subi entre 2016 et 2022. La commune, mise en demeure, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputée avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le tribunal a constaté que les faits allégués (retrait de missions, agissements vexatoires, absence d'entretien professionnel, dégradation de la santé) n'étaient pas contredits par les pièces du dossier. En application de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique (ex-article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983), ces agissements répétés constituent un harcèlement moral engageant la responsabilité de la commune.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B contre la décision de la maire de Noyon du 4 novembre 2022 de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'incompétence, intervenue dans un contexte de harcèlement moral, et qu'elle ouvrait droit à une indemnité de licenciement et à des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de la société Philippe Védiaud Publicité, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par le maire de Saint-Maximin pour occupation irrégulière du domaine public communal (21 750 euros). La société contestait notamment le défaut de précision des bases de liquidation et le caractère disproportionné de l'indemnité, mais le tribunal a jugé que le courrier d'accompagnement du titre exécutoire mentionnait suffisamment les bases de la créance, conformément à l'article 24 du décret du 7 novembre 2012. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société, incluant sa demande de médiation et ses prétentions indemnitaires.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a annulé l’arrêté du 19 décembre 2022 par lequel le maire de Dieudonné avait suspendu Mme C, secrétaire de mairie, de ses fonctions. La commune, mise en demeure, n’ayant pas produit de mémoire en défense, elle est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par la requérante, qui contestaient la réalité des manquements reprochés. Le tribunal a jugé que les faits invoqués ne présentaient pas un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité au sens de l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique. La commune a également été condamnée à verser 1 500 euros à Mme C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa contamination à la covid-19. La juridiction a jugé que la présomption d'imputabilité au service prévue par l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique ne s'appliquait pas, la requérante ne remplissant pas les conditions fixées par le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021. En l'absence de preuve d'un lien direct et essentiel entre l'exercice des fonctions et la maladie, le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis ni erreur d'appréciation ni irrégularité procédurale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme C, épouse A, qui contestait le refus du préfet de la Somme de lui délivrer un titre de séjour. La requérante, ressortissante turque, sollicitait l'annulation de cette décision et une injonction de délivrance d'un titre "vie privée et familiale". Le tribunal estime que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance de maîtrise du français et la rémunération inférieure au SMIC de sa promesse d'embauche, dans le cadre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il juge que la requérante n'établit pas que son admission au séjour répondrait à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par la communauté d'agglomération du Beauvaisis d'un litige l'opposant à la société Helvetia Assurances concernant la garantie d'un incendie survenu le 23 juillet 2020 sur le chantier de construction d'un théâtre. Le tribunal a jugé que, conformément au cahier des clauses particulières du marché public, la durée de la garantie "tous risques chantier" devait s'entendre jusqu'à la réception effective des travaux, et non jusqu'à la date prévisionnelle de réception fixée au 30 octobre 2019. Cette clause, précise et non potestative, prévaut sur les conditions générales de l'assureur. En application des articles L. 2112-5 du code de la commande publique et L. 113-15 du code des assurances, le tribunal a enjoint à la société Helvetia de garantir la communauté d'agglomération des dommages résultant de l'incendie.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Oise. Le tribunal a jugé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué pour une admission exceptionnelle au séjour par le travail, est inapplicable aux ressortissants marocains. Il a également estimé que l'emploi de jardinier de M. B ne présentait pas de difficultés particulières de recrutement et que sa présence en France n'était pas suffisamment établie avant 2022. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante nigériane, contestant l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni commis d'erreur d'appréciation, en raison de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la possibilité de poursuivre les soins au Nigéria. Les moyens tirés de la violation de l'article 3 de la Convention et de l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour ont également été écartés. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-10 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.