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Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule disciplinaire infligée par la commission de discipline de la maison d'arrêt d'Amiens, confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le tribunal a jugé que le rapport d'enquête litigieux avait été communiqué en temps utile au requérant, écartant ainsi le moyen tiré du défaut de communication. La solution retenue est fondée sur les articles R. 234-12 à R. 234-17 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a partiellement fait droit à la requête de Mme A contestant un titre de perception de 250 euros émis par le centre hospitalier de Laon pour des frais de chambre particulière lors de son accouchement. La requérante soutenait que la première nuit d'hospitalisation ne pouvait être facturée car elle était en salle d'intervention pour une césarienne. Le tribunal, appliquant l'article R. 162-27 du code de la sécurité sociale, a jugé que Mme A était fondée à demander la décharge de 50 euros correspondant à cette première nuitée, tout en confirmant le bien-fondé des 200 euros restants pour les nuits suivantes où elle a effectivement bénéficié de la chambre particulière.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de l’administration fiscale de lui accorder une remise gracieuse d’amendes pour défaut de déclaration d’un compte à l’étranger (article 1736 IV du CGI). Le tribunal a rappelé que l’octroi d’une remise gracieuse est une simple faculté pour l’administration et que le juge ne peut l’annuler qu’en cas d’erreur manifeste d’appréciation. En l’espèce, Mme B n’a pas démontré de difficultés financières à la date de la décision attaquée, et sa bonne foi invoquée n’est pas suffisante pour caractériser une telle erreur. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait son placement préventif en cellule disciplinaire le 19 avril 2023 à la maison d'arrêt d'Amiens. Le tribunal a substitué la base légale de la décision, fondée à tort sur le code de procédure pénale, par les dispositions du code pénitentiaire (entré en vigueur le 1er mai 2022), estimant que cette substitution ne privait pas le requérant de garanties. Il a jugé que la matérialité des faits (tentative de dissimulation de stupéfiants et refus d'obtempérer) était établie et que la mesure préventive était l'unique moyen de préserver l'ordre, conformément à l'article R. 234-19 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision du directeur d'un EHPAD refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident déclaré par une aide médico-psychologique. La requérante s'était blessée à l'épaule en rattrapant une résidente lors d'un transfert. Le tribunal juge que l'administration a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des conclusions médicales contradictoires pour renverser la présomption d'imputabilité prévue à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A contestant la restitution d'une prime à la conversion de 3 000 euros, accordée en mai 2021, au motif qu'il n'avait pas parcouru les 6 000 kilomètres requis avant de revendre le véhicule. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de délai de paiement, cette compétence n'appartenant pas au juge administratif. Il a également écarté le moyen tiré du droit à l'erreur (article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration), estimant que M. A n'avait pas commis une simple erreur matérielle. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'Agence de services et de paiement et du titre exécutoire émis sur le fondement des articles D. 251-1 et D. 251-3 du code de l'énergie.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a annulé l’arrêté du 16 mars 2023 par lequel le maire de Laon sommait M. A de procéder au ravalement des façades de son immeuble. Le tribunal a jugé que cet arrêté était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation dans l’application des articles L. 126-2 et L. 126-3 du code de la construction et de l’habitation, car les travaux exigés (remise en couleur et mise en conformité des volets) n’étaient pas nécessaires au maintien de la propreté de la façade. La solution retenue repose sur l’absence de risque pour la sécurité publique et le fait que le propriétaire avait déjà entrepris un nettoyage.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de l'association "collectif des écoles chaunoises" et de deux particuliers contestant les délibérations du 8 mars 2023 de la commune de Chauny portant fermeture de l'école maternelle Brouage et de l'école élémentaire Cadet, ainsi que la redélimitation des secteurs scolaires. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que les délibérations à caractère réglementaire n'avaient pas à être motivées et que la procédure de convocation des conseillers municipaux était régulière au regard des articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. Il a également estimé que la fermeture des écoles n'était pas entachée d'erreur de droit ou d'erreur manifeste d'appréciation, la commune justifiant de considérations d'intérêt général liées à la baisse des effectifs et à la gestion budgétaire. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société Anaïs contestant une amende de 9 000 euros pour absence de décompte de la durée du travail de ses salariés. La juridiction a écarté les moyens d’insuffisance d’investigation, de méconnaissance du contradictoire et d’inexactitude matérielle des faits. Elle a jugé que la sanction, fondée sur les articles L. 8115-1 et L. 3171-2 du code du travail, n’était pas disproportionnée et qu’aucun détournement de pouvoir n’était établi. La demande de diminution de l’amende a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de la société JC-Cabinet Commercial et Organisation Informatique, qui demandait la décharge de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2018 à 2020. La société invoquait notamment l'absence de débat loyal, l'irrégularité de l'emport des documents comptables et le défaut d'option à l'impôt sur les sociétés. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification de comptabilité était régulière et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 10 et L. 13 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur le code général des impôts.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la sanction de sept jours de placement en cellule disciplinaire prononcée le 6 décembre 2022 par la commission de discipline de la maison d'arrêt d'Amiens, confirmée le 25 janvier 2023 par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'irrégularité de la composition de la commission de discipline, du défaut de communication du rapport d'enquête et du caractère disproportionné de la sanction, n'étaient pas fondés. La décision a été examinée au regard des dispositions du code pénitentiaire, notamment ses articles R. 234-12 et R. 234-43.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (1ère Chambre) a examiné la requête de la SCI du Parc Saint Louis contestant le refus du maire de Roye d'abroger une mise en demeure de remédier à l'indécence d'un logement. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le maire avait levé cette mise en demeure le 28 août 2024, rendant les conclusions à fin d'annulation sans objet. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Concernant la demande d'indemnisation de 12 000 euros, le tribunal l'a rejetée comme irrecevable, faute pour la SCI d'avoir justifié de l'existence d'une demande indemnitaire préalable auprès de la commune, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a examiné la requête de M. D C et M. B C visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Soissons et de l'ONIAM pour les préjudices subis suite au décès de Nadine C, dû à une infection nosocomiale. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats portent sur l'application des articles L. 1142-1 (I et II), R. 1112-69 et L. 1111-7 du code de la santé publique. Le centre hospitalier conteste sa responsabilité, invoquant une perte de chance de 30 à 40 %, tandis que l'ONIAM demande sa mise hors de cause, contestant le caractère nosocomial de l'infection. Les requérants réclament 73 124,44 euros pour divers préjudices, incluant des frais funéraires et des préjudices d'affection.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A contre l'arrêté du maire d'Hénonville du 24 janvier 2023 instaurant un sens unique de circulation rue Etienne Moulin. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en fait, l'objectif de sécurité routière étant clairement énoncé. Il a également estimé que la mesure, fondée sur les articles L. 2213-1 et suivants du code général des collectivités territoriales, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation compte tenu du risque de collision à l'intersection concernée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de l'ARS des Hauts-de-France de l'inscrire sur la liste des personnes bénéficiant d'une information particulière en cas de coupure d'électricité. La requérante, qui invoquait un besoin d'oxygénothérapie, n'a pas démontré que son état de santé justifiait une oxygénothérapie d'au moins vingt heures par jour, condition requise pour être considérée comme patient à haut risque vital. Le tribunal a jugé que la décision de l'ARS n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, et que les inscriptions antérieures étaient sans incidence sur la légalité du refus. La décision est fondée sur les pièces du dossier, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
Décision du Tribunal Administratif d'Amiens (1ère Chambre) concernant le retrait d'une bourse scolaire. La requérante contestait la décision du 24 décembre 2022 du directeur des services académiques retirant la bourse attribuée à son fils pour l'année 2022-2023. Le tribunal a procédé à une substitution de base légale, remplaçant l'article R. 531-19 du code de l'éducation (bourses de lycée) par l'article D. 531-4 (bourses de collège), applicable en l'espèce. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la recevabilité et le fond du litige.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule l'arrêté du préfet de l'Oise du 24 novembre 2022 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain et père d'enfants français. La décision est fondée sur un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour avant de refuser le titre, en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A après avis de cette commission, sans astreinte.
Retrait de carte de résident pour menace à l'ordre public. Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision du préfet de l'Oise du 23 novembre 2022. La décision est annulée pour insuffisance de motivation en droit et pour erreur de droit, le préfet ne pouvant légalement retirer la carte de résident sur le fondement de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les condamnations de l'intéressé ne correspondant pas aux infractions limitativement énumérées par ce texte.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. B d’un litige portant sur le montant de ses factures d’eau potable, émises par la société Suez, délégataire du service public organisé par la communauté d’agglomération « Grand Soissons ». En application de l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, le service public de distribution d’eau est qualifié de service public industriel et commercial. Par conséquent, le juge administratif s’est déclaré incompétent, estimant que ce litige entre un usager et le gestionnaire d’un tel service relève de la compétence des juridictions judiciaires. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Somme du 26 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant les décisions suffisamment circonstanciées. Les moyens d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur de droit ont été rejetés faute de précisions. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.