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Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a été saisi par M. C d'une demande d'indemnisation à hauteur de 45 622 euros contre le groupe hospitalier public du sud de l'Oise pour des fautes lors de sa prise en charge d'un AVC, incluant un défaut de surveillance ayant causé une chute et un retard de diagnostic d'une fracture de la cheville. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'hôpital sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d'un défaut de surveillance établi par l'expertise. La solution retenue est une condamnation de l'établissement à indemniser M. C, le montant précis étant déterminé après évaluation des préjudices (dépenses de santé, tierce personne, déficits fonctionnels, souffrances, préjudices esthétiques).
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a été saisi par les consorts B d’une demande d’indemnisation à hauteur de 63 530,87 euros contre le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie, suite au décès de Pierre B après une pancréatectomie. Les requérants invoquent une faute liée à un retard de drainage chirurgical et sollicitent une nouvelle expertise pour évaluer la perte de chance et l’impact d’une absence de traitement anti-ulcère. Le tribunal a rejeté la demande d’expertise complémentaire comme frustratoire et a limité l’indemnisation aux préjudices directement imputables au retard fautif, en appliquant un taux de perte de chance de 20 % retenu par l’expertise initiale. La solution s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier, sans engagement de la solidarité nationale faute d’anormalité du dommage au sens de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du Gaec Goemaere afin de déterminer l'origine et l'étendue des désordres causés par des inondations répétées sur ses installations agricoles à Saint-Michel. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en l'absence d'observations des parties mises en cause (commune et communauté de communes). L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en rechercher les causes, évaluer les travaux nécessaires et chiffrer les préjudices subis. La demande de consignation d'une provision a été rejetée, cette procédure n'étant pas applicable à ce type d'expertise.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant angolais réfugié, qui contestait le refus du préfet de la Somme de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation de la décision attaquée. Il estime que le préfet a pu légalement refuser le titre de séjour en raison de la menace pour l'ordre public que constituent les condamnations pénales de M. B pour violences conjugales et violences en réunion, sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a annulé la décision du 9 juin 2023 par laquelle la préfète de l’Oise refusait de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à Mme B, mère d’un enfant français. Le tribunal a jugé que la requérante établissait contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son fils, conformément à l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en produisant des preuves de contacts réguliers et de dépenses pour l’enfant. La solution retenue est l’annulation du refus, avec injonction de délivrer le titre de séjour dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de l’administration fiscale de lui accorder une remise gracieuse d’amendes pour défaut de déclaration d’un compte à l’étranger (article 1736 IV du CGI). Le tribunal a rappelé que l’octroi d’une remise gracieuse est une simple faculté pour l’administration et que le juge ne peut l’annuler qu’en cas d’erreur manifeste d’appréciation. En l’espèce, Mme B n’a pas démontré de difficultés financières à la date de la décision attaquée, et sa bonne foi invoquée n’est pas suffisante pour caractériser une telle erreur. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Aisne. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que l'activité professionnelle invoquée (CDI de serveur depuis 2020) ne constitue pas un motif exceptionnel justifiant une régularisation discrétionnaire. Il juge également que les liens privés et familiaux en France (présence d'un frère) ne caractérisent pas des considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du CESEDA, inapplicable aux ressortissants tunisiens pour l'activité salariée en vertu de l'accord franco-tunisien de 1988.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aisne du 25 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté mentionnait les textes applicables et les motifs de fait, notamment l'absence d'autorisation de travail requise par l'article L. 5221-2 du code du travail. Il a également jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, le refus n'étant pas fondé sur un dossier incomplet.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 26 août 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le caractère frauduleux de ses actes d'état civil était établi, renversant ainsi la présomption de validité prévue à l'article 47 du code civil. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ont été écartés, et l'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B, fondée sur l'absence d'illégalité des décisions attaquées.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Somme suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois, suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la gravité de l’infraction et les exigences de sécurité routière primant sur les besoins professionnels et personnels invoqués par le requérant. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, épouse B, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Oise. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que l'erreur de fait alléguée (naissance de l'enfant non mentionnée) était sans incidence sur la légalité des décisions, fondées sur l'absence d'autorisation de regroupement familial et de motifs exceptionnels. La solution retenue écarte les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. Les textes appliqués sont notamment les articles L. 423-14, L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation, et que le droit d'être entendu de M. A n'avait pas été méconnu. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de fait et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "travailleur temporaire" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et avait fait l'objet d'un examen personnalisé de la situation. Il a écarté le moyen tiré de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable au renouvellement d'un titre de séjour "travailleur temporaire", et a constaté que l'intéressé ne justifiait pas d'une autorisation de travail valide, condition nécessaire au renouvellement de ce titre.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauricienne, qui contestait le refus de titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Aisne. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pu légalement refuser le titre en raison de l'absence de justification de moyens d'existence suffisants, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence de son séjour en France.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 7 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise comptable à la demande de l’OGEC Sacré Cœur Péronne. Cette mesure vise à déterminer, pour les années scolaires 2019-2020 à 2022-2023, le montant exact des dépenses de fonctionnement des écoles publiques de la commune de Péronne. Le juge a estimé que cette expertise était utile pour un éventuel contentieux futur, la commune n’ayant pas fourni d’éléments chiffrés suffisants pour justifier le montant du forfait communal versé à l’établissement privé. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (1ère Chambre) a examiné la requête de la SCI du Parc Saint Louis contestant le refus du maire de Roye d'abroger une mise en demeure de remédier à l'indécence d'un logement. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le maire avait levé cette mise en demeure le 28 août 2024, rendant les conclusions à fin d'annulation sans objet. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Concernant la demande d'indemnisation de 12 000 euros, le tribunal l'a rejetée comme irrecevable, faute pour la SCI d'avoir justifié de l'existence d'une demande indemnitaire préalable auprès de la commune, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. B d’un litige portant sur le montant de ses factures d’eau potable, émises par la société Suez, délégataire du service public organisé par la communauté d’agglomération « Grand Soissons ». En application de l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, le service public de distribution d’eau est qualifié de service public industriel et commercial. Par conséquent, le juge administratif s’est déclaré incompétent, estimant que ce litige entre un usager et le gestionnaire d’un tel service relève de la compétence des juridictions judiciaires. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B pour contester la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire. Le requérant soutenait avoir droit au bénéfice d'un stage de reconstitution de points. Le tribunal a constaté que le capital de points avait été reconstitué à 3 points et que la décision d'invalidation avait été rapportée, rendant le litige sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.