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Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte, par ordonnance du 11 mars 2025, du désistement de Mme A B de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision du maire de Beauvais refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident. La requérante contestait notamment la compétence de l'auteur de l'acte, son défaut de motivation et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a toutefois condamné la commune de Beauvais à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B C contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur, notifiée par pli présenté en août 2023, comportait les mentions obligatoires des voies et délais de recours. La requête, enregistrée en septembre 2024, était tardive, le recours gracieux n'ayant pu conserver un délai déjà expiré. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et de frais d'instance.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de provision de la SAS NCI Solutions. Celle-ci sollicitait le versement d'une somme de 28 460 euros au titre du crédit d'impôt innovation (CII) pour l'année 2019, prévu à l'article 244 quater B du code général des impôts. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, car les travaux de la société sur le logiciel Sirius, attestés par un rapport d'expertise, constituaient des innovations éligibles. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser la provision demandée, assortie des intérêts au taux légal à compter du 5 octobre 2019.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'EHPAD Hôtel-Dieu d'Oulchy-le-Château à verser une provision de 2 949,25 euros à la SNC RELYENS SPS et à la SA CNP Assurances, correspondant à une facture de régularisation de cotisation d'assurance impayée. Le juge a estimé que l'obligation de paiement n'était pas sérieusement contestable, l'établissement n'ayant pas répondu à la mise en demeure. En application des articles L. 2192-13 et R. 2192-31 du code de la commande publique, cette somme est assortie des intérêts moratoires à compter du 3 mars 2023, ainsi que d'une indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le CROUS d'Amiens-Picardie pour obtenir la reprise d'un logement universitaire abandonné par M. A B. Le CROUS s'est désisté de sa requête, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 10 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a désigné un expert pour examiner un bâtiment situé à Ailly-sur-Noye, appartenant à M. et Mme C, à la demande du maire. Ce dernier estimait que l'immeuble présentait un danger pour la sécurité publique et celle de ses occupants. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer les risques et proposer des mesures de sécurité dans un délai de 24 heures, avec remise d'un rapport sous 15 jours.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, saisi par M. B d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que l’intéressé avait été placé en rétention administrative au centre de Lesquin (Nord). En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du Tribunal Administratif de Lille. Par ordonnance du 10 mars 2025, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un ordre de recouvrer de 15 500 euros émis par l’Agence de services et de paiement. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une copie de la requête au fond, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet de l’Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une copie de la requête au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté l’ensemble des conclusions sans instruction ni audience.
**Révision de pension militaire d'invalidité – Tribunal administratif d'Amiens – Ordonnance de référé expertise (n°2403718).** Le tribunal a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par un ancien lieutenant-colonel, afin d'évaluer l'aggravation de son état de santé (genoux) depuis l'attribution d'une pension à 25 % en 1999. Il a estimé que l'expertise administrative préalable ne présentait pas les mêmes garanties qu'une expertise juridictionnelle, justifiant ainsi l'utilité de la mesure sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert désigné devra notamment décrire les séquelles en lien avec l'accident de service de 1975 et préciser le lien de causalité avec l'état actuel, indépendamment d'un éventuel état antérieur.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur la demande de la société du Canal Seine-Nord Europe fondée sur la loi du 29 décembre 1892, a désigné un expert pour dresser d'urgence un procès-verbal de constat des lieux sur plusieurs parcelles situées dans les communes d'Ercheu, Languevoisin-Quiquery, Nesle, Licourt, Villers-Carbonnel, Bouchavesnes-Bergen et Moislains. Cette mesure préalable est nécessaire à la poursuite des études du projet de canal, autorisées par un arrêté préfectoral du 11 février 2025. La solution retenue applique les articles R. 123-37 du code rural et de la pêche maritime et l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, permettant à l'administration de pénétrer dans les propriétés privées et de faire constater l'état des lieux en cas de désaccord ou d'absence des propriétaires.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion de M. A B du logement universitaire qu’il occupait sans droit ni titre dans la résidence du Castillon à Amiens. Le juge a constaté que le CROUS d’Amiens-Picardie avait abrogé le titre d’occupation de l’étudiant en raison du non-paiement des loyers et que son maintien dans les lieux faisait obstacle au bon fonctionnement du service public. L’urgence et l’utilité de la mesure ont été retenues, aucun élément relatif à la situation personnelle de l’occupant n’ayant été présenté. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait une injonction au préfet de l’Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d’utilité, car la requérante n’avait pas établi avoir déposé un dossier complet de demande de titre de séjour, condition préalable à la délivrance d’un récépissé en vertu de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 31 décembre 2024 par laquelle le maire de Thourotte a refusé à la société RTE une autorisation d'occupation temporaire du domaine public communal. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus compromettant le calendrier des études géotechniques nécessaires au dévoiement d'une ligne électrique, dans le cadre d'un projet d'intérêt public majeur (Canal Seine-Nord Europe). Il a également retenu que le moyen tiré du détournement de pouvoir, le maire ayant motivé son refus par un différend avec un tiers, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette suspension est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas joint à sa demande de suspension une copie de sa requête en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinés au fond. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Somme. Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation et estime que le préfet a fait une exacte application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en retenant que la présence de M. B constitue une menace pour l'ordre public, en raison de condamnations pénales pour traite d'êtres humains et pour des faits récents. Il juge également que le refus de titre de séjour, qui n'a ni pour objet ni pour effet de séparer M. B de sa fille, ne méconnaît pas l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que M. B ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) car il n'avait pas sollicité ce titre. Enfin, le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du CESEDA, compte tenu de sa situation de célibataire sans charge de famille en France.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A B de l'aire d'accueil des gens du voyage de Jaux. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que Mme B occupait sans droit ni titre un emplacement depuis octobre 2023, en raison de manquements graves et persistants à ses obligations financières (dette de plus de 3 500 euros) et au règlement intérieur (branchements électriques irréguliers, défaut d'entretien). La solution retenue fait droit à la demande de la communauté d'agglomération de la région de Compiègne, en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. C A, ressortissant cap-verdien, qui contestait le refus du préfet de la Somme de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal écarte les moyens d'erreur de fait, considérant que les condamnations pénales pour conduite sans permis, en état d'ébriété et délit de fuite sont définitives et non sérieusement contestées. Il juge que le préfet a fait une exacte application des articles L. 426-17 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la présence de l'intéressé constituant une menace pour l'ordre public au regard de ces condamnations et de l'absence d'attaches personnelles ou professionnelles en France.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure était régulière, notamment concernant la remise des documents d'information prévus par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 et le déroulement de l'entretien individuel. Il a également jugé que le préfet avait justifié de la demande de reprise en charge adressée aux autorités italiennes et de son acceptation. Enfin, le tribunal a considéré que la décision de transfert ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, les éléments médicaux et personnels invoqués par M. A ne justifiant pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.