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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère insuffisamment sérieux du suivi de la formation professionnelle de l'intéressé, marqué par de nombreuses absences. Il a également jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'élection de six conseillers municipaux de Leuilly-sous-Coucy (commune de moins de 1 000 habitants) lors du scrutin du 12 janvier 2025. La préfète de l'Aisne avait déféré l'élection au motif que les candidats élus n'avaient pas réuni un nombre de suffrages égal au quart des électeurs inscrits (338 inscrits, soit 85 voix requises). Les six élus ayant obtenu entre 75 et 80 voix, le tribunal fait application de l'article L. 253 du code électoral. La décision annule uniquement la proclamation des six élus, sans remettre en cause la régularité du premier tour de scrutin lui-même.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités croates pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que la procédure de transfert était régulière, notamment au regard des obligations d’information et d’entretien individuel prévues par le règlement (UE) n° 604/2013. Il a également jugé que le requérant n’établissait pas l’existence de défaillances systémiques en Croatie ni une méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale. En conséquence, la décision de transfert a été validée, sans qu’il soit fait droit aux demandes d’annulation ou d’injonction.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 20 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure était régulière, notamment concernant la remise des documents d'information et la tenue de l'entretien individuel, conformément au règlement (UE) n° 604/2013. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention relative aux droits de l'enfant, compte tenu de la possibilité de regroupement familial en Croatie.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 20 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure, notamment la remise des documents d'information et l'entretien individuel, était régulière au regard du règlement (UE) n° 604/2013. Elle a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention relative aux droits de l'enfant, compte tenu de la situation familiale de la requérante. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure était régulière, notamment concernant la remise des documents d'information et la tenue de l'entretien individuel. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Enfin, le tribunal a considéré qu'il n'était pas établi que la Croatie présentait des défaillances systémiques dans sa procédure d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C, qui contestait l’arrêté du 13 juillet 2022 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles en Hauts-de-France ainsi que le refus d’autorisation d’exploiter du 30 janvier 2023. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l’arrêté du 13 juillet 2022, car introduites après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions contre le refus d’autorisation, fondées sur l’illégalité de ce schéma, ont également été rejetées. Les autres moyens soulevés par Mme C ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du président de la communauté de communes Sambre et Oise en désignant un expert pour examiner un immeuble appartenant à la SCI Jean, situé à Hannapes, présentant un danger pour la sécurité publique. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra constater l'état de l'immeuble, évaluer les risques pour les tiers, proposer des mesures de nature à mettre fin au danger, et se prononcer sur le caractère imminent ou manifeste du péril dans un délai de 24 heures.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de la Somme du 21 août 2024 l’assignant à résidence pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d’être entendu. Il a également jugé que les moyens tirés de la disproportion de la mesure, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant n’étaient pas assortis de précisions suffisantes. La décision se fonde notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A B d'une demande d'annulation d'une décision de la préfète de l'Aisne refusant la prise en compte d'un stage de reconstitution. Le requérant s'est désisté de son instance par un acte enregistré le 28 février 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 5 mars 2025.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A d'une requête en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler sous astreinte. Le préfet de l'Oise a cependant délivré à l'intéressé, postérieurement à l'introduction de la requête, une carte de séjour temporaire d'un an portant la mention "vie privée et familiale". Le juge des référés a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en condamnant l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, ressortissante gambienne, qui contestait le refus du préfet de la Somme de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation, sans se croire lié par les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de l'absence de contribution du père français à l'entretien et à l'éducation de l'enfant.
Le Tribunal administratif d'Amiens, par une ordonnance du 4 mars 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'exécution du jugement n° 1500314 du 25 août 2017 présentée par M. B. Ce jugement initial avait annulé le refus implicite du ministre de l'intérieur d'attribuer à M. B l'avantage spécifique d'ancienneté pour ses affectations à Beauvais et enjoint un réexamen. Le ministre a prouvé l'exécution en produisant un arrêté du 7 février 2022 octroyant l'avantage pour la période 1995-2014 et une décision du 21 février 2022 opposant la prescription quadriennale pour les créances antérieures à 2007. La demande a été jugée sans objet, faute pour M. B de préciser en quoi une exécution supplémentaire serait nécessaire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la commune de Chevregny, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2021 inscrivant le château des Chaînées et son parc au titre des monuments historiques, en tant qu'il ne réduisait pas le périmètre des abords protégés à moins de 500 mètres. Le tribunal a relevé d'office que le préfet de région se trouvait en situation de compétence liée, car aucune proposition de l'architecte des Bâtiments de France ou de l'autorité compétente en matière d'urbanisme ne lui avait été soumise pour délimiter un périmètre réduit, conformément aux articles L. 621-30 et L. 621-31 du code du patrimoine. En l'absence d'une telle proposition, le préfet ne pouvait légalement réduire le périmètre, et les moyens de la commune (vice de procédure et erreur d'appréciation) ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B A d'une requête visant à contester sa suspension de fonctions par le SDIS de l'Oise et à obtenir réparation. Constatant que cette requête était identique à une autre requête déjà enregistrée sous un numéro différent opposant les mêmes parties, le tribunal a ordonné sa radiation du registre pour jonction à la première requête. Cette décision, fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative, vise à éviter un doublon et à traiter les demandes de manière unique.
Le tribunal administratif d'Amiens, saisi par le maire de Laon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ordonne une nouvelle expertise des immeubles situés 6 et 8 Rampe Saint Marcel à Laon. Cette décision fait suite à une précédente expertise de 2020 et à une étude géotechnique récente, qui concluent à une stabilité très précaire des bâtiments avec un risque d'effondrement. L'expert désigné devra examiner les lieux dans un délai de 24 heures, dresser un constat des désordres, évaluer le danger pour la sécurité publique, et proposer des mesures pour y mettre fin. La solution retenue est donc la nomination d'un expert pour éclairer l'autorité municipale avant l'adoption éventuelle d'un arrêté de mise en sécurité.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours ordonnée par le préfet de la Somme. Le tribunal a d’abord écarté le moyen d’incompétence, le signataire de l’arrêté disposant d’une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que les modalités de contrôle de l’assignation, bien que limitant la liberté d’aller et venir, étaient nécessaires et proportionnées à l’objectif de préparation de l’éloignement, et que l’intéressé ne démontrait pas de risque de fuite ou d’obstacle insurmontable à sa formation. La solution s’appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-3, L. 733-1, L. 733-2 et R. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du préfet de l'Oise du 12 février 2025 ordonnant la remise de M. B aux autorités italiennes et l'interdiction de circulation sur le territoire français. Le tribunal a relevé d'office que l'article L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas applicable, car M. B est titulaire d'un titre de résident de longue durée-UE délivré par l'Italie et séjournait en France depuis moins de trois mois. La solution retenue est l'annulation des décisions contestées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 621-4 et R. 621-5 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi de trois requêtes distinctes (n° 2500787, 2500788 et 2500789) par Mme E A, M. D A et M. F A, demandant l'annulation des arrêtés du 15 février 2025 par lesquels le préfet de l'Oise les a assignés à résidence pour 45 jours. Les requérants invoquaient notamment une motivation insuffisante, une méconnaissance de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) concernant l'assistance d'un interprète, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les arrêtés étaient suffisamment motivés, que la procédure d'interprétariat était régulière, et que les mesures d'assignation à résidence ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale ni à l'intérêt supérieur de l'enfant, compte tenu de l'objectif de préparation de l'exécution des mesures d'
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A d'une demande d'annulation de la décision implicite de la communauté de communes Retz-en-Valois rejetant sa demande de révision du compte rendu de son entretien professionnel pour 2023. Le requérant invoquait des difficultés relationnelles pour expliquer une confusion dans son évaluation. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 4 mars 2025, le tribunal a constaté son désistement d'instance et lui en a donné acte.