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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait le refus du préfet de la Somme d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour soins. Le tribunal a jugé que le courrier électronique du 9 février 2023 était suffisamment motivé, car il se fondait sur le dépassement du délai de trois mois prévu à l'article D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour déposer une telle demande. Il a également estimé que le préfet avait légalement pu refuser l'enregistrement de la demande tardive, en application des articles L. 431-2 et D. 431-7 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C E. Celle-ci contestait l'arrêté du 13 juillet 2022 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Hauts-de-France et l'arrêté du 30 janvier 2023 lui refusant une autorisation d'exploiter. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le SDREA, car introduites tardivement, plus de deux mois après sa publication. Sur le refus d'autorisation, il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant les critères de priorité du SDREA, notamment en faveur de l'exploitation concurrente. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, dirigeant de la société Culture Sécurité, qui contestait la décision du 8 décembre 2022 par laquelle la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui avait infligé une interdiction d'exercer des activités privées de sécurité pour 36 mois et une pénalité financière de 5 000 euros. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de vérification de la validité de la carte professionnelle d'un employé, estimant que la commission aurait pris la même décision au vu des autres manquements. Il a jugé que les sanctions n'étaient pas disproportionnées, compte tenu de la gravité des faits reprochés, notamment l'exercice sans agrément et l'absence d'assurance professionnelle, en méconnaissance des articles L. 612-6 et L. 612-5 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal administratif d’Amiens rejette la requête de M. B, qui contestait le refus de l’Office national des combattants et des victimes de guerre de lui verser l’aide de solidarité prévue par le décret du 28 décembre 2018 pour les enfants d’anciens harkis. Le requérant soutenait avoir séjourné plus de 90 jours dans le camp de Rivesaltes, structure figurant sur la liste annexée au décret du 18 mars 2022. Le tribunal estime que M. B n’apporte pas la preuve de ce séjour, son père ayant été muté à Saint-Maixent dès le 30 juin 1962. Les moyens tirés de l’erreur de fait et de la méconnaissance de l’article 1er du décret de 2018 sont donc écartés, et la demande d’annulation ainsi que la demande d’injonction sont rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SAS Distribution Franprix contestant le refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder une aide pour la location d’un véhicule peu polluant. Le tribunal a substitué au motif initial de refus celui tiré de la méconnaissance de l’article D. 251-1 du code de l’énergie, la durée de location étant inférieure à deux ans. Il a jugé que ce motif était fondé et que l’ASP aurait pris la même décision si elle s’en était prévalue initialement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Somme. Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation et estime que le préfet a fait une exacte application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en retenant que la présence de M. B constitue une menace pour l'ordre public, en raison de condamnations pénales pour traite d'êtres humains et pour des faits récents. Il juge également que le refus de titre de séjour, qui n'a ni pour objet ni pour effet de séparer M. B de sa fille, ne méconnaît pas l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour M. A de démontrer des motifs exceptionnels ou humanitaires. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de ses attaches familiales au Congo et de l’absence de preuve d’une vie familiale stable en France. En revanche, l’interdiction de retour d’un an a été annulée pour défaut de motivation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B C, ressortissant cap-verdien, contestant l'arrêté du préfet de la Somme du 2 septembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur les condamnations pénales de l'intéressé (notamment pour violences et stupéfiants) pour considérer sa présence comme une menace pour l'ordre public, conformément à l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article L. 423-23 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme et M. A, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 3 novembre 2022 enregistrant une unité d'élevage de poulettes pour l'EARL Société de Montempeine. Les requérants contestaient notamment la régularité de la procédure, l'affichage, et les nuisances du projet. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié à l'avis du conseil municipal, en relevant que la préfète n'en avait pas tenu compte en raison d'un lien de parenté. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit statué sur l'intérêt à agir, les moyens étant jugés non fondés au regard des dispositions du code de l'environnement, notamment les articles L. 512-7-1, L. 512-7-3, et R. 512-46-12.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, dirigeant de la société Brink's Evolution, qui contestait la décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 19 décembre 2022 confirmant un avertissement pour défaut de déclaration de changement d'adresse de son établissement secondaire. Le tribunal a estimé que le manquement à l'obligation de déclaration prévue à l'article R. 612-10-1 du code de la sécurité intérieure était établi et justifiait la sanction. Il a également jugé que la sanction d'avertissement n'était pas disproportionnée au regard des faits reprochés. Les conclusions de M. B tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise du 7 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le refus ne méconnaît pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retient que, selon l'avis du collège de médecins de l'OFII, M. A peut bénéficier d'un traitement approprié en Guinée, et que les éléments fournis par le requérant ne suffisent pas à contredire cette évaluation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision implicite de la préfète de l'Oise refusant la délivrance d'une carte de résident à Mme A, ressortissante congolaise et parent d'enfant français. Le tribunal estime que le refus, fondé sur des ressources insuffisantes et une mention au casier judiciaire non établie, est illégal car la carte de résident prévue à l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas subordonnée à une condition de ressources. Il enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et met à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que M. B ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) car il n'avait pas sollicité ce titre. Enfin, le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du CESEDA, compte tenu de sa situation de célibataire sans charge de famille en France.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. B d’une demande d’annulation du refus implicite de la préfète de l’Oise d’abroger un arrêté du 28 mars 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d’en acquérir ou détenir, et l’inscrivant au fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l’obligation de dessaisissement, M. B s’étant déjà dessaisi de son arme avant l’arrêté, rendant cette partie du litige sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête en considérant que le comportement de M. B laissait craindre une utilisation dangereuse des armes pour lui-même ou autrui, justifiant légalement l’interdiction d’acquisition et de détention d’armes et l’inscription au FINIADA sur le fondement des articles L. 312-3-1, L. 312-13 et L. 312-16 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a annulé la décision du maire de Bettencourt-Rivière du 5 novembre 2022 mettant en demeure Mme A d’élaguer et d’abattre ses plantations empiétant sur le cimetière communal, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que, bien que les feuilles et branchages de l’arbre compliquent l’entretien du cimetière, il n’était pas établi qu’ils portaient atteinte à la sûreté ou à la commodité du passage, ce qui constitue une erreur de fait. La commune a été condamnée à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C, qui contestait l’arrêté du 13 juillet 2022 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles en Hauts-de-France ainsi que le refus d’autorisation d’exploiter du 30 janvier 2023. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l’arrêté du 13 juillet 2022, car introduites après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions contre le refus d’autorisation, fondées sur l’illégalité de ce schéma, ont également été rejetées. Les autres moyens soulevés par Mme C ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant moldave, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 5 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d’être entendu, ainsi que la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’éloignement, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A B de l'aire d'accueil des gens du voyage de Jaux. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que Mme B occupait sans droit ni titre un emplacement depuis octobre 2023, en raison de manquements graves et persistants à ses obligations financières (dette de plus de 3 500 euros) et au règlement intérieur (branchements électriques irréguliers, défaut d'entretien). La solution retenue fait droit à la demande de la communauté d'agglomération de la région de Compiègne, en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités croates pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que la procédure de transfert était régulière, notamment au regard des obligations d’information et d’entretien individuel prévues par le règlement (UE) n° 604/2013. Il a également jugé que le requérant n’établissait pas l’existence de défaillances systémiques en Croatie ni une méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale. En conséquence, la décision de transfert a été validée, sans qu’il soit fait droit aux demandes d’annulation ou d’injonction.