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Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du Conseil départemental de l'Aisne suspendant le versement du revenu de solidarité active (RSA) à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Oise de fixer un rendez-vous à Mme A, ressortissante congolaise réfugiée, pour déposer sa demande de renouvellement de carte de résident. La requérante justifiait d'un dysfonctionnement persistant du téléservice préfectoral l'empêchant d'effectuer les démarches en ligne, ce qui constituait une situation d'urgence compte tenu de son activité professionnelle. Le tribunal a rejeté la demande de délivrance directe du titre de séjour, cette mesure relevant du juge du fond, et a condamné l'État à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête en référé suspension de M. B et M. A C contre le permis de construire modificatif délivré par le maire d'Ermenonville pour la transformation d'un vide sanitaire en sous-sol. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux de création du sous-sol étant achevés, et que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 600-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés par les travaux publics, a fait droit à la demande de la société du Canal Seine-Nord Europe. Il a désigné un expert afin de procéder d'urgence à un constat descriptif des lieux sur les parcelles énumérées, situées sur la commune de Moislains, préalablement aux études du projet. Cette mesure conservatoire vise à préserver les droits des propriétaires privés concernés en dressant un état des lieux avant l'exécution des travaux publics.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 3 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Oise avait assigné à résidence M. A, ressortissant bangladais, pour une durée de quarante-cinq jours. La juridiction a retenu que l'arrêté était entaché d'un défaut d'examen particulier, car il assignait l'intéressé à Beauvais sans qu'il ne justifie d'aucun domicile ou lien avec cette commune. La solution se fonde sur les articles L. 730-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et mis à la charge de l'État les frais d'instance.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet opposée par la préfète de l'Oise à la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme B, ressortissante sénégalaise mariée à un Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison des effets du refus sur la situation de la requérante, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (maintien de la communauté de vie) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
**Référé contractuel – Marché de restauration sur l’hippodrome de Chantilly – Tribunal administratif d’Amiens – Irrecevabilité.** Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté comme irrecevable la requête de la société "Traiteur J" contre le marché de restauration conclu par l’association France Galop avec la société "Mamie à Bastille". La requérante avait déjà exercé un référé précontractuel après la signature du contrat, alors que le pouvoir adjudicateur avait respecté le délai de suspension de onze jours prévu par l’article L. 551-4 du code de justice administrative. En application de l’article L. 551-14 du même code, le référé contractuel n’est pas ouvert à un candidat ayant déjà utilisé le référé précontractuel lorsque la suspension a été respectée et que le contrat a été régulièrement conclu le 17 décembre 2024. La demande a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 29 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature au sous-préfet de permanence étant régulière. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ce dernier ne justifiant pas d'attaches familiales stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE), en raison de ses multiples condamnations pour trafic de stupéfiants et de l'absence de contacts établis avec ses enfants depuis trois ans. Il a également jugé que la décision refusant un délai de départ volontaire était insuffisamment motivée en fait, mais cette irrégularité n'a pas entraîné l'annulation de l'arrêté dans son ensemble. La solution s'appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant iranien, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence pour quarante-cinq jours par le préfet de la Somme. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le requérant ne pouvait utilement invoquer un défaut d'information sur l'asile lors d'une retenue antérieure. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant, car la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution s'appuie sur les articles L. 732-1 et R. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par le préfet de l'Oise sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner l'expulsion de Mme B et de ses deux filles d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (Adoma). Mme B, bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis avril 2024, s'est maintenue dans les lieux malgré une décision de sortie et une mise en demeure, refusant les solutions d'hébergement alternatives proposées. Le juge des référés a fait droit à la demande, constatant l'urgence et le trouble à l'ordre public causé par l'occupation sans titre, qui empêche l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 552-15 et L. 551-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent d'expulser un occupant sans titre en cas de manquement grave au règlement ou de comportement violent, même après l'obtention de la protection subsidiaire.
Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi par le maire d'Airaines sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine appartenant à une succession. La requête invoquait un danger pour la sécurité publique en raison de l'effondrement en cours du bâtiment situé rue Vieille Chaussée de Paris. L'expert devra constater l'état des lieux, évaluer les risques pour les tiers, et proposer des mesures de mise en sécurité, avec un rapport à remettre sous quinze jours. La décision applique les articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les dispositions du code de justice administrative relatives au référé expertise.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord du 24 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation, et de méconnaissance des articles 4, 5 et 23 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a également jugé que l’arrêté n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation au regard des clauses discrétionnaires des articles 3.2 et 17 du même règlement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement Dublin III et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Henonville, appartenant à la SCI TK Immo, en raison d'un danger pour la sécurité publique et des occupants. Cette décision fait suite à une demande du maire fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer les risques et proposer des mesures de mise en sécurité, dans un délai de 24 heures pour l'expertise et de 15 jours pour le dépôt du rapport.
Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'enregistrement d'une unité de méthanisation, a prononcé un sursis à statuer pour permettre la régularisation du vice tiré de l'insuffisante présentation des capacités financières du pétitionnaire. Après la notification d'un arrêté modificatif du 25 septembre 2024, le tribunal a constaté que la société exploitante avait fourni des informations complémentaires détaillées sur ses capacités financières, conformément aux articles L. 512-7-3 et R. 512-46-4 du code de l'environnement. La solution retenue est le rejet de la requête, le vice ayant été régularisé.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société Malexca Corporate Events, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la région Hauts-de-France du 6 décembre 2022. Cette décision lui ordonnait de verser 7 500 euros au Trésor public pour défaut de justification de la réalisation d'une formation professionnelle. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas apporté de preuves suffisantes de l'exécution de la formation, les documents produits étant dépourvus de valeur probante. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 6362-6 et L. 6362-7-1 du code du travail, qui imposent aux organismes de formation de prouver la réalité des actions menées sous peine de remboursement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la demande de M. A, qui contestait le refus de l'Office national des combattants et des victimes de guerre de lui verser l'aide de solidarité prévue par le décret du 28 décembre 2018 pour les enfants d'anciens harkis. Le requérant soutenait avoir séjourné plus de 90 jours dans des structures listées à l'annexe du décret du 18 mars 2022, notamment le camp de Rivesaltes et les citadelles de Doullens et Amiens. Le tribunal a annulé la décision de l'Office, considérant que la durée de séjour de M. A (plus de deux ans) ouvrait droit à l'aide sous réserve de l'examen de sa situation personnelle et de ses ressources. La solution retenue s'appuie sur les articles 1er et 3 du décret du 28 décembre 2018, ainsi que sur l'annexe du décret du 18 mars 2022.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 août 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la récence de sa relation conjugale et de ses attaches familiales en Algérie. La demande subsidiaire de suspension a également été rejetée. La solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du préfet de la Somme du 10 août 2024 obligeant un ressortissant espagnol à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an. Le juge estime que le préfet a méconnu l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de caractériser une menace suffisamment grave pour l'ordre public. Il relève qu'aucune suite judiciaire n'a été donnée aux faits de garde à vue et que l'intéressé justifie d'une résidence stable avec sa famille et d'une activité professionnelle en France depuis plusieurs années.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté préfectoral du 2 août 2024 abrogeant son attestation de demande d’asile et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d’abord admis provisoirement l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte et d’insuffisance de motivation, en se fondant sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.