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Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de la Somme du 25 juillet 2025 l'assignent à résidence pour dix mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et la demande de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C..., ressortissant malien, contestant un arrêté du préfet de l'Oise du 26 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que la compétence de son auteur était établie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif d’Amiens annule l’arrêté du 25 août 2025 par lequel le préfet de l’Oise avait imposé à M. B..., ressortissant congolais, des mesures de surveillance (assignation à résidence et présentation périodique) après l’expiration du délai de départ volontaire de trente jours accordé par une précédente obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que ces mesures, fondées sur les articles L. 721-6 et L. 721-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne peuvent être édictées postérieurement à ce délai, lequel n’est pas suspendu par un recours contentieux. La demande de substitution de base légale par le préfet, invoquant l’article L. 731-1, est rejetée car il s’agit d’une mesure différente qui priverait l’intéressé de garanties procédurales spécifiques.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 juillet 2025 par lequel la présidente du conseil départemental de l'Oise avait révoqué Mme A..., agent public. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du principe du contradictoire et des droits de la défense, ainsi qu'une erreur de droit et une disproportion de la sanction. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire à la suspension sollicitée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'information et d'entretien individuel (articles 4 et 5 du règlement), ainsi que de la violation des droits fondamentaux (article 3 de la CEDH). La solution retenue confirme la légalité de la procédure de transfert, le préfet ayant démontré la remise des brochures d'information et la tenue de l'entretien dans les formes requises.
Le Tribunal administratif d’Amiens a annulé l’arrêté du 15 décembre 2025 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A... aux autorités chypriotes. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur l’article 18.1.b) du règlement (UE) n° 604/2013, alors que la demande d’asile de M. A... à Chypre avait été définitivement rejetée, ce qui relevait du d) du même article. En conséquence, l’arrêté a été annulé pour défaut de base légale, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l’OFII de lui attribuer les conditions matérielles d’accueil (CMA). Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du dépôt tardif de la demande d’asile de M. A..., sans motif légitime. La décision a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant, un ressortissant congolais, avait formulé sa demande d'asile au-delà du délai de 90 jours suivant son entrée en France. Le tribunal a estimé que M. B... n'avait pas justifié d'un motif légitime pour ce retard, les risques allégués n'étant pas établis, et qu'il n'avait pas démontré sa vulnérabilité. La décision a été prise en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante angolaise, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord du 12 décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, le défaut d’information et d’entretien individuel, ainsi que la méconnaissance des droits de l’enfant et de l’unité familiale. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les articles 12.4 et 17 du règlement Dublin III, sans faire droit aux demandes d’annulation et d’injonction.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme B... d'une demande d'annulation de la décision non formalisée interrompant sa rémunération et de l'arrêté du 18 décembre 2020 prononçant sa mise à la retraite d'office pour invalidité. La requérante soutenait notamment que cette mise à la retraite était illégale en raison de vices de procédure (absence de rapport écrit du médecin du travail, convocation irrégulière à la commission de réforme, dossier incomplet) et d'une erreur de droit, l'administration n'ayant pas respecté son obligation de reclassement avant de la radier des cadres. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur la loi n°84-16 du 11 janvier 1984, le décret n°86-442 du 14 mars 1986 et le code des pensions civiles et militaires de retraite.
Le Tribunal administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme F..., agent des finances publiques, contestant la décision du 22 juillet 2020 fixant la consolidation de son accident de service de 1990 au 3 mars 2020 avec un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 20 %. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, des vices de procédure (absence de rapport écrit du médecin du travail, convocation irrégulière, dossier incomplet), et une erreur d'appréciation sur la date de consolidation et le taux d'IPP. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était régulière et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fixant la consolidation au 3 mars 2020 et le taux d'IPP à 20 %, dont 10 % pour une pathologie arthrosique distincte. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur le fondement des dispositions de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 et du décret n°86-442 du 14 mars 1986.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a rejeté la requête des sociétés Hazemeyer et Comeca France, qui contestaient le décompte de résiliation d'un marché public de fournitures conclu avec le lycée Condorcet. Les sociétés demandaient l'arrêt du décompte à 597 409,17 € TTC et la condamnation du lycée à leur verser 178 506 € HT de solde, mais le tribunal a estimé que leur requête était tardive. En application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, le délai de recours contentieux de deux mois court à compter de la notification du rejet de leur mémoire en réclamation, et ce délai n'était pas respecté. Par conséquent, le tribunal a jugé la requête irrecevable et a rejeté l'ensemble des demandes, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision du 7 juin 2023 par laquelle la présidente de la communauté de communes du Pays Noyonnais a refusé d'octroyer la protection fonctionnelle à M. A..., agent territorial. Le tribunal retient que cette décision, qui refuse un avantage constituant un droit, est entachée d'un défaut de motivation en droit et en fait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint à la communauté de communes de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Villers-Carbonnel du 6 juin 2023 exerçant le droit de préemption urbain sur des parcelles appartenant à M. D..., représenté par sa fille, Mme B.... La requérante soutenait notamment que la délibération était tardive, faute de respect du délai de deux mois suivant la déclaration d'intention d'aliéner, et que le projet communal ne justifiait pas d'un motif d'intérêt général suffisant au sens des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. La commune opposait un non-lieu à statuer en raison d'un accord sur le prix et la chose, mais le tribunal a rejeté cette exception, estimant que la vente n'était pas parfaite en l'absence d'acte notarié et de paiement. Au fond, le tribunal a annulé la délibération pour méconnaissance du délai de préemption prévu à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de la société Létang Hoche Biogaz, qui demandait l'annulation des décisions de la direction départementale des finances publiques du Var lui refusant le bénéfice de l'aide compensant la hausse des coûts d'approvisionnement en gaz et électricité (décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022). La société soutenait qu'en exploitant un méthaniseur agricole par injection, elle n'exerçait pas à titre principal une activité de production d'électricité ou de chaleur, contrairement à ce que prévoit l'article 2 du décret. Le tribunal a jugé que le moyen soulevé n'était pas fondé, confirmant ainsi le refus de l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du 13 octobre 2023 par laquelle la préfète de l'Oise a classé sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant soutenait que la mise en demeure de produire des pièces ne lui avait pas été régulièrement notifiée en raison d'irrégularités dans la distribution postale. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de la régularité de la notification, notamment par les mentions sur l'enveloppe retournée indiquant "pli avisé et non réclamé" et la date de présentation, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et à l'arrêté du 7 février 2007. Par conséquent, la décision de classement sans suite n'est pas entachée d'erreur de fait.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société Y Biométhane, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide compensant la hausse des coûts d’approvisionnement en gaz et électricité, prévue par le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022. La société, qui exploite un méthaniseur injectant du biométhane dans le réseau, soutenait ne pas exercer à titre principal une activité de production d’électricité ou de chaleur. Le tribunal a jugé que, compte tenu de l’objet de l’aide, les entreprises du secteur de l’énergie, qui peuvent répercuter leurs coûts sur leurs clients, sont exclues de son bénéfice, et que l’administration n’a pas commis d’erreur de droit en refusant l’aide. La solution retenue s’appuie sur les articles 1er et 2 du décret du 1er juillet 2022.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule l'arrêté du 1er avril 2025 par lequel la préfète de l'Aisne a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C... A..., ressortissant égyptien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que l'activité non salariée de formateur et d'interprète exercée par le requérant est économiquement viable et lui procure des ressources suffisantes, contrairement à l'appréciation de la préfète. Cette décision est fondée sur l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionne la délivrance de la carte "entrepreneur/profession libérale" à la viabilité économique de l'activité.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B..., ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 7 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait examiné la situation de l'intéressé au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 30 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante, de nationalité algérienne, invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'autorité signataire disposait d'une délégation régulière et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée ne justifiait pas une régularisation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.