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Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la société immobilière picarde demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Amiens à la SAS Spriing pour 18 logements collectifs. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, ce dernier bénéficiant d’une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que le moyen relatif à la méconnaissance des règles d’accès du PLU était inopérant, le permis étant délivré sous réserve des droits des tiers et le juge administratif n’ayant pas à vérifier la validité d’une servitude de passage. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 2131-1 et R. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur les règles d’urbanisme applicables.
Le Tribunal administratif d'Amiens a annulé la décision implicite de la préfète de l'Oise refusant de délivrer une carte de résident à M. C..., ressortissant marocain. Le tribunal a constaté que le préfet, malgré une mise en demeure, n'avait pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction, ce qui l'a conduit à acquiescer aux faits exposés par le requérant. M. C... justifiait d'une résidence régulière et continue de plus de dix ans ainsi que d'une activité professionnelle stable, remplissant ainsi les conditions de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 pour obtenir un titre de séjour de dix ans. Le tribunal a donc annulé la décision implicite et enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai de deux mois, tout en condamnant l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la demande de M. G... et Mme C... visant à annuler le refus du maire de Cinqueux de raccorder leurs parcelles aux réseaux. La décision du 3 avril 2023 a été jugée insuffisamment motivée, car elle ne précisait pas les considérations de droit et de fait exigées par l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a donc annulé cette décision ainsi que le rejet du recours gracieux, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'application de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme. Il a enjoint au maire de statuer à nouveau sur la demande de raccordement dans un délai de deux mois, sans prononcer d'astreinte.
Le Tribunal administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 13 mai 2023 par lequel le maire de Mortefontaine avait sursis à statuer pendant deux ans sur une demande de permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que cet arrêté méconnaissait les dispositions des articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme, car l'état d'avancement du plan local d'urbanisme en cours d'élaboration ne permettait pas d'établir que le projet était de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution de ce futur plan. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté de sursis à statuer.
Cette décision du Tribunal Administratif d'Amiens (4ème Chambre) rejette la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 122 500 euros en réparation du préjudice résultant de la délivrance d'un certificat d'urbanisme erroné en 2009, indiquant à tort que son terrain était constructible. Le tribunal reconnaît que l'État a commis une faute de nature à engager sa responsabilité, les renseignements délivrés étant inexacts. Cependant, il accueille l'exception de déchéance quadriennale soulevée par le préfet, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La requérante, ayant eu connaissance du caractère non constructible de son terrain dès la notification d'un certificat d'urbanisme négatif le 8 janvier 2013, n'a formé sa demande indemnitaire préalable que le 28 décembre 2022, soit au-delà du délai de quatre ans, ce qui rend sa créance prescrite.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (4ème Chambre) a rejeté la requête de M. B... demandant l’annulation de l’arrêté du 3 août 2022 par lequel le maire de Mareuil-sur-Ourcq lui a refusé un permis de construire pour la surélévation d’un entrepôt avec changement de destination. Le tribunal a estimé que le motif tiré de la méconnaissance de l’article R. 431-9 du code de l’urbanisme était fondé, le plan de masse ne représentant pas les modalités de raccordement aux réseaux publics, même pour une construction existante. Il a également jugé que le motif tiré de la violation de l’article Ux 11 du plan local d’urbanisme était justifié, la toiture-terrasse projetée ne relevant pas des constructions à usage spécial autorisées par ce règlement.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient l’annulation du permis de construire délivré le 1er août 2019 à M. C... pour la rénovation et surélévation d’un bâtiment à Chantilly, ainsi que le refus de retrait de ce permis. Les requérants invoquaient une fraude, soutenant que les plans du dossier de permis représentaient de manière erronée leur véranda voisine. Le tribunal a jugé que, bien que des différences de dimensions aient été constatées, les requérants n’apportaient pas la preuve d’une intention frauduleuse du pétitionnaire visant à tromper l’administration, condition nécessaire pour caractériser une fraude. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du droit de l’urbanisme relatifs à l’appréciation des dossiers de demande de permis de construire.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du maire d'Abbeville du 28 novembre 2022 en tant qu'il imposait la conservation des volets battants existants. La requérante contestait cette prescription, arguant que ces volets n'étaient pas visibles depuis la voie publique. Le tribunal a estimé que l'architecte des bâtiments de France avait commis une erreur d'appréciation, car la suppression des volets, situés sur une façade donnant sur une cour intérieure, ne portait pas atteinte aux monuments historiques situés dans le champ de visibilité. La décision s'appuie sur les articles L. 621-30, L. 621-32 et L. 632-2 du code du patrimoine, ainsi que sur l'article R. 425-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de la communauté de communes des deux vallées, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 juin 2019 approuvant le schéma départemental d'accueil et d'habitat des gens du voyage de l'Oise (2019-2025) et de la décision implicite refusant son abrogation. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre l'arrêté du 7 juin 2019 en raison de leur tardiveté, le délai de recours contentieux étant expiré. S'agissant du refus d'abroger cet arrêté, les moyens soulevés ont été jugés inopérants ou non fondés, notamment ceux tirés de vices de procédure et de la méconnaissance des dispositions de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 et du décret n° 2019-171 du 5 mars 2019.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C... contestant un arrêté du 17 juin 2022 par lequel l'adjoint au maire de Saint-Sauveur ne s'est pas opposé à sa déclaration préalable de travaux, mais sous réserve du respect des prescriptions de l'architecte des Bâtiments de France. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de M. C... faute de demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence, d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales et R. 423-11 et suivants du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par le syndicat CFDT Interco de la Somme d’un litige portant sur le montant de la subvention compensatrice due par le centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Somme en raison de l’absence de mise à disposition de locaux syndicaux pour les années 2019 à 2022. Le syndicat contestait la délibération du 27 février 2023 et le protocole d’accord du 30 janvier 2023, estimant que le montant alloué était insuffisant et que la procédure d’adoption était irrégulière. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes du syndicat, jugeant que la procédure n’était pas entachée d’irrégularité et que le montant fixé par le centre de gestion ne constituait pas une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions de l’article 4 du décret du 3 avril 1985. En conséquence, il a également rejeté les conclusions indemnitaires et les demandes fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d’Amiens a examiné la requête de Mme B... contestant la décision du 30 août 2023 fixant la date d’effet de son licenciement au 13 juin 2023, ainsi que le refus implicite de modifier cette date et de lui verser une indemnité compensatrice de congés annuels. Le tribunal a relevé d’office que la décision attaquée se bornait à fixer la date de prise d’effet du licenciement, le principe même du licenciement ayant été prononcé par une décision du 11 mai 2023 devenue définitive, rendant irrecevables les moyens critiquant la légalité de ce licenciement. Sur le fond, le tribunal a jugé que la proposition de modification du contrat de travail, envoyée par courriel sans respect des formes prévues par l’article 45-4 du décret du 17 janvier 1986 (lettre recommandée avec accusé de réception et mention du délai d’un mois), était irrégulière, et que le préavis d’un mois n’avait pas été correctement calculé, les congés annuels ne pouvant être imputés sur les jours fériés ou non ouvrés. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du 30 août 202
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "étudiant". En cours d'instance, l'intéressé a obtenu un titre de séjour "salarié" et s'est désisté de sa requête, à l'exception de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu de faire application de cet article dans les circonstances de l'espèce.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. E... contestant le refus du préfet de la Somme de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à l'enfant dont il a la délégation d'autorité parentale. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée, en se fondant sur l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaît pas l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il retient que le requérant n'établit pas que l'intérêt supérieur de l'enfant justifie la délivrance du document, faute de démontrer des obstacles particuliers à l'obtention de visas pour circuler entre la France et le Maroc. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 14 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le Mali comme pays de destination. Le requérant invoquait une erreur manifeste d’appréciation du préfet dans l’exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, en raison de son insertion professionnelle récente (CDI, diplôme obtenu en France) et de ses faibles liens avec le Mali. Le tribunal a estimé que cette insertion était trop récente, que l’intéressé ne justifiait d’aucune attache familiale en France et qu’il n’était pas établi qu’il ne pourrait pas se réinsérer au Mali, rejetant ainsi le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A..., veuve B..., qui contestait l’arrêté du préfet de l’Oise lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que la requérante ne remplissait pas les conditions des articles L. 423-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute de communauté de vie en France avec son époux décédé. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, la demande d’annulation, les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
**Sujet principal :** Demande de délivrance d’un titre de séjour « salarié » ou d’un récépissé en référé. **Juridiction :** Tribunal administratif d’Amiens (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge ordonne au préfet de l’Oise de remettre à Mme A... un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler, en raison de l’urgence liée au risque de rupture de son contrat de travail et de l’utilité de la mesure. En revanche, il rejette la demande de délivrance du titre de séjour lui-même, une telle mesure relevant du juge du fond. **Textes appliqués :** Article L. 521-3 du code de justice administrative ; code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre la décision du garde des sceaux du 12 novembre 2025 prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire de Beauvais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant (incompétence du signataire, méconnaissance des droits de la défense, absence d'avis médical et du directeur interrégional, erreur d'appréciation et erreur matérielle) n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme D... contestant l’arrêté de transfert vers l’Italie pris par le préfet du Nord. Le juge a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, une délégation régulière ayant été établie. Il a également jugé que la requérante avait bien reçu l’information prévue à l’article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, dans une langue comprise, et que l’entretien individuel requis par l’article 5 du même règlement avait été valablement mené. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur ce règlement et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du maire de Thiers-sur-Thève refusant la prolongation du raccordement électrique provisoire d'une parcelle où résident M. B... et Mme C... avec leurs enfants. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car les requérants n'avaient pas sollicité cette prolongation avant d'y être invités par Enedis, que le raccordement présentait un caractère définitif contrairement à leurs allégations, et qu'ils n'avaient pas déposé la déclaration préalable requise par l'article R. 421-23 du code de l'urbanisme pour leur habitat permanent. En conséquence, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité.