13 562 décisions disponibles — page 221/679
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SCI Aerolithe Immobi demandant l'annulation du refus de permis de construire un hangar à avions à Ermenonville. Le juge a estimé que le projet, qui n'était pas une annexe mais une construction principale, méconnaissait l'article UG 11 du plan local d'urbanisme imposant une pente de toiture comprise entre 40° et 50°, alors que celle prévue était de 17°. Ce seul motif suffisait à fonder légalement le refus, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Voies navigables de France d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SAS Saint Louis Sucre pour une pollution du domaine public fluvial, constatée le 27 avril 2023 dans le contre-fossé du canal de la Somme. Le tribunal a retenu la matérialité de l’infraction, établie par un procès-verbal faisant foi, imputant à la société un défaut d’étanchéité des digues de ses bassins de décantation ayant entraîné des suintements polluants sur plus de deux kilomètres. En application de l’article L. 2132-7 du code général de la propriété des personnes publiques, la société a été condamnée à une amende de 12 000 euros et à remettre les lieux en état sous astreinte, les arguments de la défense n’ayant pas apporté la preuve contraire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 19 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), en jugeant que la requérante avait bien reçu les informations dans une langue qu'elle comprenait et que l'entretien individuel avait été réalisé conformément aux garanties prévues. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante nigériane, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que la requérante avait bien reçu les informations prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) dans une langue qu’elle comprenait, l’anglais. Il a également estimé que l’entretien individuel s’était déroulé conformément aux garanties de ce règlement et que la demande de reprise en charge par l’Italie était établie. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 17 du règlement Dublin III et de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C, ressortissante géorgienne, qui contestait l’arrêté du préfet de la Somme du 11 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait un défaut d’examen de sa situation, une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et une méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que les éléments fournis (ancienneté de séjour non établie de manière continue, promesse d’embauche, hébergement chez sa sœur) ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour. Il a également jugé que la décision n’avait pas méconnu l’intérêt supérieur des enfants de Mme C.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la société Sodibeauvais. Celle-ci contestait une décision de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités de l'Oise portant non-reprise de contrats d'apprentissage et interdiction de recrutement. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les inconvénients invoqués par la société ne préjudicient pas de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, au regard des motifs des décisions attaquées fondés sur des faits de harcèlement moral. La requête est donc rejetée sans examen des moyens de légalité.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule l'arrêté du 19 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord a ordonné le transfert de M. A, ressortissant angolais, aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles 23 et 25 du règlement (UE) n° 604/2013, le préfet n'ayant pas démontré que les autorités allemandes avaient été saisies d'une demande de reprise en charge et l'avaient acceptée. Le tribunal admet également provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du président du Conseil départemental de l'Aisne de suspendre le versement de son revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas joint une copie de la requête au fond, en violation de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, permettant de rejeter une demande sans instruction préalable lorsqu'elle est irrecevable.
Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi par le président de la communauté de communes Champagne Picarde sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Gizy (02350) présentant un danger pour la sécurité publique. La mission confiée à l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, évaluer les risques pour les tiers, et proposer des mesures de mise en sécurité. L'expert devra remettre son rapport dans un délai de 24 heures, conformément aux dispositions de l'article R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 33 000 euros présentée par Mme B, agent du groupe hospitalier public du sud de l’Oise (GHPSO), en indemnisation de préjudices résultant d’un accident de service survenu le 11 juin 2014. La requérante sollicitait cette provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, en invoquant la reconnaissance de l’imputabilité au service. Le juge a estimé que l’obligation du GHPSO était sérieusement contestable, faute d’éléments suffisamment certains pour évaluer les préjudices, une expertise médicale étant en cours. En conséquence, la demande de provision et les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Amiens fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble menaçant de s'effondrer sur la voie publique, en raison d'importantes fissures en façade. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer le danger pour la sécurité publique et proposer des mesures d'urgence. Sa mission doit être accomplie dans un délai de 24 heures, conformément aux dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure respectait les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré le mariage récent du requérant avec une Française. La solution retenue est le rejet de l'annulation et des demandes d'injonction, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes comme responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a jugé que la délégation de signature était régulière, que l'arrêté était suffisamment motivé, et que la procédure d'information et d'entretien individuel avait été respectée. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de la SCI Marie Pierre contestant deux titres de perception émis en 2021 et 2022 pour le recouvrement de la taxe d'aménagement (parts communale et départementale) due pour un permis de construire un site de stockage de conteneurs. La société soutenait que les titres étaient insuffisamment détaillés et qu'elle pouvait bénéficier d'un abattement de 50% pour entrepôt non ouvert au public. Le tribunal a jugé que les titres de perception étaient suffisamment motivés, car ils mentionnaient la surface taxable, les montants et les taux applicables. La solution s'appuie sur l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la taxe d'aménagement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'acceptation de la prise en charge par l'Espagne.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Ferme éolienne Le Maissel, contestant la conformité à la Constitution de l'article 230 de la loi de finances pour 2024. Cette disposition prévoit un mécanisme de reversement rétroactif des excédents de rémunération pour les producteurs d'électricité, ce que la société requérante estime porter atteinte au droit de propriété, à la liberté contractuelle et au principe d'égalité. Le tribunal constate que le Conseil d'État est déjà saisi de la même question. En application de l'article R*. 771-6 du code de justice administrative, il n'est pas tenu de transmettre la QPC et diffère sa décision sur le fond du litige jusqu'à ce que le Conseil d'État ou le Conseil constitutionnel se soit prononcé.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, détenu au centre pénitentiaire de Beauvais. Ce dernier contestait des fouilles intégrales systématiques après chaque parloir, qu'il estimait attentatoires à sa dignité, à sa vie privée et aux droits de la défense. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour le requérant de démontrer le caractère systématique des fouilles ou l'impossibilité imminente de rencontrer son avocat. En conséquence, l'ensemble des demandes, y compris le renvoi de la commission de discipline et le prononcé d'une astreinte, a été rejeté sans audience publique.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné la requête de M. B contestant des retraits de points sur son permis de conduire pour plusieurs infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 2 août 2020 et 22 juillet 2021, ainsi que pour la décision d’invalidation du permis, l’administration ayant déjà restitué les points correspondants. Pour les autres infractions, le juge a rejeté le moyen tiré du défaut de réalité des infractions, en application des articles L. 223-1 du code de la route et 529 et suivants du code de procédure pénale, considérant que leur réalité était établie par le paiement des amendes forfaitaires. En conséquence, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. F, détenu au centre pénitentiaire de Liancourt, qui contestait la sanction de 19 jours de cellule disciplinaire infligée le 27 février 2023, confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille le 23 mars 2023. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'autorité de poursuite, de l'irrégularité du rapport d'enquête et de la violation des droits de la défense, en se fondant sur les articles R. 234-13, R. 234-14 et R. 234-2 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. F, détenu, qui contestait la sanction de privation d'un appareil pendant cinq jours infligée par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Liancourt. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était régulière, notamment concernant la délégation de compétence pour engager les poursuites, la qualification de l'auteur du rapport d'enquête, et le respect des droits de la défense. Il a également estimé que la sanction n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles R. 234-13, R. 234-14 et R. 234-2 du code pénitentiaire.