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Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en tant que juge de la transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), a refusé de transmettre au Conseil d’État la question soulevée par la société Ferme éolienne Le Maissel. Cette société contestait la conformité à la Constitution de l’article 230 de la loi de finances pour 2024, qui prévoit un reversement rétroactif des excédents de rémunération perçus par les producteurs d’électricité bénéficiant de contrats de complément de rémunération. Le tribunal a relevé que le Conseil d’État était déjà saisi d’une question identique, ce qui le dispensait de transmettre la QPC en application de l’article R. 771-6 du code de justice administrative. En conséquence, il a différé sa décision sur le fond du litige jusqu’à ce que le Conseil d’État ou le Conseil constitutionnel se prononce.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Lacroix Saint Ouen, appartenant à une personne décédée sans héritier connu, et présentant un danger pour la sécurité publique en raison d'effondrements et d'infiltrations. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra dresser un constat de l'état du bâtiment et des mitoyens, évaluer les risques et proposer des mesures, dans un délai de 24 heures.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C contestant la suspension de son permis de conduire pour sept mois, prononcée par la préfète de l'Oise suite à un test salivaire positif aux stupéfiants. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé. Il a également estimé que la procédure contradictoire n'avait pas à être mise en œuvre en raison de l'urgence et du danger immédiat pour la sécurité routière, conformément aux articles L. 224-2 du code de la route et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, l'argument de Mme C sur la consommation de CBD plutôt que de cannabis a été rejeté, les résultats d'analyse toxicologique établissant la présence de stupéfiants.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 6 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante soutenait que le décompte de son capital points était erroné, mais le tribunal a constaté, sur la base du relevé d'information intégral, qu'elle avait commis plusieurs infractions après la reconstitution de son capital en 2018, entraînant un retrait total de douze points. En application des articles L. 223-1 et L. 223-6 du code de la route, le moyen a été écarté comme non fondé. La décision contestée a donc été maintenue.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A contestant le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui restituer des points de permis de conduire. Le juge a constaté que certaines infractions avaient déjà donné lieu à restitution des points avant l'introduction du recours, rendant ces conclusions sans objet. Sur le surplus, il a estimé que le décompte des points était correct, car les infractions des 8 août 2021 et 14 février 2022 ne pouvaient bénéficier de l'effacement prévu à l'article L. 223-6 du code de la route en raison d'infractions commises dans l'intervalle de six mois. La requête a donc été intégralement rejetée.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté est suffisamment motivé, que la procédure est régulière et que la décision ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les stipulations de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 1er juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son état de santé. La juridiction a estimé que les certificats médicaux produits, bien qu'attestant de la gravité de sa pathologie, ne démontraient pas l'indisponibilité d'un traitement approprié au Nigéria. Par conséquent, le tribunal a jugé que l'avis du collège de médecins de l'OFII n'était pas remis en cause et a validé la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule l'arrêté du préfet de l'Aisne du 26 juin 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal juge que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur les liens familiaux de l'intéressé avec son pays d'origine, sans tenir compte du caractère sérieux de sa formation et de l'avis favorable de sa structure d'accueil. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour temporaire sollicitée dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B épouse A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour soins et l’obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une erreur de fait et une méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a estimé que l’avis du collège de médecins de l’OFII, selon lequel un traitement approprié était disponible en Côte d’Ivoire, n’était pas contredit par les pièces médicales produites. Par conséquent, la décision préfectorale n’est pas entachée d’illégalité.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal considérant que les moyens n'étaient pas fondés et que la décision était légale au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif d’Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l’Aisne. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que l’arrêté est suffisamment motivé, que le signataire disposait d’une délégation de compétence régulière et que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Il juge également que la décision ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour M. A de justifier d’une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait l’arrêté préfectoral du 2 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que la présence de M. B en France ne présentait pas de caractère exceptionnel justifiant une admission au séjour. En conséquence, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, pays de destination et interdiction de retour) ont été rejetés par voie de conséquence ou comme non fondés.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation de l’arrêté, et l’absence de saisine de la commission du titre de séjour, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration ainsi que de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 6 juin 2024 du ministre de l’intérieur portant perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d’invalidation et les infractions du 27 juin 2023, le ministre ayant reconstitué le capital à trois points et supprimé les mentions litigieuses. Pour les autres infractions contestées (19 avril, 20 juin, 29 septembre, 5, 12 et 14 octobre 2023), la requête a été rejetée faute de précisions suffisantes pour en apprécier la portée. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 28 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, n'étaient pas fondés. Le tribunal a également considéré que la situation personnelle et professionnelle de M. B ne justifiait pas une régularisation exceptionnelle sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les infractions des 10 juin et 10 juillet 2023, le ministre ayant reconstitué le capital de points à quatre points. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le défaut de notification des décisions de retrait de points est inopérant et que la réalité des infractions est établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, qui contestait la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points subséquents. Le juge a d’abord constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à plusieurs infractions, les points correspondants ayant été restitués avant l’introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, jugeant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il a également rejeté l’argument fondé sur l’application rétroactive de dispositions plus douces, rappelant que le retrait de points est une mesure de police administrative et non une sanction. Enfin, le tribunal a estimé que la réalité des infractions était établie et que l’information préalable prévue par le code de la route avait été délivrée, confirmant ainsi la légalité de la décision d’invalidation du permis.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Ferme éolienne Le Maissel, refuse de la transmettre au Conseil d'État. La société contestait la conformité à la Constitution de l'article 230 de la loi de finances pour 2024, qui modifie rétroactivement les contrats de complément de rémunération pour l'éolien. Le tribunal constate que le Conseil d'État est déjà saisi de la même question, portant sur les mêmes moyens tirés de l'atteinte au droit de propriété, à la liberté contractuelle et au principe d'égalité. En application de l'article R. 771-6 du code de justice administrative, il n'y a pas lieu de transmettre la QPC.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A B contre un refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Aisne de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés, s'est déclaré incompétent. Il a transmis l'affaire au tribunal judiciaire de Laon, estimant que les litiges relatifs à cette allocation, relevant du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles, sont de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire.