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Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné la requête de M. B, détenu, contestant la sanction de vingt jours de cellule disciplinaire (dont cinq avec sursis) prononcée le 8 décembre 2022 par le président de la commission de discipline de la maison d’arrêt d’Amiens, confirmée par une décision implicite de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision initiale devaient être regardées comme visant la décision implicite prise sur recours préalable obligatoire, qui s’y est substituée. Il a procédé à une substitution de base légale en appliquant le code pénitentiaire, entré en vigueur le 1er mai 2022, au lieu du code de procédure pénale, sans priver le requérant de garanties. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment celui tiré du défaut de communication du rapport d’enquête dans les délais, et a estimé la sanction proportionnée, conduisant au rejet de la demande d’annulation et des conclusions indemnitaires.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B A, détenu, contestant la sanction de vingt jours de cellule disciplinaire (dont cinq avec sursis) prononcée par la commission de discipline de la maison d'arrêt d'Amiens le 8 décembre 2022, confirmée par une décision implicite de rejet de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision initiale devaient être regardées comme visant la décision implicite née du recours administratif préalable obligatoire. Il a procédé à une substitution de base légale, appliquant le code pénitentiaire (entré en vigueur le 1er mai 2022) au lieu du code de procédure pénale, sans priver le requérant de garanties. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement juridique porte sur la recevabilité et la base légale de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) rejette la demande de Mme B, qui contestait sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. La requérante, ayant créé son activité en octobre 2019, soutenait que son chiffre d'affaires de référence ne devait pas être annualisé. Le tribunal applique les articles 1467 A et 1647 D du code général des impôts pour confirmer que, la période de référence (octobre à décembre 2019) étant inférieure à douze mois, le chiffre d'affaires de 2 041 euros devait être porté à 8 164 euros. En conséquence, la cotisation minimum de CFE était due et le moyen d'exonération pour la première année d'activité est écarté.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, aide-soignant stagiaire au centre hospitalier de Chauny, qui contestait la décision de ne pas le titulariser pour insuffisance professionnelle. Le juge a rappelé que le refus de titularisation repose sur l’appréciation de l’aptitude et de la manière de servir, et non sur une sanction disciplinaire. Il a constaté que les insuffisances professionnelles persistantes, notamment en matière de communication et de maîtrise de soi, étaient établies malgré deux prolongations de stage et des alertes répétées. La décision n’est entachée ni d’erreur de fait, ni d’erreur manifeste d’appréciation, ni de détournement de pouvoir. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la réduction de ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2021 en raison de la conclusion d'un pacte civil de solidarité (PACS) le 17 mars 2021. La solution retenue est que, faute pour les partenaires d'avoir déposé une déclaration commune rectificative dans les délais légaux, l'administration fiscale a correctement imposé distinctement leurs revenus. Le tribunal s'est fondé sur l'article 6 du code général des impôts, qui permet l'imposition distincte en l'absence d'option pour la déclaration commune.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. A, agent hospitalier, contestant la sanction d'exclusion temporaire de 18 mois prononcée par le centre hospitalier de Beauvais pour des faits de maltraitance. Le tribunal a jugé que les faits reprochés n'étaient pas matériellement établis, en raison de témoignages contradictoires et d'éléments insuffisants. En conséquence, la sanction a été annulée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 86-33 du 9 janvier 1986 relatives à la fonction publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a considéré que la notification de la décision "48 SI" avait été régulièrement présentée à son domicile le 27 février 2023, faisant courir le délai de recours contentieux. La requête, enregistrée le 9 avril 2024, a donc été jugée tardive et irrecevable, le recours gracieux ultérieur n'ayant pu conserver ce délai. En conséquence, les demandes d'annulation des retraits de points, d'injonction de reconstitution du capital et de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de huit jours de confinement en cellule avec sursis, confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure lié au délai de convocation et un défaut de motivation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des dispositions du code pénitentiaire et du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Beauvais refusant un permis de construire à la société Free Mobile pour une station de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société ne démontrant pas l'insuffisance de couverture de son réseau sur le secteur ni l'absence de mutualisation possible. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aisne du 4 novembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté mentionne suffisamment les considérations de droit et de fait, notamment le fondement légal (article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Il rejette également les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute d'éléments probants démontrant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 15 novembre 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment l'illégalité de la mesure d'éloignement sous-jacente et la méconnaissance des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a ainsi validé la décision de la préfète de l'Oise.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par la CPAM de la Somme d’une action en remboursement de ses débours (395 536,16 €) contre le centre hospitalier d’Abbeville, en raison d’une faute médicale ayant conduit à l’amputation de la cuisse droite de M. A. Le centre hospitalier reconnaît la faute mais conteste l’étendue de la perte de chance (40 % selon l’expertise) et l’imputabilité de certains débours, invoquant l’état antérieur du patient. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a condamné le centre hospitalier à verser à la CPAM la somme de 134 047,48 € au titre des prestations échues, avec intérêts légaux, ainsi qu’à rembourser les prestations futures à mesure de leur service, sur la base des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et des principes de la responsabilité administrative pour faute. La décision applique également l’indemnité forfaitaire de gestion de 1 191 € prévue par le même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet de l'Aisne a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A C, ressortissant tunisien, et lui a fait obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal juge que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence en France de son enfant mineur français, malgré une condamnation pour violences conjugales. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A C dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Ferme éolienne du Bois Madame, contestant la conformité à la Constitution de l'article 230 de la loi de finances pour 2024. Cette disposition impose un reversement rétroactif des excédents de rémunération perçus par les producteurs d'électricité dans le cadre de contrats de complément de rémunération. La société soutient que ce texte porte atteinte au droit de propriété, à la liberté contractuelle et au principe d'égalité, garantis par la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. Le tribunal a constaté que la disposition contestée était applicable au litige et n'avait pas été déclarée conforme à la Constitution. Par conséquent, il a ordonné la transmission de cette QPC au Conseil d'État.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, a refusé de transmettre au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société Ferme éolienne Le Maissel. Cette QPC contestait la conformité aux droits et libertés constitutionnels de l'article 230 de la loi de finances pour 2024, qui instaure un mécanisme de reversement des excédents de rémunération pour les contrats de complément de rémunération dans le secteur éolien. Le tribunal a motivé son refus en application de l'article R. 771-6 du code de justice administrative, constatant que le Conseil d'État était déjà saisi de la même question. En conséquence, la juridiction a différé sa décision sur le fond du litige jusqu'à ce qu'elle soit informée de la décision du Conseil d'État ou du Conseil constitutionnel.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme C, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour quatre mois, prononcée par le préfet de la Sarthe suite à un excès de vitesse de 162 km/h (vitesse retenue) sur autoroute, alors qu'elle était titulaire d'un permis probatoire. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il estime que le préfet a pu légalement recourir à la procédure d'urgence prévue à l'article L. 224-2 du code de la route, sans respecter la procédure contradictoire, en raison du danger grave et immédiat pour la sécurité routière constitué par l'infraction. La solution retenue est fondée sur les articles L. 224-2 du code de la route et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l’intérieur du 15 août 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait l’absence de notification des retraits de points et se prévalait d’un courrier du 9 mai 2024 indiquant un solde positif de sept points. Le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points par lettre simple n’affecte pas la légalité de la procédure et que le courrier du 9 mai 2024 mentionnait explicitement qu’il était établi « sans préjudice de l’enregistrement ultérieur d’autres infractions », lesquelles avaient bien été enregistrées. La décision s’appuie sur l’article L. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, a refusé de transmettre au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société Ferme éolienne Le Maissel. Cette QPC contestait la conformité aux droits et libertés constitutionnels de l'article 230 de la loi de finances pour 2024, qui prévoit un mécanisme de reversement rétroactif des excédents de rémunération pour les producteurs d'électricité bénéficiant de contrats de complément de rémunération. Le tribunal a estimé que la question n'était pas sérieuse, car le Conseil d'État était déjà saisi d'une question identique, ce qui permettait au tribunal de différer sa décision sur le fond sans transmettre la QPC, conformément à l'article R. 771-6 du code de justice administrative.