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Le Tribunal Administratif d'Amiens, par une ordonnance du 27 novembre 2024, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Somme de lui accorder une remise de ses dettes de prime d'activité. La requérante invoquait uniquement sa situation de précarité financière, sans fournir de moyen tiré de sa bonne foi ni de pièces justificatives suffisantes, malgré une invitation à régulariser. Le tribunal a jugé que ce moyen était manifestement dépourvu des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, en application des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la CAF de l'Aisne de lui accorder une remise de dette de prime d'activité de 1 535,82 euros. La requérante invoquait sa situation de précarité financière, mais n'a pas présenté de moyen tiré de sa bonne foi ni fourni les précisions nécessaires, malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, les conclusions principales ont été rejetées comme manifestement insuffisamment motivées. Les conclusions subsidiaires tendant à un échelonnement de paiement ont été jugées irrecevables, car cette demande relève de la compétence exclusive de l'administration.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait son licenciement pour inaptitude professionnelle prononcé par le ministre du travail. La requête était en réalité un recours gracieux adressé à l'administration, et non une requête contentieuse soumise au juge, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français. Constatant que cette requête (n°2404409) était identique à une autre requête déjà enregistrée (n°2404319) concernant les mêmes parties et le même objet, le tribunal a ordonné sa radiation du registre pour qu'elle soit jointe à la première requête. Cette décision, fondée sur les principes de bonne administration de la justice, évite un double examen de la même affaire.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre les travaux de l’Opac de l’Oise jouxtant son domicile. Le juge a estimé que l’urgence et l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’étaient pas caractérisées, dès lors que les travaux en cours, validés par l’expert judiciaire, visaient à remédier aux infiltrations et que la méthodologie de confortation des fondations était en cours de validation. La solution retenue repose sur l’absence de preuve d’un risque irréversible pour le droit de propriété ou la vie familiale de M. B.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Parpeville en désignant un expert pour examiner un immeuble situé 12 rue Clémenceau, appartenant à M. et Mme C, présentant un danger pour la sécurité publique en raison de risques d'effondrement et de chutes de pierres. Cette désignation est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer les risques et proposer des mesures d'urgence, dans un délai de 24 heures pour le constat et de 15 jours pour le dépôt du rapport.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’INSEE de renouveler son détachement et sa réintégration dans son corps d’origine, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que la décision attaquée entraînait un changement d’affectation au sein de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, située à Paris. En application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) présentée par Mme A, ressortissante turque. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas joint à sa demande de suspension la copie de la requête au fond, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge des référés a rejeté l’ensemble des conclusions, sans examiner l’urgence ni les moyens soulevés (vie privée et familiale, état de grossesse, suivi médical). La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Parpeville en désignant un expert chargé d’examiner un immeuble menaçant ruine, situé 4 rue du président Wilson. Cette décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet au juge des référés de nommer un expert préalablement à un éventuel arrêté de mise en sécurité. L’expert devra constater l’état du bâtiment, évaluer les risques pour la sécurité publique et les bâtiments mitoyens, et proposer des mesures urgentes si le danger est imminent.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi d'un référé suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, visant à suspendre l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire d'Amiens à M. B pour la réhabilitation d'un commerce, d'un hangar et d'une maison individuelle. Les requérantes invoquaient notamment l'urgence présumée par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, en raison de vices de procédure (absence de saisine de la commission d'accessibilité et de l'architecte des bâtiments de France), d'un dossier de demande incomplet, et de la méconnaissance du plan local d'urbanisme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge des référés a statué sur la condition d'urgence et l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'experte Mme C, sollicitant l'extension de sa mission d'expertise initialement ordonnée le 8 avril 2024. Cette extension vise à inclure l'examen de nouveaux désordres survenus durant l'été 2024, à savoir des fuites sur le réseau d'eau froide et des défauts d'étanchéité affectant le local du système de sécurité incendie (SSI) du bâtiment de la protection judiciaire de la jeunesse à Amiens. La décision se fonde sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés d'étendre une expertise à des questions techniques nouvelles indispensables à la bonne exécution de la mission.
Le Tribunal administratif d’Amiens annule l’arrêté du préfet de la Somme du 16 avril 2024 obligeant Mme B, ressortissante ivoirienne, à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La décision est motivée par la méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant, garanti par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, car l’éloignement de la mère séparerait la cellule familiale, son enfant mineur ayant une demande d’asile pendante. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Cuise-La-Motte pour son projet de construction. Le tribunal a jugé que le terrain, situé en dehors des parties urbanisées de la commune, ne pouvait être autorisé en application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Il a également écarté l'argument tiré d'un précédent certificat positif de 2008, sans lien juridique avec la nouvelle demande. La solution retenue est le rejet de l'annulation et des conclusions à fin d'injonction.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Quend à la SNC Cogedim Hauts de France pour deux immeubles de 25 logements. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment la méconnaissance du principe d'impartialité, des erreurs dans le dossier de permis, une atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants, et des violations du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme. Le tribunal a examiné l'ensemble des griefs, portant sur la conformité au règlement de la ZAC, la sécurité incendie, l'accès, les ordures ménagères, et l'impact environnemental, pour les écarter comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme D, ressortissante ivoirienne, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de l’Aisne du 21 octobre 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d’être entendu, ainsi que la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention relative aux droits de l’enfant. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’assignation à résidence, fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, notamment en ce qu'il visait l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et exposait les motifs de fait. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'absence de déclaration d'entrée régulière, conformément à la convention d'application de l'accord de Schengen, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par la société du Canal Seine-Nord Europe sur le fondement de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés à la propriété privée par l'exécution des travaux publics. La requête visait à obtenir la désignation d'un expert pour dresser d'urgence un constat des lieux sur de nombreuses parcelles situées sur les communes de Noyon et Beaurains-lès-Noyon, préalablement aux études du projet. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert, conformément aux dispositions de la loi de 1892, afin de préserver les droits des propriétaires concernés avant le début des travaux.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du 29 octobre 2024 par lesquels la préfète de l'Oise l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, l'interdisait de retour pour un an et l'assignait à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de Mme et M. A, ressortissants serbes, qui demandaient l'annulation des arrêtés du 21 octobre 2024 du préfet de l'Aisne les assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant moldave et roumain, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, puis a jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales ou professionnelles stables en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.