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Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'une demande de condamnation du centre hospitalier de Laon pour une faute médicale lors de sa prise en charge le 6 février 2020. L'expertise a conclu que l'hôpital avait commis une faute en ne l'hospitalisant pas, mais que seul un préjudice de souffrances endurées (évalué à 0,5/7) était en lien direct avec ce manquement. En application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, le tribunal a reconnu la responsabilité de l'établissement pour ce seul chef de préjudice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Oise refusant de délivrer un certificat de résidence à M. A... B... sur le fondement de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé disposait déjà d'un titre de séjour valable jusqu'au 22 décembre 2025, délivré sur le fondement de l'article 7 du même accord, lui permettant d'exercer son activité d'auto-entrepreneur. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B... contestant l’arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour pour motif de santé et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante n’a pas apporté de preuves suffisantes de l’état de santé justifiant un titre de séjour, ni d’éléments établissant un risque pour sa vie en cas de retour en République démocratique du Congo. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant la Mauritanie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen et d’erreur de droit, jugeant la décision régulièrement signée et suffisamment motivée. Sur l’interdiction de retour, il a estimé que le préfet avait légalement appliqué les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution du permis modificatif délivré à la SAS Pins Promotion et autres pour la construction d’un immeuble à Fort-Mahon-Plage, présentée par la SCI Entre Nous. Le juge a estimé que la condition d’urgence, bien que présumée en matière de permis de construire, était renversée en raison de l’avancement quasi-achevé des travaux de terrasses et balcons contestés, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté du 29 septembre 2025. La requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la SARL Speed Line, qui contestait des rappels de TVA et de taxe sur les véhicules des sociétés pour 2019-2020. La société invoquait notamment l’irrégularité de la procédure de taxation d’office, un dépassement de la durée de contrôle et un défaut de motivation. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification contradictoire avait été régulièrement appliquée pour la période concernée, et a écarté l’ensemble des moyens soulevés. La décision s’appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'un recours pour excès de pouvoir visant à contester le retrait de points de son permis de conduire suite à une infraction routière. Le requérant s'est désisté de son instance par un acte enregistré le 28 octobre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le magistrat désigné, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 novembre 2025. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la légalité du retrait de points.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'une requête en excès de pouvoir visant à contester une décision de retrait de points de son permis de conduire, au motif que la réalité de l'infraction n'était pas établie. Le ministre de l'intérieur a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a constaté que la décision de retrait de points avait été rapportée et que l'intéressé disposait à nouveau d'un capital de 12 points. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai d'occupants sans droit ni titre installés avec des caravanes et véhicules sur une aire de stationnement du domaine public intercommunal à Brenouille. La mesure a été jugée urgente et utile en raison de l'occupation permanente compromettant l'usage normal des lieux et des risques pour la sécurité publique liés à des branchements non autorisés sur les réseaux d'électricité et d'eau potable. L'astreinte demandée n'a pas été prononcée, et les conclusions relatives aux frais de constat et à l'article L. 761-1 ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Oise suspendant le permis de conduire de M. B... pour douze mois, suite à une infraction de conduite sous l'emprise de l'alcool (1,12 g/L de sang). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré les besoins professionnels et médicaux invoqués par le requérant, en raison de la gravité de l'infraction et des exigences de sécurité routière. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant son arrêté de révocation pris par le garde des sceaux. La matérialité des faits de contrefaçon reprochés était établie par l'autorité de la chose jugée au pénal, rendant son moyen inopérant. Les autres moyens, tirés d'un manquement à l'impartialité, d'un détournement de pouvoir ou d'une discrimination, étaient manifestement insuffisamment précisés. Le tribunal a donc rejeté la requête sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante gabonaise, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de requête au fond distincte, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative pour une demande de suspension. De plus, le délai de naissance de la décision implicite de rejet, fixé par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas expiré à la date de l'ordonnance.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la suspension de permis de conduire de M. A..., prononcée pour cinq mois par le préfet de l’Oise suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, malgré les besoins professionnels invoqués par le requérant. Il a considéré que la gravité de l’infraction et les exigences de sécurité routière primaient sur l’atteinte à la situation personnelle de l’intéressé.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la demande d'expertise de M. B..., fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, visant à déterminer l'origine des désordres affectant le chemin d'accès à son exploitation agricole après des travaux de voirie réalisés par la commune de Coisy. Le juge des référés a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, en l'absence de préjudice actuel ou futur avéré, le rapport technique produit ne démontrant qu'un risque hypothétique de fragilisation du talus. La requête a donc été rejetée, sans préjudice pour le requérant de saisir de nouveau le juge en cas d'évolution de la situation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Eure suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'impact professionnel pour le requérant (conducteur de bus), en raison de la gravité de l'infraction commise (dépassement de plus de 40 km/h) et du comportement routier de l'intéressé. La solution retenue privilégie les exigences de sécurité routière face à la situation personnelle du conducteur.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, à la demande de la commune de Boran-sur-Oise. Cette mesure vise à déterminer la nature et les causes des désordres affectant l'étanchéité d'un bâtiment communal (salle multifonctions et dojo), notamment des infiltrations apparues après la réception des travaux en 2017. L'expert devra également évaluer les travaux nécessaires pour y remédier et leur coût, en présence des constructeurs et de leurs assureurs. La mission de l'expert a été précisée pour se limiter aux désordres allégués par la commune et pour donner un avis sur le coût des réparations, sans se substituer au maître d'œuvre.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Fienvillers sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble appartenant à M. et Mme B..., situé en face d'une école, en raison du danger qu'il présente pour la sécurité publique. L'expert devra dresser un constat de l'état du bâtiment, évaluer les risques et proposer des mesures pour y remédier, dans un délai de 24 heures suivant sa désignation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision du ministre de l'intérieur du 24 octobre 2025 refusant l'entrée en France au titre de l'asile à Mme A... D..., ressortissante iranienne, et ordonnant son réacheminement. Le juge estime que la requérante, convertie au christianisme, encourt un risque réel de peine capitale en Iran, ce qui méconnaît l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue se fonde sur les stipulations de la Convention de Genève de 1951 et les pièces produites en cours d'instance établissant la menace personnelle et actuelle.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du préfet de l'Oise du 28 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant turc, et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur l'incompétence territoriale du préfet de l'Oise, en application de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A... avait établi sa résidence en Haute-Garonne depuis novembre 2024 et en avait informé l'administration. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Oise aurait dû transmettre le dossier au préfet territorialement compétent, conformément à l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme et M. A..., ressortissants turcs, contre les arrêtés du préfet de l'Oise du 21 février 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant la Turquie comme pays de destination. Les requérants contestaient ces décisions en invoquant une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales au regard des textes applicables.