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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient la condamnation de la commune de Vermand pour des inondations causées par un refoulement d'eaux usées. Le tribunal a estimé que le litige, portant sur les dommages subis à l'occasion de la fourniture du service public d'assainissement, relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Cette solution s'appuie sur l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, qui qualifie ce service de service public industriel et commercial.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Amiens à la SCCV Le Clos Oyats pour 39 logements. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas respecté l'obligation de notification de son recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire dans le délai de quinze jours francs prévu à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette irrecevabilité, non régularisée malgré une demande du greffe, a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société SFR pour suspendre l’arrêté du 2 juillet 2025 par lequel la maire de Villers-Bocage s’est opposée à sa déclaration préalable d’installation d’un relais de téléphonie mobile. La société invoquait l’urgence liée à la couverture 4G insuffisante de la commune et un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l’article D. 98-6-1 du code des postes et des télécommunications électroniques. Le tribunal a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour SFR de démontrer une atteinte grave et immédiate à ses intérêts ou à l’intérêt public, compte tenu de l’existence de mâts alternatifs à proximité et de l’absence de preuve d’impossibilité technique de s’y implanter.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B tendant à la suspension de la décision du garde des sceaux du 21 juillet 2025 le plaçant au quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les restrictions invoquées (caillebotis, réveils nocturnes, fouilles) ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation au regard des impératifs d’ordre public et de prévention des infractions. Il a également jugé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles L. 224-5 et R. 224-38 du code pénitentiaire, ou de l’erreur manifeste d’appréciation, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le refus était légalement fondé sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, applicable en cas de demande de réexamen d’asile. Il a également estimé que l’OFII avait bien pris en compte la situation de vulnérabilité de l’intéressé, conformément à l’article D. 551-17 du même code et à la directive 2013/33/UE, dès lors que M. A n’avait fait valoir aucun élément particulier de vulnérabilité lors de son entretien.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 mai 2025 du préfet de l'Oise prononçant son expulsion du territoire français. Le juge a estimé que l'unique moyen soulevé, tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme B A C contestant le montant de l'indemnisation forfaitaire de 7 000 euros que lui a attribuée la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. La requérante estimait cette somme insuffisante au regard de ses préjudices physiques et moraux. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que le moyen était inopérant, car la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022 instituent un mécanisme de réparation forfaitaire dont le montant est réputé couvrir l'ensemble des préjudices, sans possibilité de contester son insuffisance.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la mise en fourrière de son véhicule. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni l'exposé des moyens ni les conclusions exigés par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 1ère chambre a prononcé le rejet par ordonnance, sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montataire en désignant un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette décision fait suite au constat de dégradations structurelles et d'un défaut de stabilité des étaiements dans deux immeubles appartenant à l'office public de l'habitat de l'Oise, présentant un danger pour la sécurité publique et des occupants. L'expert devra examiner les lieux, dresser un constat des désordres, évaluer le caractère imminent du danger et proposer des mesures de mise en sécurité. Sa mission doit être accomplie dans un délai de 24 heures, avec dépôt d'un rapport sous 15 jours.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 février 2023 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et retirant la validation de son permis de chasser. En cours d’instance, le préfet de la Somme a abrogé cet arrêté par une décision du 3 décembre 2024. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. D C B, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord du 8 août 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté les moyens tirés de l’absence de remise des documents d’information et de la tenue de l’entretien individuel prévus par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que celui relatif à la saisine des autorités espagnoles. Il a également jugé que l’arrêté n’était pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 17 du même règlement et de l’article L. 571-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le soutien familial en France ne constituant pas un motif suffisant pour déroger à la procédure de transfert.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A pour contester un arrêté du préfet de l'Aisne du 12 mars 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'une décision implicite du 11 août 2025 portant une nouvelle obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendu, et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales contestées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société du Canal Seine-Nord Europe. Celle-ci sollicitait la désignation d'un expert pour dresser un constat des lieux sur plusieurs parcelles, préalablement à des études pour le projet de canal. La décision se fonde sur l'article R. 123-37 du code rural et de la pêche maritime et la loi du 29 décembre 1892, qui permettent l'occupation temporaire de propriétés privées pour des travaux publics après autorisation préfectorale. Le juge a ainsi désigné un expert pour établir le procès-verbal contradictoire des lieux, conformément à la procédure prévue par ces textes.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a constaté le désistement d'office du collectif La Hotoie, qui contestait un arrêté municipal interdisant la circulation sur l'avenue Salvador Allende. Le juge des référés avait précédemment rejeté la demande de suspension de cet arrêté, faute de moyen sérieux. Le collectif n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Clermont-de-l'Oise ordonnant la mise en sécurité d’un immeuble. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’en être désisté. Par ordonnance du 21 août 2025, le tribunal donne acte de ce désistement d’office.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la rectrice de région académique Hauts-de-France de lui attribuer une bourse sur critères sociaux pour l'année 2023-2024. En défense, le recteur de l'académie d'Amiens a soulevé une irrecevabilité et un non-lieu à statuer, faisant valoir qu'une bourse avait finalement été accordée à l'intéressé le 14 septembre 2023. Constatant que la décision d'attribution postérieure à la requête rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examiner la fin de non-recevoir.
Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi par la société Laboratoires Verger d’une demande de condamnation de l’État à lui verser plus de 2,4 millions d’euros pour des réquisitions non réglées par des tribunaux judiciaires. Le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que ces dépenses constituent des frais de justice relevant de l’exercice de la fonction juridictionnelle. En application des articles R. 91 et suivants du code de procédure pénale, seules les juridictions judiciaires sont compétentes pour connaître de telles contestations. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur le 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait l'absence de validation d'une épreuve du BTS notariat. Le juge a constaté que la requête ne comportait aucune conclusion, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, cette irrecevabilité n'a pas été régularisée dans le délai de recours.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de Mme B. Celle-ci contestait un arrêté préfectoral du 22 mai 2023 la mettant en demeure d’abaisser le niveau de la retenue d’eau de son barrage, sur le fondement des articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l’environnement. Le juge a relevé que la requérante avait exécuté complètement la mesure prescrite, privant ainsi d’objet son recours en excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait le montant d’une indemnité allouée par l’Office national des combattants et des victimes de guerre en application du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait ni conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative, ni demande indemnitaire en réparation d’un préjudice, mais se bornait à solliciter un réexamen de la décision. Il a rappelé qu’il n’appartient pas au juge administratif de se substituer à l’administration. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.