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Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné le recours de M. A B, ressortissant brésilien, contre un arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant sollicitait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vue d'obtenir une carte "salarié". Le tribunal a annulé l'arrêté, estimant que le préfet n'avait pas examiné si la promesse d'embauche en CDI et les diplômes en gastronomie de M. A B constituaient des motifs exceptionnels justifiant la délivrance d'un titre "salarié", se bornant à vérifier les conditions d'une admission "vie privée et familiale". La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de séjour, de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination, avec injonction de réexaminer la demande.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A B, ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 10 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a substitué la base légale de la décision, initialement fondée sur le 2° de l'article L. 251-1 du CESEDA (menace pour l'ordre public), pour retenir le 1° du même article, estimant que le requérant ne justifiait plus d'un droit au séjour faute de ressources suffisantes et d'assurance maladie. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal jugeant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, ne sont pas fondés au regard des articles L. 251-1 et L. 233-1 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la cellule familiale pouvant se reconstituer au Maroc, et a rejeté les autres moyens soulevés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 14 novembre 2023 par lequel le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, a refusé de renouveler la carte de séjour de M. B, ressortissant tunisien, en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal juge que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les faits reprochés (composition pénale pour menaces de mort et conduite sans permis) ne suffisent pas à caractériser une menace pour l'ordre public, en l'absence d'antécédents ou de réitération. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Corse refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que l'erreur de plume concernant le fondement juridique de la demande (article L. 435-4 au lieu de L. 435-1 du CESEDA) était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 435-1 et L. 431-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse pour une contravention de grande voirie commise par la SAS Corsportaction et son gérant, M. B, pour avoir occupé sans autorisation le domaine public maritime sur la plage de la Roya à Saint-Florent. Les faits, constatés le 19 septembre 2022, consistaient en l'implantation d'un espace de stockage de matériel nautique sur 50 m², en sus d'une occupation autorisée. Le tribunal a jugé que cette occupation sans titre constituait une contravention de grande voirie au sens de l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné les contrevenants à une amende et ordonné la remise en état des lieux sous astreinte, conformément aux dispositions du même code et du décret n° 2003-172 du 25 février 2003.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision du préfet de la Corse-du-Sud refusant le regroupement familial au bénéfice de l'époux de Mme B. La solution retenue est fondée sur le défaut de consultation du maire de la commune de résidence, en méconnaissance de l'article L. 434-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituant un vice de procédure. Le tribunal a également relevé que le préfet s'est cru lié par les conditions de ressources sans tenir compte de l'évolution favorable de la situation de Mme B, entachant sa décision d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l’assignant à résidence dans la Haute-Corse pour 45 jours. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation et la violation des droits de la défense. Il a jugé que l’arrêté était légalement fondé sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et n’a pas ordonné la restitution du passeport retenu. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions principales ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Lecci pour une maison individuelle. Le préfet de Corse avait saisi le juge sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'absence d'avis conforme du préfet et la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Zonza à la SCI Birdy pour l'extension d'une construction existante par la création de deux logements. Le préfet de Corse avait saisi le juge sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, en soutenant que le projet se situait en zone naturelle non constructible de la carte communale et dans un espace proche du rivage. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, notamment au regard de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme, les logements projetés n'ayant pas de lien fonctionnel avec la construction existante.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution du certificat de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Lecci à la SCI La Testa pour une division en vue de construire. Saisi par le préfet de Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que les moyens tirés de l'absence d'avis conforme et de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. C, ressortissant algérien, pour contester son assignation à résidence dans le département de la Corse-du-Sud pour une durée de quarante-cinq jours, prise par le préfet de la Corse-du-Sud le 5 mars 2025. Le tribunal a admis M. C au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, le juge a annulé la décision d'assignation à résidence, estimant que le préfet s'était fondé sur la seule circonstance que l'intéressé avait été contrôlé en Corse-du-Sud, sans tenir compte de ses attaches familiales, de son domicile et de son activité professionnelle à Marseille, ce qui constitue une inexacte application des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 4 mars 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse obligeait M. A, ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pour un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance des articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A était titulaire d'un récépissé de demande d'asile et qu'aucune décision de rejet de la Cour nationale du droit d'asile ne lui avait été notifiée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 4 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une insertion socio-professionnelle suffisante. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence ont également été écartés comme infondés. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les recours de M. B, ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 12 mars 2025 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre un arrêté du 16 mars 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a admis M. B au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de procédure contradictoire, de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, de l'insuffisance de motivation, de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A B, ressortissant colombien, contestant l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 11 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et l'assignation à résidence. La juridiction a estimé que la procédure était régulière, les autorités françaises ayant vérifié auprès des autorités espagnoles la validité de son titre de séjour, et que la décision était suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les recours de M. B, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 12 mars 2025 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre un arrêté du 16 mars 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a admis M. B au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. La décision finale du tribunal n'est pas détaillée dans l'extrait fourni, mais les moyens soulevés par le requérant incluent l'irrégularité de la procédure contradictoire, l'insuffisance de motivation, l'erreur d'appréciation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, détenu prévenu, qui demandait qu'il soit enjoint au garde des sceaux de délivrer un permis de communiquer à son avocat. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le dépôt d'une demande d'aide juridictionnelle avait interrompu le délai de recours contentieux, et que l'intéressé ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a également relevé que, conformément à l'article R. 313-14 du code pénitentiaire, la délivrance du permis de communiquer pour un détenu prévenu relève de la compétence du magistrat instructeur, et non de l'administration pénitentiaire.
Le tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Rapaggio. Cette demande visait à désigner un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La juge des référés a ordonné la désignation d'un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le péril et de proposer des mesures de mise en sécurité. La décision précise que l'expert devra accomplir sa mission dans un délai de vingt-quatre heures et déposer son rapport dans le même délai.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. B. Cette mesure vise à constater et évaluer l'empiètement allégué de la commune de Lumio sur sa parcelle, à déterminer l'origine des désordres et à chiffrer les préjudices. Le juge a estimé que l'expertise était utile pour un litige à venir relevant de la compétence administrative, rejetant l'argument de la commune sur l'inutilité de la mesure.