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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 9 août 2023 lui interdisant d'exercer des fonctions d'éducateur sportif pour une durée de quatre mois. Le tribunal a jugé que le préfet avait pu légalement, en raison de l'urgence, prononcer cette interdiction temporaire sans consulter la commission prévue à l'article L. 212-13 du code du sport, ni respecter la procédure contradictoire préalable, conformément aux exceptions prévues par les articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 13 septembre 2022 par lequel le maire d'Oletta avait accordé un permis de construire un hangar métallique à la SCI Maintenance gardiennage bateau. Saisi par l'association U Levante, le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, car le terrain d'assiette, situé dans un espace naturel avec des constructions éparses, n'était pas en continuité avec un village, un hameau ou un groupe d'habitations existant. La solution retenue est l'annulation du permis de construire.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime, matérialisée par des ouvrages en béton et acier (quai, rail, plateforme) au droit d’une parcelle à Coti-Chiavari. M. A conteste être l’auteur des constructions et invoque un préjudice environnemental en cas de démolition. Le tribunal retient que les ouvrages sont implantés sur le domaine public maritime et que M. A, en ayant la maîtrise effective, en est le gardien. Il le condamne à une amende et ordonne la remise en état des lieux sous astreinte, sur le fondement des articles L. 2132-3 et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par M. A, fonctionnaire, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie, lui refusant un congé de longue maladie, ainsi que le refus implicite de communication de son dossier administratif et médical. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'irrégularité de la procédure médicale et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime (escalier en pierre et dalles de béton) par les propriétaires d’une parcelle à Porto-Vecchio. Le tribunal a constaté que l’infraction avait cessé et que le domaine avait été remis en état avant le jugement. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur l’action domaniale et a relaxé les prévenus de l’amende, appliquant les articles L. 2132-3 et L. 2111-4 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS VO2, qui sollicitait la condamnation de la collectivité de Corse à lui verser 182 875,20 euros HT pour l'allongement des délais d'exécution d'un marché de travaux de construction d'un collège. La société invoquait une faute du maître d'ouvrage et des sujétions imprévues, mais le tribunal a jugé qu'elle n'apportait pas la preuve que les retards étaient imputables à l'administration ou à des sujétions imprévues. De plus, le surcoût allégué, représentant 7 % du montant total du marché, n'était pas considéré comme un bouleversement de l'économie du contrat. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité de Corse.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de la SARL Autocars Santini et Santini contestant la validité d’un accord-cadre attribué par la Chambre de commerce et d’industrie de Corse (CCIC) à la société Borgo Voyages pour des services d’assistance en escale à l’aéroport de Bastia-Poretta. La requérante invoquait notamment une insuffisance de définition des besoins par le pouvoir adjudicateur, une irrégularité du recours à la procédure négociée, et un défaut de motivation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la CCIC avait suffisamment défini ses besoins et que la procédure négociée était régulièrement motivée par l’infructuosité d’appels d’offres antérieurs. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux demandes d’annulation ou de résiliation du contrat, ni à la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Grenke Location d’une demande de condamnation de la commune de Lucciana au paiement de diverses sommes (22 056,86 €) en exécution d’un contrat de location de photocopieurs résilié pour défaut de paiement. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la demande préalable de la société avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet liant le contentieux. Sur le fond, il a jugé que l’accord du 26 juin 2017, qui fixait un échéancier de paiement, ne se substituait pas au contrat initial et n’empêchait pas la société de se prévaloir des clauses de ce contrat. La décision applique les dispositions du code de justice administrative et du code civil.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SARL Via Corsa d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi suite à la résiliation pour motif d’intérêt général d’un marché public d’aménagement d’un carrefour, notifiée par la collectivité de Corse. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions subsidiaires de la société tendant à la reprise des relations contractuelles, au motif qu’elles n’avaient pas été introduites dans le délai de deux mois suivant la notification de la résiliation, conformément à la jurisprudence relative au recours de plein contentieux. Sur le fond, la décision ne précise pas la solution retenue concernant la demande principale d’indemnisation, mais elle applique les principes généraux du droit de la commande publique et du contentieux contractuel.
Le Tribunal administratif de Bastia annule la décision du 29 septembre 2021 par laquelle la directrice départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations a retiré les autorisations d'activité partielle accordées à la SARL Tourisme loisirs et soleil pour la période de novembre 2020 à juin 2021. Le tribunal estime que l'administration n'a pas démontré que le recours à l'activité partielle était dû à des travaux de démolition plutôt qu'aux contraintes sanitaires liées à la Covid-19, entachant ainsi sa décision d'une erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5122-1 et R. 5122-1 du code du travail. L'État est condamné à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS All Event Agency contestant le retrait des autorisations d'activité partielle pour un salarié. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée en fait. Il a également estimé que l'administration avait pu légalement retirer les autorisations, faute pour la société de démontrer l'existence d'un lien de subordination caractérisant un réel contrat de travail avec le salarié concerné, condition nécessaire pour bénéficier du dispositif d'activité partielle prévu aux articles L. 5122-1 et R. 5122-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud pour une contravention de grande voirie concernant l'occupation sans autorisation du domaine public maritime par M. A, qui avait implanté un muret et une terrasse bétonnée à Ajaccio. Le tribunal a constaté que ces installations, situées sur le domaine public maritime, constituaient une infraction prévue à l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné M. A à une amende de 1 500 euros, conformément au décret n° 2003-172 du 25 février 2003 et à l'article 131-13 du code pénal, et a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. C, pour avoir installé sans autorisation un dispositif d’ancrage fixe (corps-mort et bouée) sur le domaine public maritime, dans la baie de Punta Capicciola, et y avoir amarré ses navires. Le tribunal a jugé que cette installation, par son caractère permanent, constitue une occupation privative du domaine public maritime excédant le droit d’usage commun, en violation de l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a retenu la contravention prévue à l’article L. 2132-3 du même code et a condamné M. C à l’amende prévue par le décret n° 2003-172 du 25 février 2003.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire délivré par le maire d'Oletta à la SCI L'Alivetu di a Conca d'Oru pour un bâtiment à usage de garage, atelier et bureau. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, qui impose une urbanisation en continuité avec les bourgs, villages ou groupes de constructions existants en zone de montagne. Le tribunal constate que le terrain d'assiette, situé dans un vaste espace naturel avec des constructions éparses, ne peut être regardé comme en continuité avec un tel ensemble. Par ailleurs, l'application de l'article L. 122-7 du même code est écartée en raison de l'annulation du classement en zone AUe par le plan local d'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime. Il était reproché à la SARL Punta Paliagi et à son gérant d’avoir amarré un navire à un dispositif d’ancrage fixe sans autorisation dans la marine de Pevani. Le tribunal a constaté que les faits constituaient une contravention prévue à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La solution retenue est la condamnation des contrevenants, avec application du décret n° 2003-172 du 25 février 2003 pour le montant de l’amende.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bastia concerne une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime. La SAS Cappai et Jet et son gérant, M. C, ont été poursuivis par le préfet de la Corse-du-Sud pour avoir dépassé de 58 m² la surface autorisée sur la plage de Marinella à Ajaccio, en implantant notamment un ponton, des jet-skis et un local démontable. Le tribunal a constaté que les faits constituent une contravention prévue à l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La solution retenue est la condamnation des contrevenants au paiement d'une amende et à la remise en état des lieux, avec une astreinte de 1 000 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud pour une contravention de grande voirie commise par la SAS C et son gérant, M. A C. Il leur était reproché d'avoir installé onze dispositifs d'ancrage fixe avec bouées sur le domaine public maritime dans la baie d'Arone, sans titre d'occupation. Le tribunal a constaté que ces installations, par leur caractère permanent, constituaient un usage privatif illégal du domaine public. En application des articles L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques et du décret n° 2003-172 du 25 février 2003, il a retenu l'existence d'une contravention de grande voirie.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SARL Café de la Plage et de son gérant, pour avoir implanté sans autorisation dix dispositifs d’ancrage fixes sur le domaine public maritime dans la baie d’Arone. Le tribunal a jugé que ces installations, par leur caractère permanent, constituaient un usage privatif du domaine public maritime, constitutif de la contravention prévue à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a rejeté les arguments des défendeurs, notamment celui de la bonne foi, et a retenu la matérialité des faits. La solution retenue est la condamnation des contrevenants, le tribunal statuant sur le montant de l’amende et les mesures de remise en état.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SARL Hôtel Marinca et Spa et de sa gérante, Mme B, pour occupation sans titre du domaine public maritime. Il leur était reproché d’avoir implanté 65 matelas et 34 parasols sur la plage de Vetricella, représentant une surface de 338 m², sans autorisation. Le tribunal a relaxé les prévenues, considérant que le matériel était mis à la libre disposition des usagers, sans intervention du personnel, et que cette installation ne constituait pas une occupation privative prohibée. La décision s’appuie sur les articles L. 2132-3 et L. 2124-4 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que sur l’article L. 321-9 du code de l’environnement garantissant la libre utilisation des plages.
Le Tribunal Administratif de Bastia a relaxé la SARL Sud Marine Location et sa gérante, Mme A, poursuivies pour une contravention de grande voirie. Le préfet de la Corse-du-Sud les accusait d'avoir occupé sans autorisation le domaine public maritime en amarrant un navire à un dispositif d'ancrage fixe dans la baie de Vetricella. Le tribunal a jugé que les faits établis ne démontraient pas l'existence d'un ancrage fixe, mais seulement une occupation ponctuelle et brève, ne constituant pas un usage privatif excédant le droit commun. En application de l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, la relaxe a été prononcée et les demandes de remise en état rejetées.