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Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B A de cinq requêtes visant à contester les décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022 retirant le bénéfice des aides découplées et de l’aide aux bovins allaitants de la politique agricole commune (PAC) pour les campagnes 2015 à 2019. Le requérant invoquait notamment la prescription, un vice de procédure, l’incompétence du signataire, l’illégalité du retrait d’une décision créatrice de droits, et une erreur d’appréciation sur sa qualité d’agriculteur. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du règlement (UE) 2021/2116, sans préciser de texte spécifique pour le rejet au fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé provision, a condamné Mme B à verser 1 315 euros à la SAEML du port de plaisance de Toga, concessionnaire du domaine public portuaire. Cette somme correspond à la redevance d'occupation domaniale impayée pour le stationnement de son navire entre février et l'été 2022. Le juge a estimé que la créance, fondée sur l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, n'était pas sérieusement contestable. La condamnation est assortie des intérêts moratoires au taux légal à compter du 13 novembre 2024, date de la mise en demeure.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Porto-Vecchio du 5 novembre 2024. Cet arrêté retirait un refus de permis de construire et autorisait l'extension d'une maison d'habitation. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, tirés de l'absence de justification de la régularité de la construction existante et de la méconnaissance des articles L. 121-8, L. 111-3 et L. 121-13 du code de l'urbanisme (notamment au regard de la rupture d'urbanisation et des espaces proches du rivage), étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte, par ordonnance du 24 février 2025, du désistement pur et simple de M. A B de sa requête en annulation d’un arrêté de préemption urbain pris par le maire de Bastia le 25 août 2023. Ce désistement, accepté par la commune, fait suite à la conclusion d’un protocole transactionnel entre les parties. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt ainsi l’instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Ajaccio visant à désigner un expert pour examiner un immeuble situé 5 rue du Commandant D, dont les garde-corps dégradés présenteraient un risque pour la sécurité des occupants. La solution retenue est la désignation d'une experte, Mme A B, sur le fondement des articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que des articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. L'experte devra, dans un délai de vingt-quatre heures, constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a constaté que le recours, introduit le 19 février 2025, était tardif car il dépassait le délai de sept jours prévu par les articles L. 614-2, L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle n'a pas prorogé ce délai. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un déféré en excès de pouvoir visant à contester un arrêté du maire de Sarrola-Carcopino du 28 août 2023, qui n’avait pas fait opposition à une déclaration préalable de la SA EDF Corse pour l’installation d’un poste de transformation électrique. Le préfet s’est désisté purement et simplement de son recours par un mémoire du 19 février 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 24 février 2025. La procédure est ainsi close sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 23 août 2024 par lequel le maire de Sotta avait accordé le transfert d'un permis de construire à M. A. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme, relatif à la péremption du permis initial faute de travaux substantiels avant son expiration, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un référé suspension, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, visant à suspendre un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable pour la construction d’une palissade en bois, au motif d’une méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme en zone inondable. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté contesté, et le préfet s’est désisté de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. C, un ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car l'intéressé ne justifiait pas d'un droit au séjour en Italie, son titre de séjour italien étant périmé. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la méconnaissance n'a pas été établie.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL Werent, qui demandait l’annulation d’un arrêté du maire de Brando retirant une autorisation tacite de travaux. La société ne justifiait pas d’un intérêt à agir, faute de démontrer sa qualité de propriétaire des parcelles concernées ou d’être le pétitionnaire de la déclaration préalable, en méconnaissance de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans application de l’article L. 761-1.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B pour contester le retrait de points sur son permis de conduire, la perte de validité de ce titre et le refus d'enregistrement d'un stage de sensibilisation. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a annulé les décisions contestées et crédité le solde de points, conduisant M. B à se désister de ses conclusions à fin d'annulation. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel et, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une requête en contravention de grande voirie contre M. A pour amarrage illégal d’un navire, sur le fondement de l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le préfet a ensuite déclaré se désister de sa requête, M. A n’étant plus propriétaire du navire. Par ordonnance du 17 février 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune amende ni remise en état n’a donc été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un déféré en référé-suspension visant un permis de construire délivré par le maire de Bonifacio pour deux villas avec piscines. Le préfet s’est désisté de son recours. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure. La décision est fondée sur l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et l’article L. 554-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par la SARL Opéra Bouffe d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la communauté d’agglomération de Bastia lui retirant ses bacs de collecte de déchets, s’est déclaré incompétent pour connaître du litige. Il a estimé que ce litige, relatif à la redevance spéciale instituée sur le fondement de l’article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales, concerne les relations entre un service public industriel et commercial et l’un de ses usagers, relevant ainsi de la compétence du juge judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B, infirmière au centre hospitalier de Bonifacio, qui contestait la décision du 16 mai 2022 fixant la date de consolidation de son état de santé au 2 février 2022 suite à un accident de trajet. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante n’apportait pas de preuve médicale établissant que son état n’était pas consolidé à cette date, malgré des interventions chirurgicales ultérieures et une rechute reconnue. La solution retenue s’appuie sur le code des relations entre le public et l’administration et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la société Travaux de grande hauteur d’une demande de condamnation de la collectivité de Corse au versement d’intérêts moratoires et d’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, en raison du retard de paiement du solde d’un marché public de travaux. La société s’étant désistée de ses conclusions indemnitaires après le paiement des sommes dues, le tribunal a donné acte de ce désistement partiel. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la collectivité de Corse a été condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de M. B, surveillant pénitentiaire, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident survenu le 22 février 2022 et son placement en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a appliqué les articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, qui établissent une présomption d'imputabilité pour tout accident survenu dans le temps et le lieu du service. Il a jugé que l'accident remplissait les conditions légales pour être présumé imputable au service, en l'absence de faute personnelle ou de circonstance particulière. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du 5 juillet 2022 et l'arrêté du 13 juillet 2022, et a enjoint à l'administration de reconnaître l'imputabilité au service et de rétablir le plein traitement de M. B.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A et de l'EURL Cabinet Renucci, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 25 juillet 2022 par lequel le maire de Biguglia s'est opposé à leur déclaration préalable de division foncière en quatre lots. Le tribunal a jugé que le moyen soulevé, tiré d'une erreur d'appréciation au regard des articles R. 111-2, R. 111-5 et R. 111-6 du code de l'urbanisme, n'était pas fondé. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision municipale de retrait de la décision tacite de non-opposition.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande de Mme B-Giudicelli visant à obtenir l'annulation du refus du maire de Solaro de lui délivrer un certificat de permis d'aménager tacite pour un lotissement de 23 lots. La requérante soutenait qu'un permis tacite était né à l'issue du délai d'instruction de trois mois, et contestait la régularité de la demande de pièces complémentaires du 14 avril 2022. La requérante s'est désistée de ses conclusions contre cette demande de pièces. Le tribunal a rejeté le surplus de la requête, estimant que la demande de pièces complémentaires, notifiée dans le délai d'un mois, avait interrompu le délai d'instruction, empêchant la naissance d'un permis tacite. La décision s'appuie sur les articles R. 423-19, R. 423-22 et R. 423-41 du code de l'urbanisme.