5 567 décisions disponibles — page 109/279
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire tacite accordé à M. A pour des travaux sur une maison à Meria, au motif que le projet méconnaît l’article 1.2.2.4 du plan local d’urbanisme (PLU) imposant un enduit à la chaux avec finition fine. Le tribunal a estimé que le dossier ne démontrait pas le respect de cette prescription. Aucun autre moyen soulevé par le requérant n’a été retenu. La décision est fondée sur le code de l’urbanisme et le règlement du PLU de Meria.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés du défaut de motivation et d'absence d'examen individuel, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également constaté qu'un récépissé lui avait été délivré, écartant les moyens relatifs à l'atteinte à la liberté d'aller et venir. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Corbara à la SCI Mètre Carré Habitat pour un hôtel avec piscine. Le tribunal a d’abord jugé irrecevable le recours, estimant que M. A, propriétaire d’un terrain non contigu et non bâti, ne justifiait pas d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, le projet n’affectant pas directement les conditions de jouissance de son bien. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de la méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme (loi Littoral), en retenant que le projet s’inscrivait en continuité du village de Corbara. Les conclusions de M. A ont donc été rejetées, et il a été condamné à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la SCI au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Haute-Corse concernant la demande de carte de séjour "vie privée et familiale" de Mme A, ressortissante ivoirienne. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, car le préfet n'avait pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en plein contentieux par le préfet de la Haute-Corse, a examiné la validité du marché de travaux de ravalement de l’église de Lugo di Nazza attribué à la SARL Les Frères Piacentini. Le préfet invoquait plusieurs irrégularités, notamment le non-allotissement du marché, un délai de réception des offres insuffisant, la qualification erronée d’une offre comme inappropriée, et une pondération des critères non conforme au code de la commande publique. Le tribunal a statué en tenant compte de pièces couvertes par le secret des affaires, sans les soumettre au contradictoire, et a rejeté les conclusions du préfet, confirmant ainsi la validité du marché.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A B, ressortissant brésilien, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, rappelant que l'absence de motivation d'une décision implicite n'est pas illégale si l'intéressé n'a pas demandé la communication des motifs. Sur le fond, le tribunal a estimé que M. A B n'apportait pas la preuve de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France, ni de motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D. Cette mesure vise à déterminer les éventuels manquements lors de sa prise en charge par le centre hospitalier de Bastia le 1er novembre 2022 et à évaluer ses préjudices. Le tribunal a rejeté la demande de pré-rapport et la demande de l'hôpital de mettre les frais d'expertise à la charge du requérant.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de l’arrêté du 3 février 2025 par lequel le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, avait obligé M. A B à quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de trois ans et d’une assignation à résidence. Le juge a estimé que la requête était irrecevable concernant l’obligation de quitter le territoire, car le recours au fond suspendait déjà son exécution en vertu des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. S’agissant de l’interdiction de retour, il a considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C B, agent victime d’un accident de service le 26 mars 2024. La mesure a été jugée utile dans la perspective d’une action en indemnisation, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra évaluer les préjudices subis, notamment l’incapacité temporaire et permanente, ainsi que les souffrances endurées et le préjudice esthétique. Les opérations se dérouleront contradictoirement entre M. B, la commune de Bastia et la CPAM de la Haute-Corse.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A. Cette mesure vise à déterminer les éventuels manquements lors de sa prise en charge par le centre hospitalier d'Ajaccio le 20 mars 2024 et à évaluer ses préjudices. La juridiction a rejeté la demande de pré-rapport, rappelant que l'expert est libre de ses modalités de travail, et a écarté la demande de l'hôpital concernant l'avance des frais d'expertise, jugée prématurée. Un expert a été désigné avec une mission détaillée pour analyser les soins prodigués et le lien de causalité avec les dommages allégués.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D A. Cette mesure vise à évaluer l'étendue des préjudices résultant d'une maladie imputable au service, dans la perspective d'une future action en indemnisation. La requête a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Un collège de deux experts a été désigné pour déterminer les taux d'incapacité temporaire et permanente, ainsi que les éventuels préjudices annexes.
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B C. Cette dernière, qui a chuté sur la voie publique à Ajaccio le 7 avril 2024, souhaite évaluer ses préjudices en vue d'une action en responsabilité contre la commune d'Ajaccio, la collectivité de Corse et d'autres parties. Le tribunal a jugé la mesure d'expertise utile et a rejeté les demandes de mise hors de cause de la commune et de la collectivité, estimant leur participation nécessaire à la procédure d'instruction.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B concernant le retrait de sa carte de séjour et l'interdiction de retour d'un an, estimant qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur leur légalité. En revanche, le juge a suspendu l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français, en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que l'éloignement ne peut intervenir avant que le tribunal n'ait statué au fond. La condition d'urgence n'a pas été examinée pour les premières décisions, le recours étant manifestement mal fondé.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a condamné la commune de Volpajola à verser à la SARL BET Pozzo di Borgo la somme totale de 30 429,03 euros. Cette somme correspond à sept mémoires d'honoraires impayés pour une mission de maîtrise d'œuvre relative à la réhabilitation du réseau d'eau potable, exécutée dans le cadre d'un marché public conclu le 4 novembre 2019. La commune n'ayant pas contesté la demande, la créance a été jugée non sérieusement contestable. Le tribunal a également accordé les intérêts moratoires au taux des marchés publics, conformément aux articles L.2192-13 et R.2192-21 du code de la commande publique, à compter de l'expiration du délai de paiement de trente jours suivant chaque facture, ainsi que la capitalisation des intérêts.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé provision, a partiellement fait droit à la demande de M. C, un agent pénitentiaire souffrant d'une maladie professionnelle (déficit auditif bilatéral). Le juge a reconnu le principe non contestable de l'obligation de l'État à réparer les préjudices personnels, en application de l'article R.541-1 du code de justice administrative. Il a accordé une provision de 41 040 euros, correspondant à l'indemnisation des souffrances endurées (1 000 euros), du déficit fonctionnel temporaire (40 euros) et du déficit fonctionnel permanent (40 000 euros). En revanche, la demande relative aux frais d'appareillage auditif a été rejetée, car leur prise en charge relève des dispositions du code général de la fonction publique et ne présente pas un caractère non sérieusement contestable dans le cadre de ce référé.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B A comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait une décision du maire de Solaro portant recouvrement d'une somme, mais n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, constatant que le pli de régularisation, non réclamé, n'avait pas été suivi d'effet.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A, gérant d'un restaurant, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 18 juin 2021 refusant une autorisation d'occupation du domaine public maritime. Le requérant n'ayant pas répondu à une demande de confirmation de maintien de sa requête formulée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 25 février 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le maire de Calcatoggio n'avait pas fait opposition à une déclaration préalable de division pour construire. Le juge a estimé que l'ensemble des moyens soulevés par le préfet, notamment l'absence d'avis conforme du préfet en l'absence de document d'urbanisme (articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l'urbanisme) et la méconnaissance des règles de constructibilité en espace proche du rivage et en coupure d'urbanisation (articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme), étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi en référé-suspension par le préfet de la Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio pour une maison d'habitation. Le juge a estimé que l'ensemble des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme (construction en discontinuité d'une agglomération et extension de l'urbanisation sans document d'urbanisme opposable), étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution du certificat de permis de construire tacite délivré par le maire de Porto-Vecchio pour une maison individuelle. Saisi par le préfet de Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.