5 567 décisions disponibles — page 112/279
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par l'association U Levante d'un recours en excès de pouvoir contre le certificat de permis de construire tacite délivré par le maire de Sisco au SYVADEC pour un quai de déchets au lieu-dit "Grotta Bianca". L'association invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-23 du code de l'urbanisme, ainsi que du règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à l'extension de l'urbanisation en continuité avec les agglomérations existantes.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de M. B, surveillant pénitentiaire, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident survenu le 22 février 2022 et son placement en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a rappelé que, selon le code général de la fonction publique, un accident survenu dans le temps et le lieu du service est présumé imputable au service. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les articles L. 822-21 et L. 822-18 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois par le préfet de Corse-du-Sud. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit l'arrêté de suspension attaqué, malgré une demande de régularisation de quinze jours. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la CAF de la Haute-Corse de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié, malgré une invitation du tribunal, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil exécutif de la Collectivité de Corse, conformément aux articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant s'est borné à invoquer un défaut d'examen de sa situation sans apporter de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que ce moyen unique, non assorti de faits précis, était manifestement insuffisant. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A, agent du centre hospitalier de Bastia, qui demandait la suspension de la décision de suspendre le versement de son traitement depuis le 1er mai 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une requête distincte en annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté la demande sans instruction ni audience.
Le Tribunal administratif de Bastia, par une ordonnance du 12 février 2025, a donné acte du désistement de la SAS Balbi Prévoyance, qui contestait la délibération du 21 mars 2022 de la communauté d’agglomération de Bastia relative au règlement de la redevance spéciale des déchets ménagers. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 (1°) et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Calcatoggio pour la transformation d'un restaurant et de garages en logements collectifs. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme (Loi Littoral) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Le projet est situé dans un espace non urbanisé à proximité immédiate du littoral, dans la bande des 100 mètres, ce qui interdit les constructions nouvelles.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de Corse a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant albanais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut d'enregistrement de la demande, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 8 de la CEDH et de la Convention internationale des droits de l'enfant) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus de séjour. Pour l'obligation de quitter le territoire, le juge a relevé que l'éloignement ne pouvait intervenir avant que le tribunal n'ait statué sur le recours en annulation, conformément aux articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée sans examen de la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL La Bergerie, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissement en Corse de 51 255 euros au titre de travaux de rénovation de son hôtel. Le tribunal a jugé que ces travaux, n’ayant ni étendu les capacités de l’établissement ni entraîné un changement fondamental de son processus de production, ne constituaient pas un « investissement initial » au sens du règlement UE n° 651/2014, condition posée par l’article 244 quater E du code général des impôts. Le moyen tiré de l’incompétence du signataire de la décision de rejet a été écarté comme inopérant. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SCA la Cave d'Aléria, qui sollicitait le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissement en Corse. La société soutenait qu'une subvention de FranceAgriMer n'était pas une aide d'État et ne devait pas être prise en compte pour vérifier le respect des plafonds d'intensité d'aide. Le tribunal a jugé que cette subvention, versée dans le cadre du règlement (UE) n° 1308/2013, constitue une aide d'État au sens du règlement (UE) n° 651/2014. Son cumul avec le crédit d'impôt excédant le taux maximal de 20 % fixé par la carte des aides à finalité régionale, la demande a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la société Micro TP d’une demande en plein contentieux visant à condamner la commune de Conca au paiement de 11 642,21 euros, correspondant au solde d’une facture de travaux et à la restitution d’une retenue de garantie légale, dans le cadre d’un marché de travaux d’aménagement d’un cimetière. Le tribunal a fait droit partiellement à la demande en condamnant la commune à verser 10 614,06 euros au titre du solde impayé, sur le fondement des stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et de l’état d’acompte signé par le maire. En revanche, la demande relative à la retenue de garantie de 469,51 euros a été rejetée, faute pour la société d’avoir justifié avoir avisé la commune de l’achèvement des travaux par lettre recommandée, comme l’exigeaient les articles R. 8.2 et 8.3 du CCAP.
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. B qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 17 décembre 2021 ordonnant le dessaisissement de toutes ses armes. Le tribunal écarte le moyen tiré du vice de procédure, estimant que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure a été respectée. Il juge également que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur des faits graves (enlèvement, extorsion, alcoolémie au volant), bien qu'anciens et sans suites pénales, pour estimer le comportement de l'intéressé incompatible avec la détention d'armes au sens des articles L. 312-11 et R. 312-67 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B D, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 février 2022 ordonnant le dessaisissement de toutes ses armes. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe (incompétence du signataire, défaut de motivation et méconnaissance des droits de la défense) et interne (erreur de droit et d’appréciation). Il a jugé que la mesure de police administrative, fondée sur les articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, était justifiée par des faits d’agression sexuelle et de détention non autorisée d’arme, permettant de craindre une utilisation dangereuse. La demande de suspension de la procédure et celle au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bastia annule l'arrêté du 7 février 2022 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud avait interdit à M. A d'acquérir ou de détenir des armes, l'avait inscrit au fichier FINIADA et lui avait ordonné de se dessaisir de ses armes. Le tribunal juge que le préfet a fait une inexacte application des articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, car les faits invoqués (procédures anciennes sans condamnation) n'étaient pas établis et que l'intéressé avait obtenu des autorisations postérieures. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 5 avril 2022 ordonnant à M. A de se dessaisir de toutes ses armes. Le tribunal estime que les faits de 2012 retenus par le préfet ne sont pas établis et que ceux de 2018, même avérés, ne révèlent pas un comportement incompatible avec la détention d'armes, en application des articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. Il enjoint au préfet de retirer l'inscription de M. A au fichier FINIADA et condamne l'État à lui verser 1 500 euros.
Le Tribunal administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 8 août 2022 par lequel le maire de Villanova avait refusé à Mme B un permis de construire pour la surélévation d'une construction existante, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux du 29 novembre 2022. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : les décisions attaquées ne comportaient pas les considérations de droit requises par les articles L. 424-3 et A. 424-4 du code de l'urbanisme, les privant ainsi de motivation suffisante. La commune de Villanova a été condamnée à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme B A. Celle-ci contestait les décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022 ayant retiré ou refusé les aides de la politique agricole commune (PAC) pour les campagnes 2015 à 2019. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la prescription, du vice de procédure, de l'incompétence de l'auteur de l'acte, et de l'erreur d'appréciation sur la qualité d'agricultrice. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de Mme A contestant les décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022 retirant les aides de la PAC pour les campagnes 2015 à 2018 et refusant celles pour 2019. La requérante invoquait notamment la prescription, un vice de procédure, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et une erreur d'appréciation sur sa qualité d'agricultrice. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans qu'il soit fait droit aux conclusions aux fins d'injonction ou au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de la 2ème chambre, a rejeté les requêtes de Mme A qui contestait les décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022 retirant les aides de la politique agricole commune (PAC) pour les campagnes 2015 à 2018 et refusant celles pour 2019. La requérante invoquait notamment la prescription, un vice de procédure, l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'illégalité du retrait d'une décision créatrice de droits, une erreur de droit et d'appréciation sur sa qualité d'agricultrice, ainsi qu'un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé l'ensemble de ces moyens non fondés, confirmant la légalité des retraits et du refus d'octroi d'aides.