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Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 9 septembre 2024 par lequel le maire de Porto-Vecchio n'avait pas fait opposition à une déclaration préalable pour la création d'un lot à bâtir. Le juge a estimé que l'ensemble des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 121-8, L. 111-3 et L. 122-10 du code de l'urbanisme ainsi que du PADDUC, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Bastia annule l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 7 février 2022 ordonnant le dessaisissement des armes de M. A et son inscription au fichier FINIADA. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur une procédure pénale classée sans suite, faute d'éléments établissant un comportement incompatible avec la détention d'armes. Il enjoint au préfet de renouveler l'autorisation de détention d'armes et de radier M. A du FINIADA, sur le fondement des articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Seaviews, qui contestait la passation d’un marché public de bathymétrie et d’inspection d’ouvrages maritimes attribué par la CCI de Corse. La société invoquait des atteintes aux principes d’égalité de traitement et de transparence, notamment en raison d’exigences techniques jugées discriminatoires et de l’application d’un critère non divulgué. Le tribunal a estimé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de demande préalable, et a écarté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure de passation était régulière et que les notes attribuées n’étaient entachées d’aucune erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de la commune de Partinello à lui verser 5 000 euros pour le préjudice résultant du refus du maire d'interdire le stationnement de véhicules devant sa maison. Le tribunal a jugé que le maire n'avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de la commune, car le stationnement litigieux ne présentait pas un péril grave ou une situation particulièrement dangereuse pour le bon ordre, la sécurité ou la salubrité publiques, au sens des articles L. 2212-2 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales. Les conclusions indemnitaires et injonctives de M. B ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Corsica Ferries. Celle-ci contestait des avenants à des conventions de délégation de service public (DSP) conclues entre la Collectivité de Corse et la société Corsica Linea, qui prévoyaient le versement de subventions pour compenser les conséquences de la crise sanitaire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour la société requérante de justifier d'un intérêt à agir, sa candidature aux DSP en cause ayant été déclarée irrégulière. Par ailleurs, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 107 et 108 du TFUE et de l'article L. 6 du code de la commande publique ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui contestait le refus du maire de Sartène de lui délivrer un permis de construire une maison sur la parcelle B n°803 au lieudit "Tromba". Le tribunal a jugé que le projet, situé dans un espace naturel avec seulement quelques constructions éparses, ne se trouvait pas en continuité d’un village ou d’une agglomération au sens de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, tel que précisé par le PADDUC. Par conséquent, l’avis conforme défavorable du préfet de la Corse-du-Sud, sur lequel se fondait le refus du maire, n’était pas entaché d’illégalité. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A de trois recours contestant les décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022, qui refusaient ou retiraient des aides de la politique agricole commune (PAC) pour les campagnes 2017, 2018 et 2019. Le requérant invoquait notamment la prescription, un vice de procédure, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et une erreur de droit sur sa qualité d'agriculteur. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les règlements européens relatifs à la PAC (n° 1306/2013, n° 1307/2013, n° 2021/2116) et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. A, qui contestait trois décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022. Ces décisions concernaient le refus d’octroi d’aides de la PAC pour la campagne 2019 et le retrait d’aides pour les campagnes 2017 et 2018. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la prescription, du vice de procédure, de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du retrait illégal d’une décision créatrice de droits et de l’erreur d’appréciation. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice, sans qu’il soit fait application des textes invoqués par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de M. A contestant les décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022 refusant ou retirant des aides de la politique agricole commune (PAC) pour les campagnes 2017, 2018 et 2019. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la prescription, du vice de procédure, de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du retrait illégal d'une décision créatrice de droits, et de l'erreur d'appréciation sur la qualité d'agriculteur. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués incluent les règlements européens n° 2988/95, 1306/2013, 1307/2013 et 2021/2116, ainsi que le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a été saisi par M. B A de cinq requêtes tendant à l'annulation des décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022 retirant le bénéfice des aides découplées et de l'aide aux bovins allaitants de la PAC pour les campagnes 2015 à 2019. Le requérant invoquait notamment la prescription, un vice de procédure, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et une erreur d'appréciation sur sa qualité d'agriculteur. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sans qu'il soit fait application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le règlement (UE) 2021/2116.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B A de cinq requêtes tendant à l’annulation des décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022 lui retirant le bénéfice des aides découplées et de l’aide aux bovins allaitants au titre des campagnes 2015 à 2018 de la politique agricole commune (PAC). Le requérant invoquait notamment la prescription, un vice de procédure, l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’illégalité du retrait d’une décision créatrice de droits, et une erreur d’appréciation sur sa qualité d’agriculteur. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et les règlements européens applicables à la PAC.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B A de cinq requêtes (n°s 2201635 à 2201639) tendant à l'annulation des décisions du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022 retirant le bénéfice des aides découplées et de l'aide aux bovins allaitants de la politique agricole commune (PAC) pour les campagnes 2015 à 2018. Le requérant invoquait notamment la prescription, un vice de procédure, l'incompétence de l'auteur de l'acte, le retrait illégal d'une décision créatrice de droits, une erreur de droit et d'appréciation sur sa qualité d'agriculteur, ainsi qu'un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des retraits d'aides opérés par le préfet.
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a été saisi par M. B A de cinq requêtes (n° 2201635 à 2201639) tendant à l'annulation des décisions du 25 octobre 2022 par lesquelles le préfet de la Haute-Corse a retiré le bénéfice des aides découplées et de l'aide aux bovins allaitants de la PAC pour les campagnes 2015 à 2018. Le requérant invoquait notamment la prescription, un vice de procédure (défaut d'audition orale), l'incompétence de l'auteur de l'acte, le retrait illégal d'une décision créatrice de droits, une erreur de droit et d'appréciation sur sa qualité d'agriculteur, ainsi qu'un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser dans cet extrait les textes spécifiques appliqués.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud lui avait ordonné de se dessaisir de ses armes. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, jugeant que la lettre d'information préalable était régulièrement signée et que l'administration n'était pas tenue d'informer l'intéressé de son droit à des observations orales ou à l'assistance d'un conseil. Il a également rejeté le moyen d'insuffisance de motivation, considérant que l'arrêté énonçait les considérations de droit et de fait nécessaires. La solution retenue est fondée sur les articles L. 312-11 du code de la sécurité intérieure et L. 121-1, L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 16 mai 2022 ordonnant le dessaisissement de ses armes. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, jugeant que l'absence d'habilitation individuelle de l'agent ayant consulté un fichier automatisé était sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 47 de la loi du 6 janvier 1978, estimant que la décision ne reposait pas sur le seul fondement d'un traitement automatisé. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur des faits de violence commis en 2009 et 2021, ces derniers étant de nature à révéler un comportement incompatible avec la détention d'armes au sens des articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule la décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable de division parcellaire à Grosseto-Prugna, formée par le préfet de la Corse-du-Sud. Le tribunal retient que le maire était tenu de suivre l'avis conforme défavorable du préfet en raison de la caducité du plan d'occupation des sols. Il juge également que le projet méconnaît l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car il s'implante en discontinuité d'une agglomération ou d'un village existant, au regard des précisions du PADDUC. La solution se fonde sur les articles L. 174-1, L. 422-5 et L. 121-8 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Corsica Ferries. Celle-ci contestait des avenants à des conventions de délégation de service public (DSP) conclues entre la Collectivité de Corse et la société Corsica Linea, qui prévoyaient le versement de subventions pour compenser les conséquences de la crise sanitaire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car elle était dirigée contre trois avenants distincts sans lien suffisant entre eux. Il a également estimé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles 107 et 108 du TFUE sur les aides d'État et de l'article L. 6 du code de la commande publique, n'étaient pas fondés, la compensation relevant de la théorie de l'imprévision.
Le Tribunal Administratif de Bastia a condamné l'État à indemniser l'association Muselek - La montagne et la société Prestacor pour le préjudice résultant de l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 2 août 2019 interdisant un festival de musique. Cette illégalité, déjà constatée par un jugement définitif du 16 mars 2021, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a jugé que le lien de causalité entre la faute et les préjudices allégués n'était pas établi, car les requérantes n'ont pas démontré que l'interdiction était la cause directe de leurs pertes. En conséquence, les demandes d'indemnisation ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 16 mai 2022 lui ordonnant de se dessaisir de toutes ses armes. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié à l'habilitation de l'agent ayant consulté les fichiers automatisés, le jugeant inopérant. Il a également estimé que la décision n'avait pas été prise sur le seul fondement d'un traitement automatisé, en méconnaissance de l'article 47 de la loi du 6 janvier 1978, mais après une enquête administrative globale. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur une condamnation pour détention non autorisée d'arme et un comportement négligent, conformément aux articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud ordonnant le dessaisissement de ses armes et son inscription au fichier FINIADA. Le tribunal a estimé que la mesure n'était ni disproportionnée ni entachée d'erreur d'appréciation, en raison de la nature, de la gravité et de la réitération des faits de violence et d'outrage commis par le requérant, notamment en 2010, 2011 et 2020. La décision s’appuie sur les articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, qui permettent au préfet d’ordonner un dessaisissement pour des raisons d’ordre public ou de sécurité des personnes.