5 567 décisions disponibles — page 121/279
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 2 janvier 2025, a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait la requalification de son contrat en contrat à durée indéterminée, le paiement d’heures supplémentaires et des dommages et intérêts. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a constaté que Mme A n’avait pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision administrative attaquée ou la preuve d’une réclamation préalable, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Transport Phoenix. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n° 1 d'un accord-cadre de transport scolaire de la commune d'Ajaccio, au motif qu'elle ne prévoyait que 7 cars. Le juge a estimé que la commune n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en déclarant l'offre irrégulière, dès lors que le cahier des clauses techniques particulières imposait implicitement mais nécessairement un nombre de véhicules suffisant pour assurer les navettes, ce que l'offre de la requérante ne permettait pas. La solution retenue confirme la légalité de la décision de la commune et écarte tout manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Corse-du-Sud refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les faits de violences commis par le requérant, bien qu'isolés, caractérisaient une menace pour l'ordre public justifiant le refus de séjour sur le fondement de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Albanie. Enfin, la durée de l'interdiction de retour de cinq ans n'a pas été considérée comme disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de la SCEA Pépinières de Saint Cyprien contestant le refus partiel d'autorisation d'introduction de végétaux spécifiés en Corse, pris par le service vétérinaire et phytosanitaire de la DDCSPP de la Corse-du-Sud le 5 février 2021. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée, fondée sur l'arrêté préfectoral du 30 avril 2015, n'était pas illégale. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et l'exception d'illégalité de l'arrêté préfectoral, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur le règlement (UE) n° 2016/2031 et les textes européens relatifs à la protection contre les organismes nuisibles, confirmant la légalité des restrictions d'introduction de végétaux pour prévenir la propagation de la bactérie Xylella fastidiosa.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de la SARL Corse Villas Services contestant le refus partiel d'autorisation d'introduction de végétaux spécifiés (Citrus, Hibiscus, etc.) en provenance d'Italie, pris par le service vétérinaire et phytosanitaire de la Corse-du-Sud le 14 janvier 2021. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 30 avril 2015 servant de base légale à la décision, en raison de sa contrariété au droit de l'Union européenne. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'arrêté préfectoral était compatible avec le règlement (UE) 2016/2031 et les mesures de protection contre Xylella fastidiosa, et que le refus d'introduction était justifié par la nécessité de prévenir la propagation de cet organisme nuisible. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bastia (1ère chambre) concerne une demande d'indemnisation de Mme A, qui a chuté le 29 novembre 2018 sur une promenade de la commune de L'Île-Rousse, en raison d'une dalle surélevée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la preuve du lien de causalité entre la chute et l'état de la dalle n'était pas suffisamment rapportée par la requérante. Il a appliqué le principe selon lequel l'usager d'un ouvrage public doit prouver ce lien de causalité, et que le maître de l'ouvrage peut s'exonérer en démontrant l'absence de défaut d'entretien normal. La CPAM de la Haute-Corse a été mise hors de cause, la victime étant prise en charge par l'ENIM.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Corse. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain était infondé, faute pour la requérante de justifier d'un visa long séjour, condition exigée par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté comme inopérant le moyen fondé sur l'article L. 435-4 du même code, la demande n'ayant pas été présentée sur ce fondement. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SARL Jardin Service Fourny d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 8 février 2021 de la DDCSPP de la Haute-Corse refusant partiellement l’introduction de certains végétaux sensibles à la bactérie Xylella fastidiosa. La société invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation et une exception d’illégalité de l’arrêté préfectoral du 30 avril 2015, estimant que l’interdiction était disproportionnée pour des végétaux provenant de zones non délimitées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a validé la décision prise sur le fondement des règlements européens (UE) n° 2016/2031 et n° 2020/1201 ainsi que de l’arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, exploitant d'une pépinière, qui contestait le refus partiel de la DDCSPP de la Haute-Corse de l'autoriser à introduire en Corse certains végétaux spécifiés (Citrus, Rosa, etc.) sensibles à la bactérie Xylella fastidiosa. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et l'exception d'illégalité de l'arrêté préfectoral du 30 avril 2015, ainsi que sa compatibilité avec le droit de l'Union européenne (règlements UE 2016/2031, 2019/1702 et 2020/1201). La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens n'étaient pas fondés et que la décision attaquée était légale.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Grenke location d’une demande de condamnation du SIVOM de l’école de Porticcio à lui verser diverses indemnités (loyers impayés, frais de résiliation, indemnité de non-restitution) suite à la résiliation d’un contrat de location de longue durée de matériel informatique. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le SIVOM, estimant que la requête était recevable car précédée d’une réclamation préalable. Sur le fond, il a rappelé que le cocontractant d’une personne publique ne peut résilier unilatéralement le contrat, même en cas de défaillance de l’administration, sauf clause contractuelle expresse ou force majeure. En l’espèce, le contrat ne portant pas sur l’exécution même du service public, la résiliation par la société était possible, mais le tribunal a examiné les demandes indemnitaires sur la base des stipulations contractuelles et des textes applicables (code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL La Ruche Foncière contestant le refus partiel d'autorisation d'introduction de végétaux sensibles à la bactérie Xylella fastidiosa. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 30 avril 2015. Le tribunal a examiné la légalité de la décision attaquée au regard du règlement (UE) n° 2016/2031, qui permet aux États membres de maintenir des mesures restrictives en l'absence de mesures européennes. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité du refus d'autorisation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme D, qui contestait l'arrêté du maire de Farinole s'opposant à sa déclaration préalable pour changer un entrepôt-garage en habitation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'absence de procédure contradictoire, et de méconnaissance de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'opposition municipale. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Via casa, qui contestait la résiliation pour faute de son marché public de construction d'un centre multi-accueil à Bonifacio. La société demandait une indemnité de 22 702,80 euros pour la part non réalisée du chantier, mais le tribunal a jugé que la résiliation était fondée sur le non-respect des documents d'exécution visés par le maître d'œuvre, conformément aux articles 29 et 46 du CCAG-travaux. La requête a également été déclarée irrecevable, car la réclamation préalable du 26 novembre 2021 ne correspondait pas aux sommes demandées dans la requête, en violation de l'article 50 du CCAG. Les conclusions de la société ont donc été rejetées, et elle a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B contestant la décision de la maire de Borgo du 28 juillet 2022, qui opposait un sursis à statuer à sa demande de permis de construire un immeuble de douze logements. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que M. B, en tant que pétitionnaire, n'avait pas à justifier de son titre de propriété. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de sursis à statuer, considérant que la commune n'avait pas démontré que le projet de plan local d'urbanisme était suffisamment avancé pour justifier un tel sursis, en méconnaissance des articles L. 153-11 et L. 424-5 du code de l'urbanisme. La solution retenue est donc l'annulation de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCCV U Chiosu, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 28 avril 2022 du préfet de Corse-du-Sud. Cet arrêté mettait en demeure la société de régulariser sa situation administrative au regard de la réglementation sur les espèces protégées, en lien avec des travaux de construction sur une parcelle à Lecci. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'absence de nécessité d'une dérogation au titre de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la mise en demeure fondée sur les articles L. 411-1 et L. 171-8 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 9 janvier 2023 par lequel le maire de Grosseto-Prugna a refusé un permis de construire à la SASU CGFI Développements. Le tribunal a jugé que la société bénéficiait d'un permis de construire tacite né le 10 janvier 2023, faute de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction de deux mois. L'arrêté de refus, qui retirait ce permis tacite, a été pris sans respecter la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Cette irrégularité a privé la société requérante d'une garantie, entraînant l'annulation de la décision.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, estimant que M. A ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, faute pour le requérant de démontrer une vie privée et familiale établie en France. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision du 3 mai 2024 par laquelle le préfet de la Corse-du-Sud refusait le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien, au motif que sa présence constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal a jugé que le préfet, qui n’a pas produit de mémoire en défense ni fourni d’éléments précis sur les faits reprochés, n’a pas justifié l’application de l’article L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé, malgré l'absence de mention de la présence d'un frère en France. Il a également jugé que la décision d'interdiction de retour n'était pas disproportionnée au regard de la vie privée et familiale de M. B, célibataire et sans charge de famille en France, et qu'il pouvait solliciter son abrogation après exécution de la mesure. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le syndicat des copropriétaires d’un immeuble, qui recherchait la responsabilité sans faute de la commune de Bastia pour des dommages causés par des travaux publics de démolition et de réhabilitation de l’îlot Gaudin. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité entre les désordres allégués et les travaux publics n’était pas établi et que les dommages étaient imputables au défaut d’entretien de l’immeuble par le syndicat. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à être garantie par les entreprises et assureurs, faute de condamnation prononcée à son encontre. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics à l’égard des tiers.