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Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 10 mars 2022 par lequel le préfet de la Haute-Corse ordonnait à M. B de se dessaisir de toutes ses armes. Le tribunal a jugé que la condamnation pour recel habituel, qui fondait la mesure, était devenue non avenue en raison de l'écoulement du délai de cinq ans sans nouvelle infraction, conformément à l'article 132-35 du code pénal. Cette circonstance, bien que révélée postérieurement à l'arrêté, constituait un élément objectif dont le juge devait tenir compte pour apprécier la légalité de la décision. En conséquence, la décision préfectorale a été annulée pour erreur de droit, en application des articles L. 312-3 du code de la sécurité intérieure et 775 du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un déféré en suspension, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, visant à suspendre un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio pour la rénovation et l’extension d’une maison. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles L. 121-8, L. 111-3 et L. 121-13 du code de l’urbanisme en raison de sa situation en discontinuité de l’urbanisation et de sa co-visibilité avec le rivage, et que le maire était en situation de compétence liée par son avis conforme défavorable. La commune a contesté la régularité de cet avis et a fait valoir que le projet constituait une extension limitée d’une construction existante, autorisée par l’article L. 121-13 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la demande de suspension, considérant que les moyens soulevés par le préfet n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SCI Poggio d'olmo pour contester deux titres de perception émis en 2021 pour le recouvrement de la taxe d'aménagement, d'un montant total de 139 974 euros. La société s'est désistée de sa requête après que le directeur départemental des finances publiques du Vaucluse a annulé les titres litigieux le 5 mars 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 500 euros à la SCI au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré le 1er août 2024 par le maire de Porto-Vecchio à Mme B A pour l'extension d'une maison. Saisi par le préfet de Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Le projet, situé en discontinuité d'urbanisation et en dehors des secteurs urbanisés, ne constituait pas un simple agrandissement mais un nouveau logement, le maire étant par ailleurs en situation de compétence liée par l'avis défavorable du préfet.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 27 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet avait pu légalement se fonder sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) dès lors que M. D ne justifiait pas d'une entrée régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus de la commission départementale de médiation de la Corse-du-Sud de le reconnaître prioritaire pour un logement social. Le requérant s’est désisté après que la commission a finalement accédé à sa demande par une décision du 23 avril 2024. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 16 décembre 2024, a constaté le désistement d'office de la SCI GSM. La requérante avait contesté un arrêté de préemption pris par la commune de Santa-Lucia-di-Moriani le 13 août 2021. N'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande du tribunal, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Ajaccio refusant de reconnaître comme imputable au service un accident survenu le 18 novembre 2021. Postérieurement à l’introduction de la requête, les parties ont conclu un protocole transactionnel, et Mme B a indiqué se désister de son action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a pris acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 16 décembre 2024, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal administratif de Bastia, par une ordonnance du 17 décembre 2024, a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud de lui communiquer des documents complémentaires relatifs à son dossier individuel. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la notification prévue à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté de l'ensemble de sa requête. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de RSA de 4 327,89 euros. Le requérant n’a pas régularisé sa requête dans le délai imparti en utilisant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En conséquence, la requête, ne comportant que des moyens inopérants ou insuffisamment précis, a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.
Rejet d'une requête de M. B contestant le refus de la CAF de Haute-Corse de lui accorder un complément de ressources pour adulte handicapé. Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête pour défaut de motivation, sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, après que le requérant n'a pas fourni les précisions demandées dans le délai imparti.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 412-1 du code de justice administrative, le requérant n’a pas produit l’acte attaqué dans sa complétude. En application de l’article R. 222-1, 4° du même code, l’absence de régularisation a conduit au rejet de l’ensemble des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A contestant un titre de perception de 5 313 euros émis au titre de la taxe d’aménagement. Le requérant invoquait l’incompétence de l’auteur de l’acte et un droit à l’erreur pour bénéficier d’une exonération, son projet étant destiné à la location sociale. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, l’acte ayant été émis par la direction départementale des territoires et de la mer, et a jugé que le titre de perception ne constituait pas une sanction au sens de l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration, rendant inopérant le droit à l’erreur. La demande de décharge et de sursis de paiement a été rejetée par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la lettre de fin d’instruction du 3 février 2022 du préfet de la Haute-Corse lui infligeant une pénalité de 20 % sur ses aides agricoles pour la campagne 2019. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, le délai de dix jours pour présenter des observations étant suffisant et l’absence de second courrier après réception d’observations n’étant pas exigée par les textes applicables. Il a également écarté les moyens tirés d’une erreur de droit, estimant que les anomalies constatées (incohérence des données du passeport, absence de registre, dépassement des délais de notification) étaient fondées sur les règlements européens et nationaux en vigueur. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B A contestant un arrêté du président du conseil exécutif de Corse prolongeant son congé pour invalidité temporaire imputable au service et fixant une date de consolidation. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait que des arguments factuels sur l’état de santé, sans exposer de moyens de légalité, en méconnaissance des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué ces textes pour constater l’absence de précisions suffisantes permettant d’apprécier le bien-fondé du recours.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A contre l'arrêté du maire de Coti-Chiavari du 19 septembre 2022 lui ordonnant de cesser des travaux. Le tribunal a jugé que le maire était tenu de prendre cet arrêté en application de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, dès lors qu'un procès-verbal avait constaté une construction sans permis. Il a écarté le moyen tiré de l'absence de procédure contradictoire, estimant que le maire était en situation de compétence liée. Les travaux litigieux, réalisés sur un emplacement non couvert par les précédentes demandes de permis, ne bénéficiaient d'aucune autorisation tacite.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule un permis de construire tacite accordé à la SCI Caldaniccia Immobilier pour deux logements sur garage à Sarrola-Carcopino. Le préfet de la Corse-du-Sud avait déféré cette décision en excès de pouvoir, soutenant que le projet méconnaissait l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme. Le tribunal constate que le terrain se situe en zone ZCb de la carte communale, réservée aux commerces et activités incompatibles avec l'habitat, et que le maire a donc fait une inexacte application de ce texte. En conséquence, le permis tacite est annulé.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête ne contenait l'exposé d'aucun moyen de légalité et n'a pas été régularisée dans le délai de recours, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1, 4° du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser.
Le Tribunal administratif de Bastia a constaté le désistement d’office de M. A B, qui contestait une réévaluation de sa grille GYPOLL et un refus de communication de son dossier médical. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal avait invité le requérant, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, M. B est réputé s’être désisté, et l’ordonnance donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SCI Poggio d'Olmo d'un recours en plein contentieux visant à contester un titre de perception de 7 465 euros émis pour le recouvrement de la taxe d'archéologie préventive. La requérante s'est désistée de sa requête après que l'administration a annulé le titre litigieux le 5 mars 2024. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 500 euros à la SCI au titre des frais de justice.