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Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l’exécution d’un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio pour l’extension d’une construction existante. Le préfet de la Corse-du-Sud contestait la légalité de cet arrêté au motif que le projet, situé en dehors des espaces urbanisés, méconnaissait l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme et le plan d’aménagement et de développement durable de Corse, l’extension de 62 % n’étant pas une extension mesurée. Le juge a estimé que ces moyens étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte, justifiant la suspension. La demande de la commune au titre des frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande des ayants droit de M. B... visant à obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des pénalités pour la période 2015-2016. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière car, après avoir prononcé un dégrèvement des impositions, l'administration n'a pas informé les requérantes de la persistance de son intention de les imposer avant d'émettre un nouvel avis de mise en recouvrement. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des rappels de TVA et des pénalités, en application des principes généraux de la procédure fiscale et des articles L. 57 et suivants du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... contestant le retrait des aides de la PAC pour 2021 et le refus d’octroi pour 2022. La juridiction a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que l’administration pouvait légalement retirer les aides, même après une décision d’octroi devenue définitive, si les conditions d’éligibilité n’étaient pas remplies. Le tribunal a estimé que Mme A... ne justifiait pas de la qualité d’agriculteur actif au sens du règlement (UE) n° 1307/2013, faute de démontrer une activité agricole réelle et effective.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé le permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna pour un projet de construction avec piscine et logement de gardien. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car le terrain se situait dans une zone d'urbanisation diffuse, éloignée des agglomérations ou villages existants, et ne répondait pas aux critères du PADDUC. La solution retenue est l'annulation du permis de construire pour violation de la loi Littoral.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse de lui fournir un décompte d'indemnités journalières pour la période 1995-1996. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de sa demande malgré une demande de régularisation du greffe, en application des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Borgo à l’Association Sporting Club de Bastia pour un bâtiment sportif. Le préfet s’étant désisté purement et simplement de sa requête, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune appréciation au fond n’a donc été portée sur la légalité du permis de construire.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de 2ème chambre, a annulé deux permis de construire délivrés par le maire de Sarrola-Carcopino à la SAS Villas Plein Sud pour des maisons d'habitation sur la même parcelle. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le tribunal a jugé que les projets méconnaissaient l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, car ils s'inséraient dans de vastes espaces naturels sans continuité avec un groupe de constructions existant, étant séparés par une route départementale constituant une coupure d'urbanisation. La solution retenue est l'annulation des arrêtés pour violation des règles d'urbanisation en zone de montagne.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a rejeté la requête de M. A... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de factures d'eau par la communauté de communes Marana Golo. Le juge a estimé que le litige, portant sur les rapports entre un usager et un service public industriel et commercial (le service de l'eau), relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives, en application des articles L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule la décision tacite de non-opposition du maire de Calcatoggio à une déclaration préalable de division de terrain déposée par la SAS ADM Foncier. Le préfet de la Corse-du-Side avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, invoquant l'absence d'avis conforme préfectoral requis par les articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l'urbanisme, la commune ne disposant pas de document d'urbanisme applicable. Le tribunal retient que le maire n'a pas recueilli cet avis conforme, ce qui constitue une méconnaissance des dispositions précitées. En conséquence, la décision tacite de non-opposition est annulée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de Mme C... contestant trois décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023 : le retrait des aides de la PAC pour les campagnes 2017 et 2018, et le rejet de sa demande pour la campagne 2019. La requérante invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, une motivation insuffisante et une méconnaissance des règlements européens (UE) n° 1306/2013 et 1307/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, validant ainsi les décisions préfectorales fondées sur le droit de la politique agricole commune.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a constaté que les conclusions indemnitaires de M. B... tendant à la condamnation du centre hospitalier de Sartène au versement de 23 519,28 euros étaient devenues sans objet. En effet, l’établissement hospitalier a justifié avoir versé au requérant la somme de 24 520,47 euros entre février et juillet 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné le centre hospitalier à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a rejeté la requête de M. A... dirigée contre un arrêté du préfet de la Haute-Corse l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation qui lui a été adressée en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1, 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a constaté le désistement de Mme A... de sa demande tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de Corse-du-Sud de lui attribuer un logement adapté, sous astreinte. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d’une demande de renseignement sur des armes saisies en 2010, sans invoquer de décision administrative ni soulever de moyen de légalité. L’ordonnance rejette la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la demande constitue un recours gracieux et non une procédure contentieuse, échappant ainsi à l’office du juge de l’excès de pouvoir ou du plein contentieux.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... E... contestant les arrêtés du préfet de la Corse-du-Sud du 4 février 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contre le refus d'admission exceptionnelle au séjour et l'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet pouvait légalement refuser le titre de séjour sur le seul fondement de l'article L. 432-1-1 du CESEDA, en raison du non-respect d'une précédente obligation de quitter le territoire français. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la durée très récente du séjour en France et du maintien en situation irrégulière.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 2 février 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation, malgré l'absence de mention de la relation de couple invoquée. Il a également jugé que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée, au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée irrégulière et du non-respect de précédentes mesures d'éloignement.
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire, a constaté le placement en rétention administrative du requérant à Marseille. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence territoriale est déterminée par le lieu de rétention. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Marseille, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 5 000 euros présentée par M. A..., qui estimait avoir été victime d'une faute chirurgicale lors d'une ostéosynthèse réalisée au centre hospitalier de Bastia. Le juge a considéré que, faute d'expertise médicale contradictoire, l'existence d'une obligation non sérieusement contestable de l'hôpital n'était pas établie, conformément à l'article R.541-1 du code de justice administrative. La simple analyse personnelle du dossier médical par le requérant ne suffit pas à caractériser une faute engageant la responsabilité de l'établissement public hospitalier. Les frais d'instance ont été laissés à la charge de chaque partie.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B..., brigadier-chef de police radié des cadres suite à une interdiction judiciaire d’exercer. Le requérant sollicitait une indemnité provisionnelle pour le retard de neuf mois mis par l’administration à le réintégrer après la fin de sa peine. Le juge a estimé que, sur le fondement de l’article L.550-1 du code général de la fonction publique, l’administration ne dispose pas d’une obligation de réintégration, de sorte que le retard invoqué ne constitue pas une faute dont l’existence serait non sérieusement contestable au sens de l’article R.541-1 du code de justice administrative. En conséquence, la créance alléguée n’a pas été jugée suffisamment établie pour justifier l’octroi d’une provision.