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Le Tribunal administratif de Bastia rejette le déféré du préfet de la Corse-du-Sud qui demandait l'annulation d'un permis de construire modificatif délivré par le maire de Zonza à la SARL Julea Ospitalita. Le préfet soutenait que le permis initial du 20 novembre 2018 était caduc faute de travaux dans le délai de trois ans prévu à l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. Le tribunal estime que la date de notification du permis initial n'est pas établie et retient comme point de départ du délai le 21 juin 2019, date du transfert du permis. Il juge que les travaux réalisés avant le 21 juin 2022, pour un montant de 382 319,43 euros, étaient suffisamment importants pour empêcher la caducité, et que le permis modificatif pouvait donc être légalement délivré.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Borgo à l’Association Sporting Club de Bastia pour un bâtiment sportif. Le préfet s’étant désisté purement et simplement de sa requête, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune appréciation au fond n’a donc été portée sur la légalité du permis de construire.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A... pour contester les décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023 lui retirant le bénéfice des aides de la politique agricole commune pour les campagnes 2017 et 2018, et rejetant sa demande pour la campagne 2019. Le requérant invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, une insuffisance de motivation et une méconnaissance des règlements européens, en particulier l'article 60 du règlement (UE) n° 1306/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales de retrait et de rejet des aides.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a rejeté la requête de M. A... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de factures d'eau par la communauté de communes Marana Golo. Le juge a estimé que le litige, portant sur les rapports entre un usager et un service public industriel et commercial (le service de l'eau), relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives, en application des articles L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a constaté le désistement de Mme A... de sa demande tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de Corse-du-Sud de lui attribuer un logement adapté, sous astreinte. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a rejeté la requête de M. A... dirigée contre un arrêté du préfet de la Haute-Corse l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation qui lui a été adressée en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1, 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé le permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna pour un projet de construction avec piscine et logement de gardien. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car le terrain se situait dans une zone d'urbanisation diffuse, éloignée des agglomérations ou villages existants, et ne répondait pas aux critères du PADDUC. La solution retenue est l'annulation du permis de construire pour violation de la loi Littoral.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse de lui fournir un décompte d'indemnités journalières pour la période 1995-1996. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de sa demande malgré une demande de régularisation du greffe, en application des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de Mme C... contestant trois décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023 : le retrait d’aides de la politique agricole commune pour les campagnes 2017 et 2018, et le rejet de sa demande d’aides pour la campagne 2019. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et une méconnaissance des règlements européens (UE) n° 1306/2013 et n° 1307/2013. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d’une demande de renseignement sur des armes saisies en 2010, sans invoquer de décision administrative ni soulever de moyen de légalité. L’ordonnance rejette la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la demande constitue un recours gracieux et non une procédure contentieuse, échappant ainsi à l’office du juge de l’excès de pouvoir ou du plein contentieux.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a constaté que les conclusions indemnitaires de M. B... tendant à la condamnation du centre hospitalier de Sartène au versement de 23 519,28 euros étaient devenues sans objet. En effet, l’établissement hospitalier a justifié avoir versé au requérant la somme de 24 520,47 euros entre février et juillet 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné le centre hospitalier à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... E... contestant les arrêtés du préfet de la Corse-du-Sud du 4 février 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contre le refus d'admission exceptionnelle au séjour et l'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet pouvait légalement refuser le titre de séjour sur le seul fondement de l'article L. 432-1-1 du CESEDA, en raison du non-respect d'une précédente obligation de quitter le territoire français. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la durée très récente du séjour en France et du maintien en situation irrégulière.
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire, a constaté le placement en rétention administrative du requérant à Marseille. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence territoriale est déterminée par le lieu de rétention. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Marseille, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 2 février 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation, malgré l'absence de mention de la relation de couple invoquée. Il a également jugé que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée, au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée irrégulière et du non-respect de précédentes mesures d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B..., brigadier-chef de police radié des cadres suite à une interdiction judiciaire d’exercer. Le requérant sollicitait une indemnité provisionnelle pour le retard de neuf mois mis par l’administration à le réintégrer après la fin de sa peine. Le juge a estimé que, sur le fondement de l’article L.550-1 du code général de la fonction publique, l’administration ne dispose pas d’une obligation de réintégration, de sorte que le retard invoqué ne constitue pas une faute dont l’existence serait non sérieusement contestable au sens de l’article R.541-1 du code de justice administrative. En conséquence, la créance alléguée n’a pas été jugée suffisamment établie pour justifier l’octroi d’une provision.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI Les Mures de Propriano. Celle-ci demandait à la commune de Propriano de déplacer des câbles et luminaires de Noël fixés sur son immeuble, responsables selon elle d’infiltrations et de dégradations. Le juge a estimé que la SCI n’apportait pas la preuve des infiltrations alléguées ni du lien de causalité entre les câbles et les dommages, et que l’urgence et l’utilité des mesures n’étaient pas établies. La SCI a été condamnée à verser 800 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 5 000 euros présentée par M. A..., qui estimait avoir été victime d'une faute chirurgicale lors d'une ostéosynthèse réalisée au centre hospitalier de Bastia. Le juge a considéré que, faute d'expertise médicale contradictoire, l'existence d'une obligation non sérieusement contestable de l'hôpital n'était pas établie, conformément à l'article R.541-1 du code de justice administrative. La simple analyse personnelle du dossier médical par le requérant ne suffit pas à caractériser une faute engageant la responsabilité de l'établissement public hospitalier. Les frais d'instance ont été laissés à la charge de chaque partie.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud plaçant M. A... en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vice de procédure, rétroactivité, erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il n'a donc pas examiné la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction au ministre de l'intérieur pour obtenir son avancement au grade de major. La juridiction a jugé ces conclusions irrecevables car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. En outre, la requête ne comportait aucun moyen opérant ou suffisamment précis. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.