Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bastia
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N° TA20-2301228(TA20-2301228)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de 2ème chambre, a annulé deux permis de construire délivrés par le maire de Sarrola-Carcopino à la SAS Villas Plein Sud pour des maisons d'habitation sur la même parcelle. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le tribunal a jugé que les projets méconnaissaient l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, car ils s'inséraient dans de vastes espaces naturels sans continuité avec un groupe de constructions existant, étant séparés par une route départementale constituant une coupure d'urbanisation. La solution retenue est l'annulation des arrêtés pour violation des règles d'urbanisation en zone de montagne.
N° TA20-2301034(TA20-2301034)
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de Mme C... contestant trois décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023 : le retrait des aides de la PAC pour les campagnes 2017 et 2018, et le rejet de sa demande pour la campagne 2019. La requérante invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, une motivation insuffisante et une méconnaissance des règlements européens (UE) n° 1306/2013 et 1307/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, validant ainsi les décisions préfectorales fondées sur le droit de la politique agricole commune.
N° TA20-2600206(TA20-2600206)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Vico pour une maison individuelle avec piscine. Cette suspension a été ordonnée à la demande du préfet de la Corse-du-Sud, sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Le terrain d'assiette du projet est situé dans un espace non urbanisé et au sein d'espaces naturels délimités par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC).
N° TA20-2600219(TA20-2600219)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 5 décembre 2025 par lequel le maire de Bonifacio ne s’est pas opposé à une déclaration préalable pour la création d’un portail. Cette suspension a été prononcée à la demande du préfet de la Corse-du-Sud, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le projet étant situé dans une zone à risque inondation très fort et susceptible d’aggraver ce risque par la réalisation d’un remblai.
N° TA20-2600220(TA20-2600220)
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté le déféré du préfet de la Corse-du-Sud qui demandait la suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna pour la rénovation d’un « caseddu » en ruine. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l’urbanisme en raison de son implantation hors continuité urbaine. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte, notamment au regard de l’article L. 111-23 du même code invoqué par le défendeur. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA20-2600216(TA20-2600216)
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l’exécution d’un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio pour l’extension d’une construction existante. Le préfet de la Corse-du-Sud contestait la légalité de cet arrêté au motif que le projet, situé en dehors des espaces urbanisés, méconnaissait l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme et le plan d’aménagement et de développement durable de Corse, l’extension de 62 % n’étant pas une extension mesurée. Le juge a estimé que ces moyens étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte, justifiant la suspension. La demande de la commune au titre des frais de justice a été rejetée.
N° TA20-2501876(TA20-2501876)
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a constaté le désistement de Mme A... de sa demande tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de Corse-du-Sud de lui attribuer un logement adapté, sous astreinte. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA20-2401476(TA20-2401476)
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné plusieurs requêtes liées à un conflit de voisinage à Carticasi. M. C... demandait la condamnation de la commune pour refus d'user de ses pouvoirs de police afin de rétablir l'accès à sa cave, tandis que d'autres requêtes visaient l'annulation de ce refus implicite. Le tribunal a rejeté la demande indemnitaire de M. C... comme irrecevable, faute de demande préalable, et a également rejeté les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, jugeant que le maire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant d'intervenir. Les décisions s'appuient sur les articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA20-2600351(TA20-2600351)
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a rejeté la requête de Mme A... B... relative à un préjudice résultant d’un trouble anormal du voisinage. Le tribunal a estimé que ce litige ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, ni en excès de pouvoir ni en plein contentieux. Cette décision a été prise en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA20-2301302(TA20-2301302)
Le Tribunal Administratif de Bastia annule la décision tacite de non-opposition du maire de Calcatoggio à une déclaration préalable de division de terrain déposée par la SAS ADM Foncier. Le préfet de la Corse-du-Side avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, invoquant l'absence d'avis conforme préfectoral requis par les articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l'urbanisme, la commune ne disposant pas de document d'urbanisme applicable. Le tribunal retient que le maire n'a pas recueilli cet avis conforme, ce qui constitue une méconnaissance des dispositions précitées. En conséquence, la décision tacite de non-opposition est annulée.
N° TA20-2300889(TA20-2300889)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Ruone, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 2 494 euros au titre de l’exercice 2022. La société invoquait l’éligibilité de travaux d’installation de gouttières et couvertines sur un établissement d’hébergement touristique, en application de l’article 244 quater E du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ces investissements ne constituaient pas un « investissement initial » au sens du règlement (UE) 651/2014, car ils ne correspondaient ni à la création, ni à l’extension, ni à la diversification, ni à un changement fondamental de l’établissement. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA20-2300077(TA20-2300077)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête en indemnisation de M. C... (n°2300077) pour carence fautive du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police, au motif que la demande était irrecevable faute de demande indemnitaire préalable. Il a également rejeté les requêtes en annulation (n°2300473 et n°2401476) dirigées contre le refus du maire de faire usage de ses pouvoirs de police pour rétablir la circulation, en considérant que les troubles invoqués, liés à un litige de voisinage et à l'emprise irrégulière d'une clôture privée sur le domaine public, ne caractérisaient pas un péril imminent ou une atteinte grave à l'ordre public justifiant l'intervention du maire sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
N° TA20-2600197(TA20-2600197)
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Borgo à l’Association Sporting Club de Bastia pour un bâtiment sportif. Le préfet s’étant désisté purement et simplement de sa requête, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune appréciation au fond n’a donc été portée sur la légalité du permis de construire.
N° TA20-2600199(TA20-2600199)
Le Tribunal administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a rejeté la requête de M. A... dirigée contre un arrêté du préfet de la Haute-Corse l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation qui lui a été adressée en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1, 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA20-2301004(TA20-2301004)
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. C... de trois recours en excès de pouvoir dirigés contre les décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023 lui retirant le bénéfice des aides de la politique agricole commune pour les campagnes 2017, 2018 et 2019. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et la méconnaissance des règlements européens relatifs aux paiements directs. Le tribunal a joint les trois requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté l'ensemble des demandes de M. C.... La solution retenue s'appuie sur les règlements (UE) n° 1306/2013 et n° 1307/2013 du 17 décembre 2013.
N° TA20-2600251(TA20-2600251)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse de lui fournir un décompte d'indemnités journalières pour la période 1995-1996. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de sa demande malgré une demande de régularisation du greffe, en application des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA20-2600341(TA20-2600341)
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a rejeté la requête de M. A... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de factures d'eau par la communauté de communes Marana Golo. Le juge a estimé que le litige, portant sur les rapports entre un usager et un service public industriel et commercial (le service de l'eau), relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives, en application des articles L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA20-2301005(TA20-2301005)
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A... pour contester les décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023 lui retirant le bénéfice des aides de la politique agricole commune pour les campagnes 2017 et 2018, et rejetant sa demande pour la campagne 2019. Le requérant invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, une insuffisance de motivation et une méconnaissance des règlements européens, en particulier l'article 60 du règlement (UE) n° 1306/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales de retrait et de rejet des aides.
N° TA20-2301490(TA20-2301490)
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé le permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna pour un projet de construction avec piscine et logement de gardien. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car le terrain se situait dans une zone d'urbanisation diffuse, éloignée des agglomérations ou villages existants, et ne répondait pas aux critères du PADDUC. La solution retenue est l'annulation du permis de construire pour violation de la loi Littoral.
N° TA20-2600338(TA20-2600338)
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d’une demande de renseignement sur des armes saisies en 2010, sans invoquer de décision administrative ni soulever de moyen de légalité. L’ordonnance rejette la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la demande constitue un recours gracieux et non une procédure contentieuse, échappant ainsi à l’office du juge de l’excès de pouvoir ou du plein contentieux.