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Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un déféré en annulation d’une délibération du maire de Focicchia du 8 décembre 2025, qui mettait en œuvre sans délai une délibération de l’assemblée de Corse de 2014 relative au statut de résident. Le préfet s’est désisté de son recours après que cette délibération a été retirée par le conseil municipal le 29 janvier 2026. Par ordonnance du 17 février 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond n’a donc été tranchée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de titres de recettes émis par deux centres hospitaliers à l’encontre de Mme A.... La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des titres, en se prévalant d’une décision de la cour d’appel de Bastia ayant jugé son hospitalisation d’office infondée. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
**Décision du Tribunal Administratif de Bastia** relative à une demande de suspension d’un refus implicite de rectification cadastrale. Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite rejetant la rectification d'une erreur matérielle affectant le cadastre des parcelles C 193 et C 194. La solution retenue est que les requérants n'ont pas justifié de l'urgence, condition nécessaire pour obtenir une suspension, car ils n'ont pas démontré que le refus de rectification portait une atteinte grave et immédiate à leur situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... qui demandait le remboursement d’un acompte de 509 euros et 3 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral. La requête, enregistrée le 14 décembre 2025, était dépourvue de conclusions à fin d’annulation et ne visait aucune autorité administrative dont la responsabilité serait engagée. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la requête ne comportait aucun moyen susceptible d’être discuté, justifiant son rejet par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de la SCI Bernardini Immo, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2019-2021. La société soutenait que la valeur comptable résiduelle d’un bâtiment démoli en 2017 était une charge déductible, car les travaux visaient à rénover une construction existante pour poursuivre une activité de concession automobile. Le tribunal a jugé que cette déduction n’était pas fondée, en application de l’article 38 du code général des impôts, et a confirmé les impositions et pénalités.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SCI Bernardini Immo, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices 2017 et 2019-2021, à la suite de la démolition d'un bâtiment. La société soutenait que la valeur comptable résiduelle de l'immeuble démoli constituait une charge déductible, car les travaux visaient à rénover une construction existante pour poursuivre l'activité de concession automobile, sans intention préalable de démolir pour édifier une construction neuve. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les opérations réalisées s'analysaient comme une reconstruction totale, rendant la valeur résiduelle non déductible en application de l'article 38 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a rejeté les demandes de la SAS Numéricompta, qui sollicitait le remboursement de crédits d'impôt pour dépenses de recherche (CIR) d'un montant total de 510 204 euros au titre des années 2018 et 2019. La société, qui développe un logiciel comptable basé sur l'intelligence artificielle, contestait le refus implicite de l'administration fiscale. Le tribunal a jugé que les travaux présentés ne constituaient pas des opérations de recherche éligibles au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, car ils relevaient d'un développement visant à améliorer un produit existant plutôt que d'une recherche fondamentale ou appliquée. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de Mme B... tendant au remboursement d’un crédit de TVA de 72 315 euros. La requérante, qui exerçait une activité de location meublée avec prestations para-hôtelières, soutenait que son activité relevait du b du 4° de l'article 261 D du code général des impôts et ouvrait droit à déduction. Le tribunal a jugé que les prestations fournies ne remplissaient pas les conditions cumulatives exigées par ce texte pour être soumises à la TVA, notamment l'absence de trois des quatre prestations requises (petit déjeuner, nettoyage régulier, fourniture de linge, réception de la clientèle). En conséquence, la location était exonérée de TVA et ne pouvait générer de crédit de taxe déductible.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS JFF Holding, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse (article 244 quater E du code général des impôts) au titre de l’exercice 2021. Le tribunal a jugé que l’activité de location de villas avec services para-hôteliers exercée par la SAS FFP Immo relevait de la gestion et location de meublés de tourisme, exclus du crédit d’impôt pour les investissements réalisés après le 1er janvier 2019. La société n’ayant pas justifié d’un engagement de réalisation des investissements avant le 31 décembre 2018, conformément à la loi de finances pour 2020, le remboursement a été refusé.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI La Villa Athéna, qui contestait des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés pour 2015-2018. La société n'ayant pas déposé ses déclarations, l'administration avait légalement recouru à la procédure de taxation d'office, ce qui inversait la charge de la preuve. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, l'administration n'étant pas tenue de répondre aux observations du contribuable dans le cadre d'une taxation d'office. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de décharge, en application des articles L. 66 et L. 193 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de M. B... contestant les refus du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer des autorisations d'occupation temporaire du domaine public maritime pour l'installation de corps-morts. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait, notamment en distinguant les notions de mouillage et d'arrêt de navigation. Il a également considéré que les refus étaient justifiés par la nécessité de protéger l'herbier de posidonie et par les orientations du schéma de mise en valeur de la mer, conformément au code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS l’Ochju, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 8 411,52 euros au titre de l’exercice 2021. La société invoquait l’éligibilité de biens d’équipement (caméra 3D, enregistreur son, microphone) et de logiciels associés, sur le fondement des articles 244 quater E du code général des impôts et 39 A du même code. Le tribunal a jugé que ces équipements, destinés à la production de films en réalité virtuelle, ne constituent pas des biens d’équipement amortissables selon le mode dégressif, car ils ne sont pas normalement utilisés par des entreprises industrielles au stade de la production, ni des machines de bureau ou des matériels de recherche scientifique. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Espace Aicardi, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. La société n’a pas démontré avoir régularisé la TVA non collectée sur les ventes au comptoir, les inscriptions comptables invoquées ne correspondant pas à cette régularisation. Le tribunal a également relevé que la réclamation préalable concernant une somme de 24 446 euros était irrecevable car prématurée. La décision s’appuie sur les articles 256 du code général des impôts et les règles de procédure fiscale.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de l’EURL Hôtel de l’Abbaye, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 62 001 euros au titre de l’exercice 2021. La société soutenait que ses investissements constituaient un investissement initial éligible au sens de l’article 244 quater E du code général des impôts et du règlement (UE) 651/2014. Le tribunal a jugé que les travaux réalisés ne répondaient pas à la définition d’investissement initial, car ils ne correspondaient ni à une extension de capacité, ni à une diversification de production, ni à un changement fondamental du processus de production. Par conséquent, la requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Holding Paola Tito, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse d’un montant de 55 016,93 euros au titre de l’exercice 2021. La société soutenait que les travaux de rénovation de l’hôtel Castel d’Orcino étaient éligibles au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts, mais l’administration fiscale n’a accordé qu’un remboursement partiel. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’éligibilité des investissements, le principe d’égalité, la sécurité juridique et la non-rétroactivité, et les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes invoqués en faveur de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Demedardi, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2016 à 2018. La société avait déduit une perte exceptionnelle liée à la démolition d’un bâtiment acquis, mais l’administration fiscale a requalifié cette opération, estimant que l’acquisition visait à construire un immeuble neuf sur le même terrain. Le tribunal a jugé que la valeur du bâtiment démoli devait être incorporée au prix de revient de la construction nouvelle, conformément à l’article 38 du code général des impôts, et a rejeté tant la demande principale de décharge que la demande subsidiaire d’amortissement complémentaire.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Artdécoplast, qui sollicitait le remboursement d'un crédit de TVA de 3 783 euros pour le quatrième trimestre 2021. La société, exerçant une activité de vente de vaisselle plastique, n'a pas démontré avoir réalisé des opérations imposables ou que les dépenses invoquées étaient liées à son activité économique. Le tribunal a rappelé que le droit à déduction suppose un lien direct avec des opérations taxées ou des frais généraux, et que la charge de la preuve incombe au redevable. La requête a été rejetée sur le fondement des articles 256 et 271 du code général des impôts, interprétés à la lumière de la directive 2006/112/CE.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation collégiale, a rejeté les demandes de la SAS Numéricompta. Celle-ci sollicitait le remboursement de crédits d'impôt pour dépenses de recherche (CIR) d'un montant total de 510 204 euros au titre des années 2018 et 2019, pour le développement d'un logiciel comptable utilisant l'intelligence artificielle. Le tribunal a jugé que les travaux présentés ne constituaient pas des opérations de recherche éligibles au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, et a également écarté le moyen tiré d'un vice de procédure. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Femu Bio, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 10 700 euros. La société soutenait que l’aide perçue de la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, visant à améliorer les conditions de travail, n’était pas une aide à finalité régionale et ne faisait donc pas obstacle au cumul avec le crédit d’impôt. Le tribunal a jugé que cette aide constituait une aide d’État à finalité régionale au sens du règlement (UE) n° 651/2014, et que son cumul avec le crédit d’impôt dépassait le plafond de 20 % applicable en Corse pour les entreprises de taille moyenne. La solution retenue est donc le rejet de la requête, en application des articles 244 quater E du code général des impôts et 8 et 14 du règlement (UE) n° 651/2014.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS MJ Management, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse. La juridiction a estimé que l’acquisition de deux véhicules en crédit-bail n’ouvrait pas droit au crédit d’impôt pour l’exercice 2021, la date de conclusion du contrat (2020) étant déterminante. Le tribunal a également jugé que la société ne démontrait pas que les autres investissements (pompe à carburant et démonte-pneu) étaient éligibles au titre des biens d’équipement amortissables en mode dégressif. La solution s’appuie sur les articles 244 quater E et 39 A du code général des impôts, ainsi que sur le règlement (UE) n° 651/2014.