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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de l’EURL Hôtel de l’Abbaye, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 62 001 euros au titre de l’exercice 2021. La société soutenait que ses investissements constituaient un investissement initial éligible au sens de l’article 244 quater E du code général des impôts et du règlement (UE) 651/2014. Le tribunal a jugé que les travaux réalisés ne répondaient pas à la définition d’investissement initial, car ils ne correspondaient ni à une extension de capacité, ni à une diversification de production, ni à un changement fondamental du processus de production. Par conséquent, la requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. B... contestant les refus du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer des autorisations temporaires d’occupation du domaine public maritime pour l’installation de corps-morts à Saint-Florent. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait, notamment en distinguant le mouillage de l’arrêt de navigation et en considérant la protection de l’herbier de posidonie. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 2121-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, du PADDUC, et du principe d’impartialité. Enfin, le tribunal a rejeté la demande d’annulation de la décision du 14 juin 2022, estimant qu’aucune autorisation implicite n’était née.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Espace Aicardi, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. La société n’a pas démontré avoir régularisé la TVA non collectée sur les ventes au comptoir, les inscriptions comptables invoquées ne correspondant pas à cette régularisation. Le tribunal a également relevé que la réclamation préalable concernant une somme de 24 446 euros était irrecevable car prématurée. La décision s’appuie sur les articles 256 du code général des impôts et les règles de procédure fiscale.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Artdécoplast, qui sollicitait le remboursement d'un crédit de TVA de 3 783 euros pour le quatrième trimestre 2021. La société, exerçant une activité de vente de vaisselle plastique, n'a pas démontré avoir réalisé des opérations imposables ou que les dépenses invoquées étaient liées à son activité économique. Le tribunal a rappelé que le droit à déduction suppose un lien direct avec des opérations taxées ou des frais généraux, et que la charge de la preuve incombe au redevable. La requête a été rejetée sur le fondement des articles 256 et 271 du code général des impôts, interprétés à la lumière de la directive 2006/112/CE.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS l’Ochju, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 8 411,52 euros au titre de l’exercice 2021. La société invoquait l’éligibilité de biens d’équipement (caméra 3D, enregistreur son, microphone) et de logiciels associés, sur le fondement des articles 244 quater E du code général des impôts et 39 A du même code. Le tribunal a jugé que ces équipements, destinés à la production de films en réalité virtuelle, ne constituent pas des biens d’équipement amortissables selon le mode dégressif, car ils ne sont pas normalement utilisés par des entreprises industrielles au stade de la production, ni des machines de bureau ou des matériels de recherche scientifique. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. et Mme B... d'une demande de remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse (article 244 quater E du CGI) au titre de l'année 2020, à hauteur de 213 150 euros. Les requérants contestaient le refus de l'administration fiscale, soutenant que l'activité de la SAS Investicasa, dont M. B... est associé, relevait de la para-hôtellerie (activité commerciale éligible) et non de la location de meublés de tourisme (activité exclue). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'activité de location des villas meublées, à l'usage exclusif des locataires et pour des séjours de courte durée, entrait dans la catégorie des meublés de tourisme définie par l'article L. 324-1-1 du code du tourisme, et était donc exclue du bénéfice du crédit d'impôt. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code du tourisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné plusieurs requêtes de M. B... contestant les refus du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer des autorisations temporaires d’occupation du domaine public maritime pour installer des corps-morts à Saint-Florent. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et fondées sur une correcte application des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques. Il a notamment considéré que le préfet n’avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait en refusant les autorisations, et que les moyens soulevés par le requérant, tirés d’une prétendue confusion entre occupation privative et exclusive ou d’une méconnaissance des principes d’impartialité, n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... tendant à être déchargé de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016 et 2017. Le requérant contestait la régularité de la procédure, arguant d'un cumul irrégulier entre un examen de comptabilité et un contrôle sur pièces, et d'une absence de débat oral et contradictoire. Le tribunal a jugé que ce cumul de procédures était légal au regard de l'article L. 51 du livre des procédures fiscales et que l'absence de contrôle sur place ne privait pas le contribuable d'un débat oral. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés par M. A....
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Femu Bio, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 10 700 euros. La société soutenait que l’aide perçue de la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, visant à améliorer les conditions de travail, n’était pas une aide à finalité régionale et ne faisait donc pas obstacle au cumul avec le crédit d’impôt. Le tribunal a jugé que cette aide constituait une aide d’État à finalité régionale au sens du règlement (UE) n° 651/2014, et que son cumul avec le crédit d’impôt dépassait le plafond de 20 % applicable en Corse pour les entreprises de taille moyenne. La solution retenue est donc le rejet de la requête, en application des articles 244 quater E du code général des impôts et 8 et 14 du règlement (UE) n° 651/2014.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS MJ Management, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse. La juridiction a estimé que l’acquisition de deux véhicules en crédit-bail n’ouvrait pas droit au crédit d’impôt pour l’exercice 2021, la date de conclusion du contrat (2020) étant déterminante. Le tribunal a également jugé que la société ne démontrait pas que les autres investissements (pompe à carburant et démonte-pneu) étaient éligibles au titre des biens d’équipement amortissables en mode dégressif. La solution s’appuie sur les articles 244 quater E et 39 A du code général des impôts, ainsi que sur le règlement (UE) n° 651/2014.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension de l’exécution de titres de recettes émis par deux centres hospitaliers. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des titres, en se fondant sur une décision de la cour d’appel de Bastia ayant reconnu le caractère infondé de son hospitalisation d’office. Le juge a constaté que Mme A... n’avait pas introduit de requête distincte en annulation contre les décisions contestées, condition prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait au maire de Coggia de prendre des mesures de mise en sécurité d’un talus menaçant son habitation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer un risque imminent d’effondrement ou d’atteinte grave à une liberté fondamentale. L’ordonnance souligne que les éléments produits (expertise et constats) ne prouvent pas un danger actuel justifiant une intervention à très bref délai.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Haute-Corse. Le requérant n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 412-1 du code de justice administrative, notifiée via l’application Télérecours. En application de l’article R. 222-1, 4° du même code, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Castell Mare, exploitant un restaurant en Corse, d’une demande de remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse au titre de l’article 244 quater E du code général des impôts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l’administration ayant accordé un remboursement de 2 938 euros en cours d’instance pour l’acquisition d’un bar et d’un avant-bar. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les investissements réalisés par la société, notamment des équipements de cuisine et de mobilier, n’étaient pas éligibles au crédit d’impôt. Il a estimé qu’ils ne pouvaient être assimilés à des investissements hôteliers amortissables selon le mode dégressif, ni considérés comme des agencements et installations de locaux commerciaux habituellement ouverts à la clientèle au sens des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de M. B... contestant les refus du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer des autorisations temporaires d’occupation du domaine public maritime pour l’installation de corps-morts. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait, notamment en distinguant le mouillage de l’arrêt de navigation. Il a également écarté le moyen tiré de l’existence d’une autorisation implicite, estimant que le silence de l’administration n’avait pu faire naître une telle autorisation. Les requêtes ont été rejetées sur le fondement du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné quatre requêtes de M. B... contestant des refus du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer des autorisations d'occupation temporaire du domaine public maritime pour installer des corps-morts à Saint-Florent. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit et de l'erreur de fait, en considérant que les décisions étaient légalement justifiées par la nécessité de protéger l'herbier de posidonie. Il a également écarté l'existence d'une autorisation implicite et le moyen tiré d'un manquement à l'impartialité. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, fait droit à la demande du maire d’Ajaccio fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Cette demande vise à désigner un expert pour examiner un immeuble situé 1 rue Maréchal Ornano, suspecté de présenter un danger pour la sécurité des occupants ou des tiers. Le juge des référés désigne une experte avec pour mission de constater l’état du bâtiment et des mitoyens, d’évaluer l’existence et l’imminence d’un danger, et de proposer des mesures de mise en sécurité. La mission doit être accomplie dans un délai de vingt-quatre heures, conformément à la procédure d’urgence prévue par le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 9 décembre 2025 par laquelle le maire de Lumio a accordé un transfert de permis de construire à la SCI Garage APC. Cette suspension a été prononcée à la demande du préfet de la Haute-Corse, sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, la SCI bénéficiaire n'entrant pas dans les exceptions permettant de dispenser du recours à un architecte.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par les héritiers de Mme C... F... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Corse-du-Sud rejetant leur demande de retrait d’un arrêté du 17 janvier 2024 relatif au traitement de l’insalubrité d’un logement. En cours d’instance, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 11 février 2026, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre mesure n’a été ordonnée, et les conclusions subsidiaires d’expertise ainsi que la demande de frais de justice sont devenues sans objet.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A..., agent territorial victime d'un accident de service reconnu le 19 novembre 2020. Le juge a estimé que cette mesure présentait une utilité dans la perspective d'un éventuel litige indemnitaire, le juge du fond n'étant pas encore saisi. La mission de l'expert inclut l'évaluation des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, en lien direct avec l'accident, conformément aux principes de réparation applicables aux agents publics. La collectivité de Corse, partie défenderesse, a vu ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative rejetées.