Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bastia
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N° TA20-2400615(TA20-2400615)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., brigadier-chef de la police nationale, qui contestait son reclassement au 4ème échelon de son grade suite à l'entrée en vigueur du décret n° 2023-676 du 28 juillet 2023. Les conclusions principales de M. A... visant à obtenir une injonction de promotion au 7ème échelon ont été jugées irrecevables, car le tribunal ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. Ses conclusions indemnitaires ont également été déclarées irrecevables, faute pour le requérant d'avoir préalablement saisi l'administration d'une demande indemnitaire, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA20-2400491(TA20-2400491)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision du 20 mars 2024 de la commission de recours de l'invalidité déclarant irrecevable sa demande de modification de sa fiche descriptive d'infirmités. Le tribunal a relevé d'office que cette décision ne faisait pas grief, car la commission avait déjà accordé à l'intéressé entière satisfaction sur ses droits à pension en lui octroyant un taux d'invalidité définitif de 40 % pour son stress post-traumatique. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation ont été jugées irrecevables. La décision s'appuie sur les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre et du code de justice administrative.
N° TA20-2600113(TA20-2600113)
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un déféré en excès de pouvoir visant à annuler la décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable délivrée par le maire de Rogliano pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Le préfet s’est désisté de sa requête après que la commune a retiré la décision contestée par un arrêté du 10 février 2026. Par ordonnance du 20 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA20-2600022(TA20-2600022)
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un déféré en excès de pouvoir visant à annuler une délibération du maire d’Ortiporio du 22 novembre 2025, qui mettait en œuvre un statut de résident adopté par l’assemblée de Corse en 2014. Le préfet s’est désisté de son recours après que la commune a retiré l’acte attaqué par une délibération du 31 janvier 2026. Par une ordonnance du 20 février 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA20-2400588(TA20-2400588)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction au ministre de l'intérieur de le réintégrer au tableau d'avancement au grade de major. Le juge a considéré que ces conclusions à fin d'injonction, présentées à titre principal, étaient irrecevables, car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser de telles injonctions en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. En outre, la requête ne comportait aucun moyen opérant ou suffisamment précis. La décision a été rendue sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA20-2600127(TA20-2600127)
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un déféré en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du maire de Lumio accordant un transfert de permis de construire à la SCI Garage APC. Le préfet s’est désisté de sa requête après que le maire a retiré l’arrêté contesté par un nouvel arrêté du 10 février 2026. Par une ordonnance du 20 février 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA20-2600150(TA20-2600150)
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette l'opposition formée par M. B... contre une contrainte émise par la CAF de la Haute-Corse pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 279,99 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de l'indu, mais n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable, comme l'exige l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Malgré une demande de régularisation du tribunal, il n'a pas non plus produit la décision attaquée. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA20-2301031(TA20-2301031)
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... B... contre des avis de sommes à payer émis par le président du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que le litige, portant sur des décisions tarifaires relatives à un établissement sanitaire, social et médico-social, relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Marseille en application des articles R. 312-10-1 du code de justice administrative et L. 351-1 du code de l’action sociale et des familles. Par ordonnance, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Marseille pour qu’il statue en premier ressort.
N° TA20-2600170(TA20-2600170)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active de 2 051,48 euros. La requérante n’a pas soulevé de moyen au soutien de ses conclusions après avoir été invitée à régulariser sa requête via le formulaire prévu à l’article R. 772-6 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que la requête était entachée d’une irrecevabilité manifeste, faute d’argumentation ou de pièces justificatives. En application du 7° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA20-2600327(TA20-2600327)
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral ordonnant le dessaisissement des armes de M. A..., titulaire du permis de chasser. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’erreur manifeste d’appréciation et le caractère disproportionné de la mesure, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Sans se prononcer sur l’urgence, la requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA20-2600180(TA20-2600180)
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi en référé suspension par M. B..., fonctionnaire, contestant un arrêté du président du conseil exécutif de Corse du 4 décembre 2025. Cet arrêté l'autorisait à prolonger son activité jusqu'au 8 mars 2026 mais refusait la prolongation sollicitée jusqu'au 8 juin 2028. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et erreur de droit au regard des articles L. 556-1 et L. 556-7 du code général de la fonction publique. La collectivité de Corse soutenait que la condition d'urgence n'était pas remplie et que sa demande était tardive et incomplète. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge des référés statue sur la suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué.
N° TA20-2401360(TA20-2401360)
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme B..., agent du centre hospitalier de Castelluccio, contestant le rejet implicite de sa demande de remboursement de frais médicaux (1 947,86 euros) liés à un accident de service reconnu imputable, et de rétablissement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter de janvier 2024. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire est instruite sur le fondement des articles L. 822-24 du code général de la fonction publique pour les frais médicaux, et des textes relatifs à la NBI (loi n° 91-73 du 18 janvier 1991, décrets n° 94-139 et 94-140 du 14 février 1994). Le tribunal a invité la requérante à produire des justificatifs complémentaires sur la prise en charge par sa mutuelle et l'accident, avant de statuer.
N° TA20-2500021(TA20-2500021)
Le Tribunal Administratif de Bastia annule la décision du 27 février 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté le recours de M. A... contre sa notation militaire pour 2024. Le juge estime que la "lettre de soutien collectif" signée par le requérant, adressée à un tribunal dans le cadre d'un contentieux, ne constitue pas une réclamation collective interdite par le code de la défense. Dès lors, le grief retenu pour justifier la notation est infondé, et la décision est entachée d'une erreur d'appréciation. La solution se fonde sur les articles L. 4135-1 et R. 4135-1 du code de la défense.
N° TA20-2600181(TA20-2600181)
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi en référé suspension par M. B..., fonctionnaire, contestant un arrêté du président du conseil exécutif de Corse qui limitait sa prolongation d'activité au 8 mars 2026, refusant la période jusqu'en juin 2028. Le requérant invoquait l'urgence, liée à la perte de traitement et à une retraite incomplète, et soulevait des moyens sérieux, notamment le défaut de motivation et l'erreur de droit sur le caractère automatique de la prolongation. La collectivité de Corse opposait l'absence d'urgence et la compétence liée pour rejeter une demande tardive et incomplète. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et a mis à la charge du requérant une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA20-2300836(TA20-2300836)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de M. A..., surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus du garde des sceaux de lui accorder une allocation temporaire d'invalidité pour les séquelles de deux accidents de service. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la commission de réforme n'avait pas à être réunie à nouveau après la reconnaissance d'une rechute, celle-ci étant postérieure à la demande initiale. Il a également estimé que l'autorité administrative n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se prononçant sur les droits de l'agent au regard des seuls éléments médicaux soumis lors de l'instruction de sa demande. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 824-1 du code général de la fonction publique et 3 du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960.
N° TA20-2400481(TA20-2400481)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., technicien supérieur en chef du développement durable, qui contestait la décision du 23 novembre 2023 fixant à 280 euros son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2023. Le requérant invoquait la méconnaissance du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, un défaut de consultation du comité technique local et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la modulation du CIA, fondée sur l'appréciation de la manière de servir par le chef de service, était régulière et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles 1 et 4 du décret n° 2014-513 et l'article 16 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.
N° TA20-2600162(TA20-2600162)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 24 mars 2025 par lequel le maire d'Olmiccia n'avait pas fait opposition à une déclaration préalable de division d'un terrain en deux lots à bâtir. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme était, en l'état, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En effet, le projet prévoyait la création de deux accès alors que l'avis de la collectivité de Corse n'en autorisait qu'un seul, ce qui le soumettait à un permis d'aménager. La suspension a donc été ordonnée.
N° TA20-2600146(TA20-2600146)
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de Corse, a examiné la demande de suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio pour la restructuration d’une maison située dans la bande des 100 mètres du littoral. Le préfet soutenait que les travaux, incluant une aire de stationnement, constituaient une nouvelle construction interdite en zone non urbanisée, en méconnaissance des articles L. 121-16 et L. 121-13 du code de l’urbanisme (loi Littoral). La défenderesse arguait de l’urgence liée à la sécurité du bâti et de l’insertion du projet dans un espace urbanisé. Le tribunal a rejeté la demande de suspension, estimant que le moyen invoqué n’était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, sans se prononcer sur la condition d’urgence.
N° TA20-2600323(TA20-2600323)
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait la suspension de la décision du 5 février 2026 du président-directeur général du CNRS l’excluant temporairement de ses fonctions pour douze mois. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car M. B... n’avait pas introduit de requête distincte en annulation contre cette décision, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA20-2600116(TA20-2600116)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur la demande de la SCI Dea Madre, a rejeté sa requête visant à suspendre l’arrêté du maire de Porto-Vecchio du 24 septembre 2025 refusant un permis de construire pour la démolition-reconstruction d’une maison individuelle. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée en application de l’article L. 600-3-1 du code de l’urbanisme, n’était pas établie en l’espèce. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de l’erreur de droit concernant la méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme relatif à l’extension de l’urbanisation en zone littorale, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.