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Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande des ayants droit de M. B... visant à obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des pénalités pour la période 2015-2016. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière car, après avoir prononcé un dégrèvement des impositions, l'administration n'a pas informé les requérantes de la persistance de son intention de les imposer avant d'émettre un nouvel avis de mise en recouvrement. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des rappels de TVA et des pénalités, en application des principes généraux de la procédure fiscale et des articles L. 57 et suivants du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a constaté que les conclusions indemnitaires de M. B... tendant à la condamnation du centre hospitalier de Sartène au versement de 23 519,28 euros étaient devenues sans objet. En effet, l’établissement hospitalier a justifié avoir versé au requérant la somme de 24 520,47 euros entre février et juillet 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné le centre hospitalier à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 20 juillet 2023 par lequel le maire d'Alata a accordé un permis de construire deux maisons avec piscines à la SAS Bati Catalea. Le tribunal retient que le projet, situé dans un espace d'habitat diffus, méconnaît l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, qui impose une urbanisation en continuité avec les agglomérations ou villages existants, tel que précisé par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC). La solution est fondée sur l'absence de fonction structurante du secteur et son caractère non stratégique pour le développement communal.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de l’EARL Domaine Viticole San Biaggio, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 26 286 euros. La société soutenait que les règles de cumul et de plafonnement des aides issues du règlement (UE) 651/2014 du 17 juin 2014 ne lui étaient pas applicables, mais le tribunal a jugé que ces règles devaient être respectées. En conséquence, l’administration fiscale avait correctement limité le crédit d’impôt en déduisant les subventions publiques perçues, conformément à l’article 244 quater E du code général des impôts. La demande de remboursement a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Bastia rejette le déféré du préfet de la Corse-du-Sud qui demandait l'annulation d'un permis de construire modificatif délivré par le maire de Zonza à la SARL Julea Ospitalita. Le préfet soutenait que le permis initial du 20 novembre 2018 était caduc faute de travaux dans le délai de trois ans prévu à l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. Le tribunal estime que la date de notification du permis initial n'est pas établie et retient comme point de départ du délai le 21 juin 2019, date du transfert du permis. Il juge que les travaux réalisés avant le 21 juin 2022, pour un montant de 382 319,43 euros, étaient suffisamment importants pour empêcher la caducité, et que le permis modificatif pouvait donc être légalement délivré.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. C... de trois recours en excès de pouvoir dirigés contre les décisions du préfet de Corse du 19 juin 2023 lui retirant le bénéfice des aides de la politique agricole commune pour les campagnes 2017, 2018 et 2019. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 1306/2013 et n° 1307/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 13 septembre 2023 par lequel le maire de Lecci ne s'était pas opposé à une déclaration préalable de division foncière en deux lots à bâtir. Le tribunal a jugé que ce projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car il se situait dans un espace d'habitat diffus, éloigné du centre-village et séparé par une zone naturelle, sans continuité avec une agglomération ou un village existant. Cette solution a été retenue en application des dispositions du code de l'urbanisme, précisées par le plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC).
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A... pour contester trois décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023, qui lui ont retiré le bénéfice d’aides de la politique agricole commune pour les campagnes 2017 et 2018 et rejeté sa demande pour la campagne 2019. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure contradictoire, un défaut de motivation et une méconnaissance des règlements européens relatifs à la qualification d’agriculteur et à l’absence de contournement volontaire. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, en s’appuyant sur l’article 60 du règlement (UE) n° 1306/2013 du 17 décembre 2013, qui permet de refuser les avantages aux personnes ayant artificiellement créé les conditions pour les obtenir.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de 2ème chambre, a annulé deux permis de construire délivrés par le maire de Sarrola-Carcopino à la SAS Villas Plein Sud pour des maisons d'habitation sur la même parcelle. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le tribunal a jugé que les projets méconnaissaient l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, car ils s'inséraient dans de vastes espaces naturels sans continuité avec un groupe de constructions existant, étant séparés par une route départementale constituant une coupure d'urbanisation. La solution retenue est l'annulation des arrêtés pour violation des règles d'urbanisation en zone de montagne.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête en indemnisation de M. C... (n°2300077) pour carence fautive du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police, au motif que la demande était irrecevable faute de demande indemnitaire préalable. Il a également rejeté les requêtes en annulation (n°2300473 et n°2401476) dirigées contre le refus du maire de faire usage de ses pouvoirs de police pour rétablir la circulation, en considérant que les troubles invoqués, liés à un litige de voisinage et à l'emprise irrégulière d'une clôture privée sur le domaine public, ne caractérisaient pas un péril imminent ou une atteinte grave à l'ordre public justifiant l'intervention du maire sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de Mme C... contestant trois décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023 : le retrait des aides de la PAC pour les campagnes 2017 et 2018, et le rejet de sa demande pour la campagne 2019. La requérante invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, une motivation insuffisante et une méconnaissance des règlements européens (UE) n° 1306/2013 et 1307/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, validant ainsi les décisions préfectorales fondées sur le droit de la politique agricole commune.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 5 décembre 2025 par lequel le maire de Bonifacio ne s’est pas opposé à une déclaration préalable pour la création d’un portail. Cette suspension a été prononcée à la demande du préfet de la Corse-du-Sud, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le projet étant situé dans une zone à risque inondation très fort et susceptible d’aggraver ce risque par la réalisation d’un remblai.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté le déféré du préfet de la Corse-du-Sud qui demandait la suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna pour la rénovation d’un « caseddu » en ruine. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l’urbanisme en raison de son implantation hors continuité urbaine. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte, notamment au regard de l’article L. 111-23 du même code invoqué par le défendeur. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation collégiale, a annulé deux permis de construire délivrés par le maire de Sarrola-Carcopino à la SAS Villas Plein Sud pour des maisons d'habitation sur une même parcelle. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le tribunal a jugé que les projets méconnaissaient l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, car ils s'inséraient dans un vaste espace naturel, séparé du groupe de constructions existant par une route départementale constituant une coupure d'urbanisation, et n'étaient donc pas en continuité avec un bourg, un village ou un hameau. La solution retenue est l'annulation des arrêtés attaqués, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen tiré de la méconnaissance des espaces stratégiques agricoles.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de l'EURL Immobilière du Grand Fornacce et de l'EURL Immobilière du Grand Soleil. Ces sociétés contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités, l'administration fiscale ayant requalifié l'acquisition de parts d'une autre société par l'EURL Immobilière du Grand Soleil en un acte anormal de gestion, constitutif d'une distribution de bénéfices. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve de cet acte anormal de gestion, les sociétés n'établissant pas que l'opération avait été réalisée dans leur intérêt propre. En conséquence, les impositions supplémentaires et les pénalités pour manquement délibéré, fondées sur les articles 38 et 39 du code général des impôts, ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné plusieurs requêtes liées à un conflit de voisinage à Carticasi. M. C... demandait la condamnation de la commune pour refus d'user de ses pouvoirs de police afin de rétablir l'accès à sa cave, tandis que d'autres requêtes visaient l'annulation de ce refus implicite. Le tribunal a rejeté la demande indemnitaire de M. C... comme irrecevable, faute de demande préalable, et a également rejeté les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, jugeant que le maire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant d'intervenir. Les décisions s'appuient sur les articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... contestant le retrait des aides de la PAC pour 2021 et le refus d’octroi pour 2022. La juridiction a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que l’administration pouvait légalement retirer les aides, même après une décision d’octroi devenue définitive, si les conditions d’éligibilité n’étaient pas remplies. Le tribunal a estimé que Mme A... ne justifiait pas de la qualité d’agriculteur actif au sens du règlement (UE) n° 1307/2013, faute de démontrer une activité agricole réelle et effective.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule la décision tacite de non-opposition du maire de Calcatoggio à une déclaration préalable de division de terrain déposée par la SAS ADM Foncier. Le préfet de la Corse-du-Side avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, invoquant l'absence d'avis conforme préfectoral requis par les articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l'urbanisme, la commune ne disposant pas de document d'urbanisme applicable. Le tribunal retient que le maire n'a pas recueilli cet avis conforme, ce qui constitue une méconnaissance des dispositions précitées. En conséquence, la décision tacite de non-opposition est annulée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé le permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna pour un projet de construction avec piscine et logement de gardien. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car le terrain se situait dans une zone d'urbanisation diffuse, éloignée des agglomérations ou villages existants, et ne répondait pas aux critères du PADDUC. La solution retenue est l'annulation du permis de construire pour violation de la loi Littoral.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. C... de trois recours en excès de pouvoir dirigés contre les décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023 lui retirant le bénéfice des aides de la politique agricole commune pour les campagnes 2017, 2018 et 2019. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et la méconnaissance des règlements européens relatifs aux paiements directs. Le tribunal a joint les trois requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté l'ensemble des demandes de M. C.... La solution retenue s'appuie sur les règlements (UE) n° 1306/2013 et n° 1307/2013 du 17 décembre 2013.