5 565 décisions disponibles — page 13/279
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une mesure d'exclusion temporaire de douze mois prononcée par le président-directeur général du CNRS à l'encontre d'un agent. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête est donc rejetée sans examen de la condition d'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à une interdiction d'arme et à son inscription au FINIADA. La juridiction a rejeté sa demande de condamnation de l'État à payer une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'elle n'était pas justifiée en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant concernant l'annulation d'une décision de retrait de points de permis de conduire. La juridiction a rejeté la demande d'injonction de restitution des points et de condamnation sous astreinte. Elle a mis à la charge de l'État le versement de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi de six requêtes visant à contester le retrait d'aides agricoles du premier pilier de la PAC et les ordres de recouvrement émis par l'Agence de services et de paiement. La requérante s'étant désistée de toutes ses demandes, le tribunal a prononcé la radiation des procédures. Cette décision met fin aux instances sans examen du fond, conformément aux dispositions du code de justice administratif.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple des copropriétaires de la Résidence Lantivy de leur recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. La juridiction a rejeté la demande de la commune d'Ajaccio de condamner les requérants aux dépens. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'annulation de décisions relatives au retrait de points sur son permis de conduire. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le juge à constater un tel désistement.
**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé par une entreprise pour le paiement d'une créance de révision des prix sur un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Bastia (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de provision. Il constate que la créance est sérieusement contestable en raison d'une prescription partielle (loi du 31 décembre 1968) et du défaut de preuve d'une interruption de prescription pour la totalité des sommes réclamées. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 (régime de prescription quadriennale des créances sur les collectivités publiques et ses modalités d'interruption).
**Sujet principal** : Demande d'une provision sur des intérêts moratoires dus pour retard de paiement d'acomptes dans le cadre d'un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bastia (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de provision de 150 000 €. Il estime que l'existence et le montant de la créance d'intérêts moratoires, réclamés par le mandataire du groupement pour son seul profit sur l'ensemble des acomptes, sont sérieusement contestables, notamment en raison de désaccords sur la régularité de certains acomptes et sur la répartition des sommes dues au sein du groupement. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'octroi d'une provision à l'absence de contestation sérieuse de l'obligation.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une amende administrative pour travail dissimulé. La société requérante n'a pas démontré que le recouvrement de l'amende de 21 100 euros portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré sa procédure de redressement judiciaire, ne justifiant ainsi pas de l'urgence requise. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Recours d'un ressortissant marocain contre un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bastia. **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté d'assignation à résidence du 7 février 2026, car il a été pris avant l'expiration du délai de départ volontaire lié à l'OQTF, ce qui méconnaît l'article L. 731-1 du CESEDA. Les autres moyens (incompétence, erreur manifeste) sont rejetés. **Textes appliqués** : Article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné deux recours en excès de pouvoir d'un ressortissant marocain contre des décisions du préfet de la Corse-du-Sud. Le tribunal a annulé l'arrêté d'assignation à résidence du 7 février 2026, considérant que cette mesure était intervenue avant l'expiration du délai de départ volontaire, méconnaissant ainsi l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également annulé l'arrêté du 19 septembre 2025 refusant le titre de séjour et ordonnant la reconduite à la frontière, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne respectant pas les dispositions de l'accord franco-marocain de 1987.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de Mme C... contestant trois décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023 : le retrait des aides de la PAC pour les campagnes 2017 et 2018, et le rejet de sa demande pour la campagne 2019. La requérante invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, une motivation insuffisante et une méconnaissance des règlements européens (UE) n° 1306/2013 et 1307/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, validant ainsi les décisions préfectorales fondées sur le droit de la politique agricole commune.
Le Tribunal administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a rejeté la requête de M. A... dirigée contre un arrêté du préfet de la Haute-Corse l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation qui lui a été adressée en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1, 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule la décision tacite de non-opposition du maire de Calcatoggio à une déclaration préalable de division de terrain déposée par la SAS ADM Foncier. Le préfet de la Corse-du-Side avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, invoquant l'absence d'avis conforme préfectoral requis par les articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l'urbanisme, la commune ne disposant pas de document d'urbanisme applicable. Le tribunal retient que le maire n'a pas recueilli cet avis conforme, ce qui constitue une méconnaissance des dispositions précitées. En conséquence, la décision tacite de non-opposition est annulée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête des ayants droit de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus au titre de l'année 2015. Le tribunal a jugé que l'absence de notification de l'avis d'imposition aux requérantes, qui n'avaient pas informé l'administration du décès du contribuable, était sans incidence sur la régularité de la procédure. La solution s'appuie sur les articles L. 253 du livre des procédures fiscales et 1682 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a rejeté la requête de M. A... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de factures d'eau par la communauté de communes Marana Golo. Le juge a estimé que le litige, portant sur les rapports entre un usager et un service public industriel et commercial (le service de l'eau), relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives, en application des articles L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de la 2ème chambre, a annulé la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable née du silence du maire de Calcatoggio, concernant la transformation d’un garage en habitation. Le tribunal a jugé que le déféré du préfet de la Corse-du-Sud était recevable, le délai de recours ayant couru à compter de la transmission tardive du dossier par la commune le 2 mai 2023. Sur le fond, il a estimé que le projet, identique à un permis de construire précédemment annulé par un jugement du 27 juin 2023, méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme ainsi que les prescriptions du PADDUC relatives à la préservation des espaces ressources pour le pastoralisme et l'arboriculture.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Vico pour une maison individuelle avec piscine. Cette suspension a été ordonnée à la demande du préfet de la Corse-du-Sud, sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Le terrain d'assiette du projet est situé dans un espace non urbanisé et au sein d'espaces naturels délimités par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC).
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse de lui fournir un décompte d'indemnités journalières pour la période 1995-1996. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de sa demande malgré une demande de régularisation du greffe, en application des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme C... de trois requêtes visant à contester des décisions du préfet de Corse-du-Sud du 19 juin 2023, portant respectivement sur le retrait d’aides de la politique agricole commune pour les campagnes 2017 et 2018, et sur le rejet de sa demande d’aides pour la campagne 2019. La requérante invoquait notamment un vice de procédure contradictoire, un défaut de motivation, et une méconnaissance des règlements européens relatifs aux paiements directs. Le tribunal a joint les trois affaires pour statuer par un seul jugement, en application des règlements (UE) n° 1306/2013 et n° 1307/2013 du 17 décembre 2013, ainsi que du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais les débats ont porté sur la qualification d’agricultrice de Mme C... et le respect des procédures contradictoires.