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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Bastia

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bastia

5 562 décisions disponibles — page 24/279

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2501170(TA20-2501170)

Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait à être hébergée conformément à une décision de la commission départementale de médiation du 23 avril 2024. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car tardive, en application des articles R. 778-2 du code de justice administrative et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Mme A... disposait d'un délai de quatre mois à compter du 23 juillet 2024 pour saisir le tribunal, mais elle n'a introduit son recours que le 6 août 2025. Cette irrecevabilité ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2500970(TA20-2500970)

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 26 mai 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante brésilienne divorcée, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis un défaut d'examen particulier en se limitant à l'article L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif au conjoint de Français, alors que la requérante avait signalé son divorce et son activité salariée, ce qui devait être analysé comme une demande de changement de statut. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination.

23 janvier 2026Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA20-2501182(TA20-2501182)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de Haute-Corse d'assurer l'accueil de Mme B... dans une structure d'hébergement adaptée. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 27 mars 2025, n'avait reçu aucune proposition d'hébergement. Le préfet n'ayant pas produit de défense ni démontré une évolution de la situation, le juge a constaté le manquement de l'État à son obligation légale. La solution retenue est une injonction, pouvant être assortie d'une astreinte, conformément aux dispositions du code précité.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA20-2501871(TA20-2501871)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., agent public victime d'un accident de service reconnu le 4 juin 2024. La requérante sollicitait cette mesure dans la perspective d'une action en indemnisation de ses préjudices patrimoniaux et personnels. Le juge a fait droit à la demande, estimant l'expertise utile, et a désigné un expert avec une mission détaillée visant à évaluer l'ensemble des préjudices subis en lien direct avec l'accident. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux mesures d'expertise utiles.

23 janvier 2026Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2501642(TA20-2501642)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de Corse-du-Sud de reloger M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 17 juillet 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans les délais légaux, le juge a ordonné le relogement sous trois mois, sous astreinte de 300 euros par mois de retard. Cette décision confirme l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2400367(TA20-2400367)

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 15 février 2024 par lequel le président du conseil exécutif de Corse avait suspendu M. B... de ses fonctions avec effet rétroactif au 29 novembre 2023. Le tribunal a jugé que cette rétroactivité était illégale, car une décision administrative ne peut légalement produire d'effet avant sa date d'édiction. La solution retenue est fondée sur le principe général d'application des actes administratifs, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens invoqués.

23 janvier 2026Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

N° TA20-2401232(TA20-2401232)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de Haute-Corse d'accueillir M. A... dans une structure d'hébergement adaptée. La commission de médiation avait reconnu M. A... comme prioritaire le 25 avril 2024, mais aucune offre ne lui avait été faite. Le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas justifié de l'évolution de la situation de l'intéressé. La solution retenue est une injonction d'accueil, pouvant être assortie d'une astreinte.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2501066(TA20-2501066)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'assignation à résidence pris par le préfet de Corse-du-Sud le 18 juin 2025. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car M. B... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été implicitement écartés.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA20-2501072(TA20-2501072)

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 19 mai 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse avait retiré la carte de résident de M. B..., ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas suffisamment caractérisé l'existence d'une menace grave pour l'ordre public, condition requise par l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour procéder à un tel retrait. La décision s'est fondée sur une seule condamnation pénale pour des faits de blessures involontaires et délit de fuite, sans que le préfet ne démontre le caractère répétitif ou la gravité particulière des faits au regard de l'ensemble de la situation personnelle de l'intéressé. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation de M. B....

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2301648(TA20-2301648)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait réparation pour une chute survenue le 11 novembre 2018 sur un trottoir bordant une route départementale, imputée à un amas de gravats. La juridiction a estimé que la preuve du lien de causalité entre le préjudice et l'ouvrage public n'était pas rapportée, les éléments fournis (attestations tardives et photographies) ne démontrant pas de manière suffisante la matérialité des faits. En conséquence, ni la responsabilité pour défaut d'entretien normal de la collectivité de Corse, ni celle pour carence fautive des pouvoirs de police de la commune de San Martino Di Lota (sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales) n'ont été retenues. La demande indemnitaire de 51 715,70 euros a donc été rejetée.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2400868(TA20-2400868)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté les requêtes de Mme A..., surveillante pénitentiaire, qui contestait les refus du directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille de la mettre à disposition au centre de détention de Casabianda. Le tribunal a relevé d'office que l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour refuser ces demandes, car une mise à disposition ne peut concerner qu'une autre administration ou un organisme privé, et non un service de la même administration pénitentiaire. De plus, la demande de mutation était irrecevable en raison de l'absence d'ancienneté minimale de deux ans requise par le décret n° 2006-441 du 14 avril 2006. Les décisions attaquées ont donc été jugées légales, et les conclusions à fin d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2400101(TA20-2400101)

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de Mme A..., surveillante pénitentiaire, contestant les refus du directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille de la mettre à disposition au centre de détention de Casabianda. Le tribunal a relevé d'office que l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour refuser ces demandes, car la mise à disposition ne peut concerner qu'une autre administration ou un organisme privé, et non un service relevant de la même administration pénitentiaire. En application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2006-441, les requêtes ont été rejetées comme irrecevables, les décisions attaquées étant légales en raison de cette incompétence de l'administration pour y faire droit.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2400105(TA20-2400105)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B... contestant l'abrogation de son habilitation "secret défense" (niveau très secret) par le préfet de la Haute-Corse le 1er décembre 2023, ainsi qu'un courrier du 20 décembre 2023 sollicitant sa mutation. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre ce courrier, le considérant comme une simple mesure préparatoire ne faisant pas grief, et non comme une décision susceptible de recours. Sur le fond, la décision d'abrogation de l'habilitation a été examinée au regard des textes applicables, notamment le code de la défense et le décret n°95-654 du 9 mai 1995. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision finale est attendue sur la légalité de l'abrogation de l'habilitation.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2400117(TA20-2400117)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de réviser sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de ses infirmités (séquelles de gelures aux pieds et cervicalgies) et pour l'obtention d'une pension au titre de coliques néphrétiques. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, notamment les articles L. 121-1 et L. 154-1. Il a estimé que les éléments médicaux produits ne démontraient pas une aggravation suffisante des taux d'invalidité déjà concédés ni le lien direct avec le service pour la nouvelle affection. Par conséquent, la décision de la commission de recours de l'invalidité du 9 novembre 2023 a été confirmée.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2400508(TA20-2400508)

Responsabilité pour défaut d'entretien d'un ouvrage public (route départementale n° 659). Tribunal Administratif de Bastia. Rejet de la requête de Mme B... demandant l'indemnisation de préjudices consécutifs à une crevaison due à un nid-de-poule, faute pour la requérante d'apporter la preuve de la matérialité des faits et du lien de causalité entre le dommage et l'ouvrage public. Application des principes généraux de la responsabilité pour défaut d'entretien normal.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA20-2400551(TA20-2400551)

Le Tribunal Administratif de Bastia annule la décision du 21 mars 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a retiré sa carte professionnelle à M. B..., agent de sécurité privée. La décision est annulée pour insuffisance de motivation en fait, le CNAPS s'étant borné à évoquer un comportement de nature à porter atteinte à la sécurité publique sans fournir d'éléments précis, et n'ayant pas justifié d'une « urgence absolue » permettant de déroger à l'obligation de motivation. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au CNAPS de délivrer une nouvelle carte professionnelle à M. B... dans un délai de deux mois, sans astreinte.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2501049(TA20-2501049)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles 7 et 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, au motif que le requérant ne justifiait pas d'un visa de long séjour et d'un contrat de travail visé, conditions nécessaires à la délivrance d'un certificat de résidence "salarié". Il a également jugé inopérants les moyens relatifs à l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'étant pas tenu de solliciter des pièces supplémentaires. La solution retenue confirme la légalité du refus de séjour et de la mesure d'éloignement.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2600038(TA20-2600038)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. D..., ressortissant portugais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Corse mettant fin à sa rétention administrative et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'absence d'examen sérieux de sa situation, et la violation de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement demeurant une perspective raisonnable. La requête a été rejetée dans son intégralité.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2501065(TA20-2501065)

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué la base légale de la décision, retenant le pouvoir de régularisation du préfet plutôt que l'article L. 435-4 du CESEDA. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur la convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-marocain.

23 janvier 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2501096(TA20-2501096)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 juillet 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en raison de sa présence en France depuis 2017, de son mariage et de la naissance de ses enfants. Le tribunal a jugé que, compte tenu de l'irrégularité de son séjour, de l'absence de droit au séjour de son épouse et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale au Maroc, le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son intégralité.

23 janvier 2026Résumé IA
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