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Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de Haute-Corse d'accueillir M. A... dans une structure d'hébergement adaptée. La commission de médiation avait reconnu M. A... comme prioritaire le 25 avril 2024, mais aucune offre ne lui avait été faite. Le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas justifié de l'évolution de la situation de l'intéressé. La solution retenue est une injonction d'accueil, pouvant être assortie d'une astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles 7 et 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, au motif que le requérant ne justifiait pas d'un visa de long séjour et d'un contrat de travail visé, conditions nécessaires à la délivrance d'un certificat de résidence "salarié". Il a également jugé inopérants les moyens relatifs à l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'étant pas tenu de solliciter des pièces supplémentaires. La solution retenue confirme la légalité du refus de séjour et de la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué la base légale de la décision, retenant le pouvoir de régularisation du préfet plutôt que l'article L. 435-4 du CESEDA. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur la convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-marocain.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 juillet 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en raison de sa présence en France depuis 2017, de son mariage et de la naissance de ses enfants. Le tribunal a jugé que, compte tenu de l'irrégularité de son séjour, de l'absence de droit au séjour de son épouse et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale au Maroc, le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et un risque de traitement inhumain ou dégradant (article 3 de la même Convention). Le tribunal a estimé que, malgré la durée de son séjour et la présence de sa famille en France, Mme A... était célibataire, sans charge de famille, et conservait des attaches dans son pays d'origine, ce qui ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée. En l'absence d'éléments probants sur les risques encourus en cas de retour en Tunisie, le moyen tiré de l'article 3 a également été écarté.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 mars 2025 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a relevé que le préfet s'était borné à statuer sur la demande d'asile de l'intéressé, dont le rejet était définitif, et n'avait pas été saisi d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, rendant les conclusions dirigées contre ce refus irrecevables. Par conséquent, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés, et la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de Haute-Corse d'assurer l'accueil de Mme B... dans une structure d'hébergement adaptée. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 27 mars 2025, n'avait reçu aucune proposition d'hébergement. Le préfet n'ayant pas produit de défense ni démontré une évolution de la situation, le juge a constaté le manquement de l'État à son obligation légale. La solution retenue est une injonction, pouvant être assortie d'une astreinte, conformément aux dispositions du code précité.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de Corse-du-Sud de reloger M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 17 juillet 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans les délais légaux, le juge a ordonné le relogement sous trois mois, sous astreinte de 300 euros par mois de retard. Cette décision confirme l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 26 mai 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante brésilienne divorcée, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis un défaut d'examen particulier en se limitant à l'article L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif au conjoint de Français, alors que la requérante avait signalé son divorce et son activité salariée, ce qui devait être analysé comme une demande de changement de statut. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 18 juin 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse a fixé le pays de destination de M. A..., ressortissant marocain faisant l'objet d'une mesure d'expulsion. La juridiction retient que cet arrêté méconnaît l'autorité de la chose jugée, car il reprend en termes identiques un précédent arrêté du 12 mai 2025 déjà annulé par un jugement du 2 juin 2025 du tribunal administratif de Marseille, sans que le préfet ne démontre un changement de circonstances. En conséquence, l'Etat est condamné à verser 1 500 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. D..., ressortissant vietnamien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, une décision de placement en rétention administrative du même jour, et une décision d'assignation à résidence du 9 janvier 2026. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un vice de procédure, une erreur de droit concernant l'accord franco-hongrois, et un défaut de motivation. Le tribunal a examiné la légalité des décisions attaquées au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-hongrois du 16 décembre 1996. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse des moyens soulevés et des textes appliqués permet de conclure à un rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B..., agent territorial victime d'un accident de service reconnu imputable le 17 mars 2025. La solution retenue fait droit à la requête, jugeant utile cette mesure dans la perspective d'une action en indemnisation. L'expert désigné devra notamment évaluer les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux subis par l'agent, en lien direct avec l'accident.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. D..., ressortissant portugais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Corse mettant fin à sa rétention administrative et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'absence d'examen sérieux de sa situation, et la violation de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement demeurant une perspective raisonnable. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A..., agente technique territoriale, qui demandait la condamnation de la Collectivité de Corse à lui verser 84 081,70 euros en réparation de préjudices résultant de faits de harcèlement moral et sexuel. Le tribunal a jugé que la requérante n’établissait pas la réalité des agissements de harcèlement allégués, ni un manquement de l’administration à son obligation de protection, celle-ci ayant mis en place un accompagnement spécifique suite à l’alerte. En conséquence, la responsabilité de la collectivité n’a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 7 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'une décision de placement en rétention administrative. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. S'agissant de la décision de placement en rétention, le tribunal s'est déclaré incompétent pour en connaître, cette contestation relevant de l'autorité judiciaire conformément à l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme C... tendant à l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Belgodère pour une maison individuelle avec piscine et annexe. La juridiction a d'abord jugé la requête recevable, reconnaissant à la requérante, en tant que voisine immédiate du projet, un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme relatifs à l'extension de l'urbanisation et aux espaces proches du rivage, ainsi que celui relatif à l'absence de saisine de la DRAC. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande d'abrogation d'un arrêté préfectoral du 20 novembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la décision contestée, qui refuse d'abroger un acte devenu définitif, ne crée pas par elle-même une situation d'urgence imminente. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de délivrance d'une carte de mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». Le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision du président du conseil exécutif de Corse sur le recours administratif préalable obligatoire, ni la preuve de son dépôt, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement » par le président du conseil exécutif de Corse. La requérante n'a pas produit la décision attaquée ni complété sa requête malgré deux demandes de régularisation, fondées sur les articles R. 772-6 et R. 412-1 du code de justice administrative. En application des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant un titre de recettes émis par le centre hospitalier d’Ajaccio pour un trop-perçu de 11 877,95 euros. La juridiction a constaté que la requête ne présentait aucun moyen de légalité externe ou interne opérant ni d’élément suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.