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Le Tribunal administratif de Bastia annule le permis de construire délivré par le maire d’Alata à M. B... pour une maison d’habitation au lieudit La Tuscia. Le préfet de la Corse-du-Sud avait déféré cet arrêté en excès de pouvoir, invoquant une méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme. Le tribunal juge que le projet, situé en zone d’habitat diffus et éloigné de toute agglomération ou village au sens du plan d’aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC), ne respecte pas le principe d’urbanisation en continuité. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté municipal, fondée sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du 9 décembre 2022 le plaçant en congé de maladie ordinaire à demi-traitement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, estimant que le directeur général était légalement investi de ses fonctions. Il a également jugé irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre l'arrêté du 10 août 2020, cet acte étant devenu définitif. La décision s'appuie sur la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique et le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS AB Autour de Bébé, en liquidation judiciaire, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice économique subi du fait des travaux d'aménagement urbain de l'avenue Jean Nicoli à Corte. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la commune de Corte était engagée en raison du caractère anormal et spécial du préjudice, les travaux ayant duré trois ans et entravé l'accès au commerce. La solution retenue est fondée sur le principe de la responsabilité du maître d'ouvrage pour les dommages causés aux tiers par un ouvrage public, conformément à la jurisprudence administrative. Le tribunal a ordonné une expertise avant dire droit pour évaluer le quantum du préjudice indemnisable.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé, sur déféré du préfet de la Corse-du-Sud, un permis de construire délivré par le maire de Lecci pour une maison individuelle avec piscine. La juridiction a jugé que le projet, situé dans un secteur d'habitat diffus éloigné du village, méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Ce texte impose que l'urbanisation en zone littorale se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. Le tribunal a également relevé que le classement du terrain en zone U1 du plan local d'urbanisme ne suffisait pas à déroger à cette règle.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour des dommages causés à sa maison par des remontées d'eaux usées provenant du réseau public communal. Le tribunal a jugé que la commune de Sisco, en tant que maître d'ouvrage, est responsable des dommages causés aux tiers par l'ouvrage public, même en l'absence de faute, sauf à démontrer une faute de la victime ou un cas de force majeure. En l'espèce, la commune n'a pas établi que l'absence de dispositif de déconnexion sur le réseau privatif du requérant constituait une faute de sa part, ni que les désordres étaient imputables à une autre cause. Par conséquent, la responsabilité de la commune a été engagée sur le fondement du principe de responsabilité du maître d'ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’un recours en excès de pouvoir contre un certificat d’urbanisme délivré par le maire de Sotta, déclarant réalisable la construction d’une maison individuelle sur une parcelle située en zone de montagne. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du déféré, jugeant que la notification du recours gracieux à l’adresse mentionnée sur l’acte attaqué était régulière. Sur le fond, il a annulé le certificat d’urbanisme au motif que le projet méconnaissait l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme, qui impose une urbanisation en continuité avec les bourgs et villages existants.
Le Tribunal administratif de Bastia annule la décision implicite du maire de Sarrola-Carcopino portant transfert d’un permis de construire délivré le 23 mars 2013. Le préfet de la Corse-du-Sud soutenait que ce permis était caduc depuis le 23 mars 2016, faute de travaux entrepris dans le délai de trois ans prévu à l’article R. 424-17 du code de l’urbanisme. La commune, n’ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal constate que le permis n’était plus en vigueur à la date de la demande de transfert, ce qui fait obstacle à tout transfert. La décision implicite est donc annulée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir, annule la décision du 2 mai 2023 par laquelle le maire de Solaro ne s’est pas opposé à une déclaration préalable de division foncière visant à créer un lot à bâtir. Le tribunal estime que le projet, situé dans un secteur d’habitat diffus, constitue une extension d’urbanisation non réalisée en continuité avec une agglomération ou un village existants, en méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme et des prescriptions du PADDUC. La solution retenue se fonde sur l’absence de caractère structurant et de densité significative du secteur concerné.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A..., expert judiciaire, d’un recours contestant le montant de ses honoraires taxés par le juge des référés du Tribunal Administratif de Marseille. L’expert estimait que ses diligences préparatoires et le temps passé justifiaient une somme de 43 600,50 euros TTC, contre 33 352,18 euros TTC alloués. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la taxation initiale avait correctement apprécié l’utilité et la nature du travail fourni, conformément à l’article R. 621-11 du code de justice administrative. La décision confirme ainsi l’ordonnance de taxation contestée.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Canale-di-Verde. Le préfet s’est désisté de sa requête après le retrait de l’acte attaqué à la demande du pétitionnaire. Par une ordonnance du 24 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., fonctionnaire de police. Le requérant demandait la suspension de toute mesure médicale coercitive et la communication de son dossier, invoquant une urgence liée à une convocation à une visite médicale statutaire. Le juge estime que cette convocation constitue une simple consultation et non un acte préparatoire à une mesure d'office, et que l'absence de communication du dossier ne caractérise pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de délivrance d'une carte de mobilité inclusion « mention stationnement » par la maison des personnes handicapées de la collectivité de Corse. La requérante n'a pas donné suite à l'invitation du tribunal de régulariser sa requête en utilisant le formulaire prévu à l'article R. 772-6 du code de justice administrative. En application du 7° de l'article R. 222-1 du même code, le juge a constaté que la requête n'était assortie d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue le 21 octobre 2025.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A... d’un recours gracieux contre un arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Par une ordonnance du 21 octobre 2025, la présidente du tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge a constaté que la requête ne contenait ni conclusions à fin d’annulation ni moyens de légalité, ce qui l’excluait de l’office du juge de l’excès de pouvoir ou du plein contentieux.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... contestant une contrainte de la CAF de Haute-Corse pour un indu d’aides au logement de 864 euros. La requérante n’a pas donné suite à une demande de régularisation de sa requête, faute de motivation suffisante. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a considéré que les conclusions ne comportaient pas d’argumentation propre à établir une méconnaissance de ses droits. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de motivation.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision du préfet de la Corse-du-Sud du 15 octobre 2025 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. La requérante invoquait des moyens tirés d'une insuffisance de motivation et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de placement à l’isolement de M. B... pour une durée de trois mois. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, méconnaissance du contradictoire, défaut de motivation, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B... qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation 2024 pour son habitation principale à Piano Palneca. La requérante invoquait des raisons de santé et des revenus insuffisants, mais ces arguments ont été jugés manifestement inopérants ou insuffisamment précis. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet sans instruction complémentaire.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société A... visant à contester la décision du 6 août 2025 par laquelle la collectivité de Corse a écarté son offre pour un marché de fournitures. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait que des moyens manifestement inopérants ou insuffisamment précis, en application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative. La société s'était bornée à évoquer la compétitivité de ses prix et son expérience sans développer de moyens juridiques valables.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant sa non-admission au troisième concours d'accès à l'institut régional d'administration de Bastia (session 2024). La requête a été jugée manifestement irrecevable car, à l'expiration du délai de recours, elle ne contenait aucun moyen de fait ou de droit au soutien des conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête en application du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par M. A... d’une demande d’exécution du jugement du 14 mars 2024, qui annulait un arrêté du maire de Calcatoggio et enjoignait à la commune de délivrer une attestation de non-opposition à travaux et de verser 1 500 euros. Constatant que la commune avait délivré l’attestation et procédé au paiement, le tribunal a estimé que la requête était devenue sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.