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Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les demandes de M. D..., capitaine de port, qui sollicitait l'annulation du rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle et l'indemnisation d'un préjudice moral pour harcèlement moral. Le tribunal a constaté qu'une décision explicite du 22 juillet 2025 s'était substituée à la décision implicite de rejet, accordant partiellement la protection fonctionnelle, ce qui a entraîné un non-lieu à statuer sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête en indemnisation, estimant que M. D... n'apportait pas d'éléments suffisants pour présumer l'existence d'un harcèlement moral. Les décisions ont été rendues sur la base du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par un pharmacien contractuel du centre hospitalier de Sartène pour obtenir le paiement d’une prime de précarité et contester un titre exécutoire émis pour recouvrer un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a rejeté l’intégralité de ses demandes, jugeant notamment que la décision l’informant du trop-perçu était un acte préparatoire insusceptible de recours. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 2 mai 2023 par lequel le préfet de Corse avait interdit à Mme B... d'acquérir ou de détenir des armes des catégories A, B et C. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une inexacte application de l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure, car les faits invoqués (une procédure classée sans suite et des condamnations anciennes de 2012 et 2018) ne permettaient pas d'établir un comportement laissant craindre une utilisation dangereuse d'une arme. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit enjoint de délivrer une autorisation d'armes.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SARL Chez Pierre et de sa gérante, pour occupation sans autorisation du domaine public maritime. Il a été constaté que les contrevenantes avaient implanté une terrasse de restauration de 65 m² sur la plage de Palombaggia, sans titre, en violation de l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a retenu que cette occupation illicite constituait une contravention de grande voirie. Il a condamné la SARL Chez Pierre et Mme A... à une amende, dont le montant est plafonné par l’article L. 2132-26 du même code et le 5° de l’article 131-13 du code pénal, et a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A... contestant l'arrêté du 10 juillet 2023 par lequel le maire de Vico a retiré un permis de construire tacite et refusé son projet d'extension. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, jugeant que le retrait, intervenu dans le délai de trois mois suivant la naissance du permis tacite, était légal. La solution retenue confirme la validité du retrait, fondé sur l'avis conforme défavorable du préfet, et rejette la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de lever son inscription au fichier national des interdictions d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). Le tribunal a jugé que les conclusions visant l'arrêté de 2019 ordonnant le dessaisissement des armes étaient irrecevables en raison de l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 15 avril 2021. Concernant le refus de levée d'inscription au FINIADA, le tribunal a estimé que le préfet était en situation de compétence liée pour rejeter la demande, dès lors que l'interdiction d'acquérir et de détenir des armes n'avait pas été abrogée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 312-16 et suivants du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la commune de Biguglia d’une demande d’indemnisation pour des désordres affectant le faux-plafond de la salle de spectacle du complexe culturel Charles Rocchi. La commune recherchait la responsabilité décennale et, à titre subsidiaire, contractuelle de la SARL Les Nouveaux Menuisiers, de la SASU Apave Sudeurope et de la SARL Anonymes architectes. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la commune, considérant que l’action fondée sur la garantie décennale était irrecevable faute de réception des travaux du lot n°5, et que la responsabilité contractuelle ne pouvait être engagée en l’absence de lien contractuel avec les sociétés mises en cause. La demande de mise hors de cause de M. C... a été accueillie.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la collectivité de Corse d’un recours en contravention de grande voirie contre les propriétaires du navire "U Pinese II", qui a coulé à deux reprises dans le vieux port de Bastia en août 2019, causant une pollution et une gêne à la navigation. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par M. B..., notamment l'incompétence du signataire de la requête et son absence de qualité de propriétaire, en retenant que la délégation de signature était régulière et que la vente du navire n'était pas établie. Sur le fond, le tribunal a constaté que les faits constituaient une contravention de grande voirie au sens des articles L. 2132-2 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques, et a condamné solidairement MM. C... et B... au paiement d'une amende de 5ème classe ainsi qu'à l'enlèvement de l'épave.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... tendant au remboursement d’un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de l'année 2020. Le tribunal a jugé que les investissements réalisés pour la construction d'une maison destinée à une activité de location de meublés de tourisme n'étaient pas éligibles, car ils ne constituent pas des biens d'équipement amortissables selon le mode dégressif au sens de l'article 39 A du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 244 quater E du code général des impôts et de la loi de finances du 28 décembre 2018, qui excluent les meublés de tourisme du champ du crédit d'impôt pour les investissements réalisés à compter du 1er janvier 2019.
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur les demandes de M. A..., pharmacien contractuel du centre hospitalier de Sartène, qui réclamait le paiement d’une prime de précarité et contestait un titre exécutoire pour un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a rejeté la requête relative à la prime de précarité, estimant que l’administration pouvait légalement opposer une compensation avec la dette de trop-perçu. Il a également rejeté les conclusions dirigées contre la décision du 27 novembre 2023, la qualifiant de mesure préparatoire insusceptible de recours, et a validé le titre exécutoire du 29 novembre 2023. Les articles L. 6152-1 et R. 6152-712 du code de la santé publique, ainsi que les articles L. 1243-8 et L. 1243-10 du code du travail, ont été examinés sans faire droit aux prétentions du requérant.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud pour une contravention de grande voirie concernant l'occupation sans autorisation du domaine public maritime par Mme B..., gérante du restaurant Les Galets. Les faits reprochés consistent en l'implantation d'une terrasse et d'un espace de stockage sur la plage de Bussaglia, représentant une surface totale de 46 m². Le tribunal a constaté que cette occupation illicite constitue une contravention prévue et réprimée par l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné Mme B... au paiement d'une amende, dont le montant est fixé conformément à l'article L. 2132-26 du même code et au décret n° 2003-172 du 25 février 2003, et a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Corsic’House, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 70 404 euros au titre de l’exercice 2020. La société, exerçant une activité de location de biens immobiliers avec prestations para-hôtelières, soutenait que son activité relevait du secteur hôtelier et non de la location de meublés de tourisme, exclus du dispositif. Le tribunal a jugé que l’activité de la société, caractérisée par la location de villas meublées à la nuitée avec services, entrait dans la catégorie des meublés de tourisme au sens de l’article L. 324-1-1 du code du tourisme. En conséquence, elle était exclue du bénéfice du crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts, la requête étant rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de la Corse-du-Sud qui demandait l’annulation d’une décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable de division foncière à Grosseto-Prugna. Le tribunal a jugé que le projet, situé en continuité de l’enveloppe urbaine de Porticcio, ne méconnaissait pas l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, tel que précisé par le PADDUC. Il a également estimé que le projet ne constituait pas une extension de l’urbanisation au sens de l’article L. 121-13 du même code, s’agissant d’une simple opération de construction dans un espace déjà urbanisé.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B..., technicienne de la police scientifique, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 19 juin 2023 la plaçant en congé de maladie ordinaire pour une période de contamination par la Covid-19. La requérante invoquait une erreur de droit et d'appréciation au regard des dispositions de la loi du 23 décembre 2022 sur les arrêts de travail dérogatoires pour Covid-19. Le tribunal a jugé que ces dispositions législatives, relatives au régime de sécurité sociale, ne sont pas applicables aux fonctionnaires de l'État, qui relèvent du code général de la fonction publique et du décret du 14 mars 1986. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A... contre un arrêté du maire de Grosseto-Prugna accordant un permis de construire modificatif à la SARL du Grand Soleil pour la surélévation d’un bâtiment. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la société, estimant que M. A... justifiait d’un intérêt à agir en raison du préjudice d’ensoleillement et de vue causé par les travaux. Sur le fond, le tribunal a annulé l’arrêté litigieux pour méconnaissance de l’article R. 111-16 du code de l’urbanisme relatif aux règles de prospect, sans faire droit à la demande de régularisation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral du 10 février 2023 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d’en acquérir ou détenir. Le tribunal a constaté que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative, avait commencé à courir dès la première présentation du pli recommandé le 13 février 2023, et que la requête, enregistrée le 22 août 2023, était tardive. La solution retenue est fondée sur les règles de notification des décisions administratives et le caractère confirmatif d’une notification ultérieure.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie pour occupation sans autorisation du domaine public maritime. Il a constaté que l’EURL Mezza Rena et son gérant, M. B..., avaient installé une structure de restauration démontable de 273 m² sur la plage de Favone, sans titre, en violation de l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a retenu la contravention et condamné les contrevenants à une amende, ordonné la remise en état des lieux sous astreinte de 2 000 euros par jour de retard, et autorisé l’administration à procéder d’office aux frais des contrevenants.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les demandes de M. D..., capitaine de port, qui sollicitait l'annulation du rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle et l'indemnisation d'un préjudice moral pour harcèlement. Le tribunal a constaté qu'une décision explicite du 22 juillet 2025 s'était substituée à la décision implicite de rejet, accordant partiellement la protection fonctionnelle. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision implicite initiale. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., officier de port, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Corse-du-Sud du 10 octobre 2024 le suspendant de ses fonctions à titre conservatoire pour quatre mois. Le tribunal a jugé que la suspension était justifiée, car les faits reprochés à l'agent (comportement inapproprié, tensions, manquements professionnels) présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour préserver l'intérêt du service, conformément à l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande d'indemnisation de M. D... et M. A..., qui réclamaient 24 960 euros à la commune de Linguizzetta pour la résiliation tacite d'un marché de maîtrise d'œuvre (tranche relative à un bâtiment administratif). La juridiction a jugé que leur créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir au plus tard en 2007, date à laquelle la commune avait abandonné le projet et confié la mission à un tiers. Les requérants n'ayant formulé aucune réclamation avant 2022, leur action était tardive.