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Le Tribunal Administratif de Bastia annule un permis de construire une maison individuelle délivré par le maire de Tavaco, saisi par un déféré du préfet de la Corse-du-Sud. Le tribunal retient que le terrain se situe en zone non constructible de la carte communale, en violation de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme, et que la construction est implantée à moins de 75 mètres de l'axe d'une route à grande circulation, méconnaissant l'article L. 111-6 du même code. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté municipal.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 2 mai 2023 par lequel le préfet de Corse avait interdit à Mme B... d'acquérir ou de détenir des armes des catégories A, B et C. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une inexacte application de l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure, car les faits invoqués (une procédure classée sans suite et des condamnations anciennes de 2012 et 2018) ne permettaient pas d'établir un comportement laissant craindre une utilisation dangereuse d'une arme. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit enjoint de délivrer une autorisation d'armes.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A... contestant l'arrêté du 10 juillet 2023 par lequel le maire de Vico a retiré un permis de construire tacite et refusé son projet d'extension. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, jugeant que le retrait, intervenu dans le délai de trois mois suivant la naissance du permis tacite, était légal. La solution retenue confirme la validité du retrait, fondé sur l'avis conforme défavorable du préfet, et rejette la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté d'expulsion du préfet de la Haute-Corse. Le requérant, ressortissant marocain résidant en France depuis 27 ans, invoquait une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a estimé que la mesure était proportionnée compte tenu de ses multiples condamnations pénales pour des faits graves et répétés (violences, vols, stupéfiants). La décision s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du maire de Porto-Vecchio du 16 janvier 2023 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. Le tribunal a relevé d'office que le maire était en situation de compétence liée pour s'opposer aux travaux, car ceux-ci portaient sur un bâtiment édifié sans autorisation d'urbanisme, ce qui rendait la décision légale. En conséquence, les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence et le défaut de motivation, ont été écartés. La demande de M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime (plage de Gineparo, Île Rousse) par l’EURL Résidence A... et son gérant, M. A..., après expiration de leur autorisation. Le tribunal a rejeté les moyens de défense, notamment l’exception d’incompétence de l’agent verbalisateur, et a constaté la matérialité des faits. Il a condamné solidairement l’EURL et son gérant à une amende de 1 500 euros, sur le fondement des articles L. 2132-2 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques, et a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SARL Chez Pierre et de sa gérante, pour occupation sans autorisation du domaine public maritime. Il a été constaté que les contrevenantes avaient implanté une terrasse de restauration de 65 m² sur la plage de Palombaggia, sans titre, en violation de l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a retenu que cette occupation illicite constituait une contravention de grande voirie. Il a condamné la SARL Chez Pierre et Mme A... à une amende, dont le montant est plafonné par l’article L. 2132-26 du même code et le 5° de l’article 131-13 du code pénal, et a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., qui demandait réparation des préjudices subis lors d'une chute sur un escalier menant à une tour génoise, propriété de la collectivité de Corse. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre le dommage et l'ouvrage public, condition nécessaire pour engager la responsabilité de la collectivité. En conséquence, la demande d'expertise médicale a été jugée frustratoire et rejetée, de même que les conclusions de la CPAM. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité du maître d'ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de l'EURL Drien's Holding, qui sollicitait le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de 2021. La société contestait le refus de l'administration fiscale concernant l'éligibilité de deux véhicules, un "Cam Ax Traxter Xu HD8" et un "Hymer Free S 600", acquis par sa filiale. Le tribunal a jugé que le premier véhicule, bien que susceptible d'un usage agricole, n'était pas utilisé pour une activité agricole par la société, qui exerce une activité commerciale. Concernant le second véhicule, la société n'a pas apporté la preuve qu'il remplissait les conditions pour bénéficier de l'amortissement dégressif, condition nécessaire à l'éligibilité au crédit d'impôt. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B..., technicienne de la police scientifique, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 19 juin 2023 la plaçant en congé de maladie ordinaire pour une période de contamination par la Covid-19. La requérante invoquait une erreur de droit et d'appréciation au regard des dispositions de la loi du 23 décembre 2022 sur les arrêts de travail dérogatoires pour Covid-19. Le tribunal a jugé que ces dispositions législatives, relatives au régime de sécurité sociale, ne sont pas applicables aux fonctionnaires de l'État, qui relèvent du code général de la fonction publique et du décret du 14 mars 1986. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé, par un jugement du 10 octobre 2025, l'arrêté du maire de Solaro qui n'avait pas fait opposition à une déclaration préalable de division d'une parcelle pour créer un lot à bâtir. Saisi par le préfet de la Haute-Corse, le tribunal a jugé que ce projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, qui impose une extension de l'urbanisation en continuité avec les agglomérations et villages existants. Le terrain, situé à un kilomètre du village et entouré d'espaces vierges, ne répondait pas à cette exigence, malgré sa compatibilité avec le plan local d'urbanisme. La décision a donc été annulée pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie pour occupation sans autorisation du domaine public maritime. Il a constaté que l’EURL Mezza Rena et son gérant, M. B..., avaient installé une structure de restauration démontable de 273 m² sur la plage de Favone, sans titre, en violation de l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a retenu la contravention et condamné les contrevenants à une amende, ordonné la remise en état des lieux sous astreinte de 2 000 euros par jour de retard, et autorisé l’administration à procéder d’office aux frais des contrevenants.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud pour une contravention de grande voirie concernant l'occupation sans autorisation du domaine public maritime par Mme B..., gérante du restaurant Les Galets. Les faits reprochés consistent en l'implantation d'une terrasse et d'un espace de stockage sur la plage de Bussaglia, représentant une surface totale de 46 m². Le tribunal a constaté que cette occupation illicite constitue une contravention prévue et réprimée par l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné Mme B... au paiement d'une amende, dont le montant est fixé conformément à l'article L. 2132-26 du même code et au décret n° 2003-172 du 25 février 2003, et a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la collectivité de Corse d’un recours en contravention de grande voirie contre les propriétaires du navire "U Pinese II", qui a coulé à deux reprises dans le vieux port de Bastia en août 2019, causant une pollution et une gêne à la navigation. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par M. B..., notamment l'incompétence du signataire de la requête et son absence de qualité de propriétaire, en retenant que la délégation de signature était régulière et que la vente du navire n'était pas établie. Sur le fond, le tribunal a constaté que les faits constituaient une contravention de grande voirie au sens des articles L. 2132-2 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques, et a condamné solidairement MM. C... et B... au paiement d'une amende de 5ème classe ainsi qu'à l'enlèvement de l'épave.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... tendant au remboursement d’un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de l'année 2020. Le tribunal a jugé que les investissements réalisés pour la construction d'une maison destinée à une activité de location de meublés de tourisme n'étaient pas éligibles, car ils ne constituent pas des biens d'équipement amortissables selon le mode dégressif au sens de l'article 39 A du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 244 quater E du code général des impôts et de la loi de finances du 28 décembre 2018, qui excluent les meublés de tourisme du champ du crédit d'impôt pour les investissements réalisés à compter du 1er janvier 2019.
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur les demandes de M. A..., pharmacien contractuel du centre hospitalier de Sartène, qui réclamait le paiement d’une prime de précarité et contestait un titre exécutoire pour un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a rejeté la requête relative à la prime de précarité, estimant que l’administration pouvait légalement opposer une compensation avec la dette de trop-perçu. Il a également rejeté les conclusions dirigées contre la décision du 27 novembre 2023, la qualifiant de mesure préparatoire insusceptible de recours, et a validé le titre exécutoire du 29 novembre 2023. Les articles L. 6152-1 et R. 6152-712 du code de la santé publique, ainsi que les articles L. 1243-8 et L. 1243-10 du code du travail, ont été examinés sans faire droit aux prétentions du requérant.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de lever son inscription au fichier national des interdictions d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). Le tribunal a jugé que les conclusions visant l'arrêté de 2019 ordonnant le dessaisissement des armes étaient irrecevables en raison de l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 15 avril 2021. Concernant le refus de levée d'inscription au FINIADA, le tribunal a estimé que le préfet était en situation de compétence liée pour rejeter la demande, dès lors que l'interdiction d'acquérir et de détenir des armes n'avait pas été abrogée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 312-16 et suivants du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Corsic’House, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 70 404 euros au titre de l’exercice 2020. La société, exerçant une activité de location de biens immobiliers avec prestations para-hôtelières, soutenait que son activité relevait du secteur hôtelier et non de la location de meublés de tourisme, exclus du dispositif. Le tribunal a jugé que l’activité de la société, caractérisée par la location de villas meublées à la nuitée avec services, entrait dans la catégorie des meublés de tourisme au sens de l’article L. 324-1-1 du code du tourisme. En conséquence, elle était exclue du bénéfice du crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts, la requête étant rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A... contre un arrêté du maire de Grosseto-Prugna accordant un permis de construire modificatif à la SARL du Grand Soleil pour la surélévation d’un bâtiment. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la société, estimant que M. A... justifiait d’un intérêt à agir en raison du préjudice d’ensoleillement et de vue causé par les travaux. Sur le fond, le tribunal a annulé l’arrêté litigieux pour méconnaissance de l’article R. 111-16 du code de l’urbanisme relatif aux règles de prospect, sans faire droit à la demande de régularisation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud pour une contravention de grande voirie commise par la SARL Tedda et son gérant, M. C..., qui occupaient sans autorisation le domaine public maritime à Lecci avec une installation de 51 m² (matelas et parasols). Le tribunal a constaté que cette occupation privative et permanente constituait une infraction prévue et réprimée par l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné les contrevenants à une amende, ordonné la remise en état des lieux sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, et autorisé l’administration à procéder d’office aux frais des contrevenants.