5 562 décisions disponibles — page 49/279
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... tendant au remboursement d’un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de l'année 2020. Le tribunal a jugé que les investissements réalisés pour la construction d'une maison destinée à une activité de location de meublés de tourisme n'étaient pas éligibles, car ils ne constituent pas des biens d'équipement amortissables selon le mode dégressif au sens de l'article 39 A du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 244 quater E du code général des impôts et de la loi de finances du 28 décembre 2018, qui excluent les meublés de tourisme du champ du crédit d'impôt pour les investissements réalisés à compter du 1er janvier 2019.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire tacite accordé à M. B... pour une maison d'habitation à Eccica-Suarella. Le projet, situé en zone agricole "A s" du plan local d'urbanisme, est interdit par l'article A-1 du règlement. Aucune des exceptions prévues à l'article A-2 n'étant applicable, le permis méconnaît les dispositions du code de l'urbanisme. La solution retenue fait droit au déféré du préfet de la Corse-du-Sud.
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur les demandes de M. A..., pharmacien contractuel du centre hospitalier de Sartène, qui réclamait le paiement d’une prime de précarité et contestait un titre exécutoire pour un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a rejeté la requête relative à la prime de précarité, estimant que l’administration pouvait légalement opposer une compensation avec la dette de trop-perçu. Il a également rejeté les conclusions dirigées contre la décision du 27 novembre 2023, la qualifiant de mesure préparatoire insusceptible de recours, et a validé le titre exécutoire du 29 novembre 2023. Les articles L. 6152-1 et R. 6152-712 du code de la santé publique, ainsi que les articles L. 1243-8 et L. 1243-10 du code du travail, ont été examinés sans faire droit aux prétentions du requérant.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Corsic’House, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 70 404 euros au titre de l’exercice 2020. La société, exerçant une activité de location de biens immobiliers avec prestations para-hôtelières, soutenait que son activité relevait du secteur hôtelier et non de la location de meublés de tourisme, exclus du dispositif. Le tribunal a jugé que l’activité de la société, caractérisée par la location de villas meublées à la nuitée avec services, entrait dans la catégorie des meublés de tourisme au sens de l’article L. 324-1-1 du code du tourisme. En conséquence, elle était exclue du bénéfice du crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts, la requête étant rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté d'expulsion du préfet de la Haute-Corse. Le requérant, ressortissant marocain résidant en France depuis 27 ans, invoquait une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a estimé que la mesure était proportionnée compte tenu de ses multiples condamnations pénales pour des faits graves et répétés (violences, vols, stupéfiants). La décision s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A... contre un arrêté du maire de Grosseto-Prugna accordant un permis de construire modificatif à la SARL du Grand Soleil pour la surélévation d’un bâtiment. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la société, estimant que M. A... justifiait d’un intérêt à agir en raison du préjudice d’ensoleillement et de vue causé par les travaux. Sur le fond, le tribunal a annulé l’arrêté litigieux pour méconnaissance de l’article R. 111-16 du code de l’urbanisme relatif aux règles de prospect, sans faire droit à la demande de régularisation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie visant la SARL Cappai & Jet et son gérant, M. B..., pour occupation sans titre du domaine public maritime à Ajaccio. Il était reproché aux contrevenants d’avoir dépassé la surface autorisée par un arrêté préfectoral du 30 mars 2023, en installant des équipements (ponton, local, terrasse, stockages) représentant une superficie totale de 156 m², soit un excédent de 59 m². Le tribunal a constaté que les faits établis par le procès-verbal constituaient la contravention prévue à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné la SARL et son gérant au paiement d’une amende, ordonné la remise en état des lieux sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, et autorisé l’administration à procéder d’office aux frais des contrevenants.
Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par la SAS Château Prince A... B... d’un recours en annulation contre l’arrêté préfectoral du 5 mai 2023 portant opposition à sa déclaration de prélèvement de 40 000 m³ d’eau dans le barrage de l’Argentella, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que les conclusions devaient être regardées comme dirigées contre la seule décision expresse prise sur le recours administratif préalable obligatoire, qui s’est substituée à l’arrêté initial. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de vices de procédure, notamment l’absence de procédure contradictoire préalable et le défaut de saisine du conseil départemental de l’environnement, ainsi que la légalité interne du refus au regard des articles L. 214-18 et R. 214-1 du code de l’environnement. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué en application du code de l’environnement et du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du maire de Porto-Vecchio du 16 janvier 2023 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. Le tribunal a relevé d'office que le maire était en situation de compétence liée pour s'opposer aux travaux, car ceux-ci portaient sur un bâtiment édifié sans autorisation d'urbanisme, ce qui rendait la décision légale. En conséquence, les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence et le défaut de motivation, ont été écartés. La demande de M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté du maire d'Ocana délivrant un permis de construire pour la transformation d'un garage en habitation en zone Ne du PLU. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet de Corse, notamment la méconnaissance des règles de la zone naturelle et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur le déféré du préfet de la Corse-du-Sud, a suspendu l’exécution du permis de construire une villa délivré par le maire de Lecci à Mme B... sur un terrain situé en zone UPR du PLU. Le juge a retenu que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l’urbanisme (Loi Littoral) était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte, le projet se situant en dehors d’une agglomération ou d’un village existant. La solution se fonde sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (art. L. 2131-6) et du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire sans délai, d'interdiction de retour d'un an et d'assignation à résidence. Le juge a annulé l'arrêté du 4 septembre 2025, estimant que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'intensité des liens personnels et familiaux du requérant en France. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées. L'arrêté d'assignation à résidence du 5 septembre 2025 a été annulé pour les mêmes motifs. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la CESDH.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant marocain, contre les arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 8 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait méconnu l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en s'estimant en situation de compétence liée, et que l'interdiction de retour était disproportionnée. La solution retenue est l'annulation des arrêtés contestés, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 9 mai 2025 par lequel le maire de Calcatoggio avait accordé le transfert d'un permis de construire à M. C.... Le juge a estimé que les moyens invoqués par le préfet, tirés de la méconnaissance de l'article R. 424-19 du code de l'urbanisme (le permis initial ayant été suspendu par une ordonnance du tribunal), étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 8 septembre 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation professionnelle du requérant, notamment en omettant de prendre en compte un contrat à durée indéterminée et des bulletins de salaire récents. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées, y compris l'assignation à résidence. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’économie refusant partiellement une remise gracieuse. S’interrogeant sur l’intérêt que la requête conservait pour son auteur, le tribunal l’a invité à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, M. A... est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. et Mme D... comme manifestement irrecevable. Les requérants demandaient uniquement un sursis à statuer dans l’attente d’une décision de la juridiction judiciaire, sans avoir présenté de conclusions principales, notamment en vue d’engager la responsabilité d’une personne publique. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a considéré que des conclusions accessoires ne peuvent être présentées sans conclusions principales, ce qui rend la requête irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé provision, a condamné M. C... et Mme B... à payer à la SAEML du port de plaisance de Toga une somme de 2 574 euros. Cette créance correspond aux redevances d'occupation du domaine public portuaire pour les années 2022-2023 et 2023-2024, dues en raison du maintien de leur bateau sur un emplacement. Le juge a considéré que l'obligation de paiement n'était pas sérieusement contestable, indépendamment de l'interruption des services portuaires pour des raisons de sécurité. La décision se fonde sur l'article R.541-1 du code de justice administrative et l'article L.2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par M. et Mme F... pour déterminer l'origine et les causes d'un incendie survenu le 29 juin 2024, potentiellement dû à la chute de lignes électriques d'EDF, et pour évaluer leurs préjudices. La société EDF ne s'opposant pas à la mesure, le juge a ordonné l'expertise, mis en cause la MAIF, assureur des requérants, et mis hors de cause la société Axa France IARD, qui n'est pas l'assureur d'EDF. En revanche, la demande des requérants visant à être autorisés à déblayer et réparer les lieux à l'issue de l'expertise a été rejetée comme n'entrant pas dans le champ de l'article R. 532-1.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de Mme B..., fonctionnaire, qui sollicitait 115 305,75 euros en réparation des préjudices consécutifs à un accident de service survenu le 17 mars 2023. Le juge a estimé que le lien de causalité entre cet accident et les préjudices invoqués (notamment le déficit fonctionnel permanent et le préjudice d’agrément) n’était pas suffisamment certain, l’expert s’étant fondé sur les seules déclarations non étayées de la requérante concernant des difficultés professionnelles antérieures. En l’absence d’obligation non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, la demande a été rejetée dans son intégralité.