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Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A... contre un arrêté du maire de Grosseto-Prugna accordant un permis de construire modificatif à la SARL du Grand Soleil pour la surélévation d’un bâtiment. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la société, estimant que M. A... justifiait d’un intérêt à agir en raison du préjudice d’ensoleillement et de vue causé par les travaux. Sur le fond, le tribunal a annulé l’arrêté litigieux pour méconnaissance de l’article R. 111-16 du code de l’urbanisme relatif aux règles de prospect, sans faire droit à la demande de régularisation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie visant la SARL Cappai & Jet et son gérant, M. B..., pour occupation sans titre du domaine public maritime à Ajaccio. Il était reproché aux contrevenants d’avoir dépassé la surface autorisée par un arrêté préfectoral du 30 mars 2023, en installant des équipements (ponton, local, terrasse, stockages) représentant une superficie totale de 156 m², soit un excédent de 59 m². Le tribunal a constaté que les faits établis par le procès-verbal constituaient la contravention prévue à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné la SARL et son gérant au paiement d’une amende, ordonné la remise en état des lieux sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, et autorisé l’administration à procéder d’office aux frais des contrevenants.
Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par la SAS Château Prince A... B... d’un recours en annulation contre l’arrêté préfectoral du 5 mai 2023 portant opposition à sa déclaration de prélèvement de 40 000 m³ d’eau dans le barrage de l’Argentella, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que les conclusions devaient être regardées comme dirigées contre la seule décision expresse prise sur le recours administratif préalable obligatoire, qui s’est substituée à l’arrêté initial. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de vices de procédure, notamment l’absence de procédure contradictoire préalable et le défaut de saisine du conseil départemental de l’environnement, ainsi que la légalité interne du refus au regard des articles L. 214-18 et R. 214-1 du code de l’environnement. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué en application du code de l’environnement et du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B..., technicienne de la police scientifique, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 19 juin 2023 la plaçant en congé de maladie ordinaire pour une période de contamination par la Covid-19. La requérante invoquait une erreur de droit et d'appréciation au regard des dispositions de la loi du 23 décembre 2022 sur les arrêts de travail dérogatoires pour Covid-19. Le tribunal a jugé que ces dispositions législatives, relatives au régime de sécurité sociale, ne sont pas applicables aux fonctionnaires de l'État, qui relèvent du code général de la fonction publique et du décret du 14 mars 1986. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie pour occupation sans autorisation du domaine public maritime. Il a constaté que l’EURL Mezza Rena et son gérant, M. B..., avaient installé une structure de restauration démontable de 273 m² sur la plage de Favone, sans titre, en violation de l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a retenu la contravention et condamné les contrevenants à une amende, ordonné la remise en état des lieux sous astreinte de 2 000 euros par jour de retard, et autorisé l’administration à procéder d’office aux frais des contrevenants.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire tacite accordé à M. B... pour une maison d'habitation à Eccica-Suarella. Le projet, situé en zone agricole "A s" du plan local d'urbanisme, est interdit par l'article A-1 du règlement. Aucune des exceptions prévues à l'article A-2 n'étant applicable, le permis méconnaît les dispositions du code de l'urbanisme. La solution retenue fait droit au déféré du préfet de la Corse-du-Sud.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral du 10 février 2023 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d’en acquérir ou détenir. Le tribunal a constaté que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative, avait commencé à courir dès la première présentation du pli recommandé le 13 février 2023, et que la requête, enregistrée le 22 août 2023, était tardive. La solution retenue est fondée sur les règles de notification des décisions administratives et le caractère confirmatif d’une notification ultérieure.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande d'indemnisation de M. D... et M. A..., qui réclamaient 24 960 euros à la commune de Linguizzetta pour la résiliation tacite d'un marché de maîtrise d'œuvre (tranche relative à un bâtiment administratif). La juridiction a jugé que leur créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir au plus tard en 2007, date à laquelle la commune avait abandonné le projet et confié la mission à un tiers. Les requérants n'ayant formulé aucune réclamation avant 2022, leur action était tardive.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté d'expulsion du préfet de la Haute-Corse. Le requérant, ressortissant marocain résidant en France depuis 27 ans, invoquait une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a estimé que la mesure était proportionnée compte tenu de ses multiples condamnations pénales pour des faits graves et répétés (violences, vols, stupéfiants). La décision s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme C... et autres demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de l'Ile-Rousse à la SAS Aporia pour un hôtel. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le permis, bien qu'assorti de prescriptions, était suffisamment motivé au regard des articles L. 424-3 et R. 424-5 du code de l'urbanisme, les prescriptions étant claires et renvoyant à des avis d'autorités compétentes. Les autres moyens soulevés par les requérants n'ont pas été examinés dans cet extrait.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les demandes de M. D..., capitaine de port, qui sollicitait l'annulation du rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle et l'indemnisation d'un préjudice moral pour harcèlement. Le tribunal a constaté qu'une décision explicite du 22 juillet 2025 s'était substituée à la décision implicite de rejet, accordant partiellement la protection fonctionnelle. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision implicite initiale. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., officier de port, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Corse-du-Sud du 10 octobre 2024 le suspendant de ses fonctions à titre conservatoire pour quatre mois. Le tribunal a jugé que la suspension était justifiée, car les faits reprochés à l'agent (comportement inapproprié, tensions, manquements professionnels) présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour préserver l'intérêt du service, conformément à l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire sans délai, d'interdiction de retour d'un an et d'assignation à résidence. Le juge a annulé l'arrêté du 4 septembre 2025, estimant que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'intensité des liens personnels et familiaux du requérant en France. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées. L'arrêté d'assignation à résidence du 5 septembre 2025 a été annulé pour les mêmes motifs. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la CESDH.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant marocain, contre les arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 8 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait méconnu l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en s'estimant en situation de compétence liée, et que l'interdiction de retour était disproportionnée. La solution retenue est l'annulation des arrêtés contestés, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur le déféré du préfet de la Corse-du-Sud, a suspendu l’exécution du permis de construire une villa délivré par le maire de Lecci à Mme B... sur un terrain situé en zone UPR du PLU. Le juge a retenu que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l’urbanisme (Loi Littoral) était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte, le projet se situant en dehors d’une agglomération ou d’un village existant. La solution se fonde sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (art. L. 2131-6) et du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 8 septembre 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation professionnelle du requérant, notamment en omettant de prendre en compte un contrat à durée indéterminée et des bulletins de salaire récents. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées, y compris l'assignation à résidence. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté du maire d'Ocana délivrant un permis de construire pour la transformation d'un garage en habitation en zone Ne du PLU. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet de Corse, notamment la méconnaissance des règles de la zone naturelle et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 9 mai 2025 par lequel le maire de Calcatoggio avait accordé le transfert d'un permis de construire à M. C.... Le juge a estimé que les moyens invoqués par le préfet, tirés de la méconnaissance de l'article R. 424-19 du code de l'urbanisme (le permis initial ayant été suspendu par une ordonnance du tribunal), étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A..., fonctionnaire territorial, qui sollicitait une indemnité de 20 000 € à valoir sur son préjudice. Le juge a estimé que la faute de la commune d'Ajaccio pour défaut de réintégration dans un délai raisonnable n'était pas suffisamment certaine, et que la créance relative aux allocations chômage était sérieusement contestable, faute pour le requérant de justifier d'une durée d'affiliation minimale au cours des 24 mois précédant sa privation d'emploi, conformément aux articles R.5424-5 du code du travail et 3 de la convention d'assurance chômage annexée au décret du 26 juillet 2019.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par M. et Mme F... pour déterminer l'origine et les causes d'un incendie survenu le 29 juin 2024, potentiellement dû à la chute de lignes électriques d'EDF, et pour évaluer leurs préjudices. La société EDF ne s'opposant pas à la mesure, le juge a ordonné l'expertise, mis en cause la MAIF, assureur des requérants, et mis hors de cause la société Axa France IARD, qui n'est pas l'assureur d'EDF. En revanche, la demande des requérants visant à être autorisés à déblayer et réparer les lieux à l'issue de l'expertise a été rejetée comme n'entrant pas dans le champ de l'article R. 532-1.