5 565 décisions disponibles — page 52/279
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé-suspension par le préfet de Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a examiné la légalité d'un permis de construire délivré par la commune de Vero pour une maison individuelle. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles L. 122-5 et suivants du code de l'urbanisme (loi Montagne) en raison de son implantation en discontinuité d'un village ou hameau, et qu'il était situé dans un espace naturel inconstructible selon le PADDUC. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant qu'aucun des moyens invoqués n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La solution retenue s'appuie sur l'absence de précisions suffisantes concernant l'opposabilité du PADDUC et sur la démonstration par le pétitionnaire de l'insertion du projet dans un groupe d'habitations existant.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le requérant ne pouvait se prévaloir d'un défaut de diligences de l'administration, puisqu'il avait lui-même fait obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement en ne se présentant pas aux convocations. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant étaient inopérants, la décision contestée ne portant pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du 9 septembre 2025 du préfet de la Corse-du-Sud l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une circonstance nouvelle depuis l'obligation de quitter le territoire français du 19 mars 2025, notamment son concubinage allégué. Il a estimé que la mesure n'était pas disproportionnée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, contestant l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 10 septembre 2025 prolongeant son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une erreur de droit, un changement de situation, et une méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'erreur de droit, estimant que l'assignation était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du CESEDA, l'obligation de quitter le territoire français datant de moins de trois ans. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a statué sur la base des textes applicables, dont le CESEDA et les conventions internationales.
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un déféré en suspension contre une délibération du maire de Galéria instaurant un droit de préemption urbain sur la zone constructible de la carte communale, a rejeté la requête. Le préfet soutenait que la délibération méconnaissait les articles L. 211-1 et L. 211-4 du code de l’urbanisme, faute de précision sur les périmètres concernés et les projets d’aménagement. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte, la commune ayant suffisamment motivé sa décision. L’ordonnance rejette donc la demande de suspension et condamne l’État à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de récusation de l’expert M. F... formulée par EDF et EDF Corse SEI. Les requérantes invoquaient un manquement à l'impartialité et au contradictoire, mais le juge a estimé que les éléments présentés ne constituaient pas une raison sérieuse de mettre en doute l'impartialité de l'expert. La décision se fonde sur les articles L. 721-1 et R. 621-6 du code de justice administrative, qui encadrent la récusation des experts.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Bonifacio du 15 juillet 2025 infligeant à M. A... une exclusion temporaire d'un an. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance du principe non bis in idem, disproportion de la sanction) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Sans se prononcer sur l'urgence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de la Haute-Corse, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Canale-di-Verde pour une maison d'habitation. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme (compétence liée en raison d'un avis défavorable) et de l'article L. 121-8 du même code (extension de l'urbanisation en discontinuité d'un village), étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la communication de documents budgétaires et délibératifs de la commune de Pietra-di-Verde. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, dès lors que M. B... avait déjà saisi le tribunal d'une requête au fond (n° 2501344) portant sur les mêmes pièces, et qu'il appartenait au juge du fond d'ordonner leur communication dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. En outre, la requête a été jugée abusive, entraînant la condamnation de M. B... à une amende de 800 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un déféré en suspension, a suspendu l’exécution d’un permis de construire délivré par le maire de Canale-di-Verde pour une maison d’habitation. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 422-5 et L. 121-8 du code de l’urbanisme (avis conforme défavorable et extension illégale de l’urbanisation), étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, faute de retrait de la décision par la commune.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un déféré tendant à la suspension de l’exécution d’une décision de la maire de Pietrosella autorisant la création d’une piscine et la rénovation d’une terrasse sur un terrain situé dans la bande littorale des 100 mètres. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait l’article L. 121-16 du code de l’urbanisme, faute pour le terrain d’être situé dans un espace urbanisé au sens de cet article. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le projet se situait au sein d’une zone déjà urbanisée caractérisée par une densité significative de constructions, en continuité d’une agglomération existante, et qu’il constituait une extension admise d’une construction existante n’entraînant pas de densification significative. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme ainsi que sur le PADDUC.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions du ministre de l’intérieur portant retrait de points et invalidation de son permis de conduire. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser à M. B... une somme de 800 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’un déféré tendant à l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Villanova. En cours d’instance, la commune a informé le tribunal que l’acte attaqué avait été retiré, ce qui a conduit le préfet à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de M. A... tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B visant à suspendre l'arrêté du préfet de la Haute-Corse accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge constate que l'expulsion a déjà eu lieu le 16 septembre 2025, rendant la demande sans objet et dépourvue d'urgence. Il rappelle que le référé liberté permet de prévenir une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, mais que la requérante ne démontre pas en quoi la décision préfectorale, prise en application des articles L. 153-1 et L. 153-2 du code des procédures civiles d'exécution, porterait une telle atteinte à son droit au domicile ou à sa dignité. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre l'arrêté du maire de Porto-Vecchio autorisant l'installation d'un relais de téléphonie mobile par la société SFR. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'installation d'une antenne-relais ne présentant pas un caractère difficilement réversible, et que l'intérêt public lié à la couverture du territoire justifiait l'exécution de la décision. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et l'absence de mutualisation des installations, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La demande de frais de justice présentée par M. B a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SASU La Marine, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse (article 244 quater E du code général des impôts) pour la construction d’une maison individuelle à vocation touristique. La société invoquait un engagement de réalisation pris avant le 31 décembre 2018, conformément à l’article 57 de la loi de finances pour 2020, afin d’échapper à l’exclusion des meublés de tourisme. Le tribunal a jugé que les documents produits (déclaration d’ouverture de chantier et acte d’engagement) ne constituaient pas un engagement valable, faute de droit sur le terrain avant la conclusion d’un bail à construction en 2021. En conséquence, la requête a été rejetée, l’investissement n’étant pas éligible au crédit d’impôt.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, riverain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 17 novembre 2021 portant transfert d'office du chemin d'Umigna dans le domaine public de la commune de Cargèse. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 318-3 du code de l'urbanisme n'était pas fondé, sans préciser dans l'extrait fourni les motifs exacts de ce rejet. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS L'Ottu Dicembri de six requêtes contestant des titres de recettes émis par le maire d'Ajaccio pour occupation du domaine public routier communal, ainsi que la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. La société soutenait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisante motivation des bases de liquidation des créances. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant les moyens non fondés. Il a également mis à la charge de la société requérante le versement d'une somme de 1 500 euros à la commune d'Ajaccio au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse pour liquider l'astreinte prononcée en 2017 contre les exploitants du restaurant "Les Tamaris", condamnés pour occupation sans titre du domaine public maritime. Le tribunal constate que les deux contrevenants sont décédés et que le domaine public a été intégralement libéré en décembre 2022. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur la demande de liquidation de l'astreinte, celle-ci étant devenue sans objet. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de la Haute-Corse, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Ghisonaccia pour une maison d'habitation. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, relatif à l'extension de l'urbanisation en continuité d'une agglomération existante, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.