5 565 décisions disponibles — page 53/279
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’une contravention de grande voirie pour occupation sans autorisation du domaine public maritime (terrasse et matériel de plage) par M. et Mme A. En raison du décès des contrevenants survenu avant que l’affaire ne soit en état d’être jugée, le tribunal constate que l’action publique est devenue sans objet. S’agissant de l’action domaniale (remise en état), le tribunal applique l’article R. 634-1 du code de justice administrative et prononce un non-lieu à statuer, faute pour le préfet d’avoir mis en demeure les héritiers de reprendre l’instance.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS L'Ottu Dicembri de six requêtes contestant des titres de recettes émis par le maire d'Ajaccio pour occupation du domaine public routier communal, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur subséquente. La société invoquait l'incompétence de l'auteur du titre et l'insuffisante motivation des bases de liquidation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant les moyens non fondés, et a mis à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour chaque instance.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision du 9 mars 2022 par laquelle la collectivité de Corse avait refusé de délivrer une permission de voirie à M. et Mme C pour créer un accès à leur propriété. Le tribunal a jugé que cette décision, bien que présentée comme un simple avis, constituait un refus explicite faisant grief et était donc recevable. L'annulation a été prononcée pour défaut de motivation en droit, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la société Paradisula et Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 mai 2022 refusant une autorisation d’occupation temporaire du domaine public maritime à Porto-Vecchio. Par un mémoire enregistré le 22 août 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. En conséquence, il a donné acte du désistement par un jugement du 26 septembre 2025, sans examiner le fond du litige.
Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme C. Les requérants demandaient l'annulation de l'arrêté du 22 juillet 2022 du président du conseil exécutif de Corse fixant l'alignement individuel de leur parcelle. Le tribunal a jugé que cet arrêté, se bornant à constater les limites de la voie publique, n'a pas à être motivé, rendant le moyen d'insuffisance de motivation inopérant. Il a également estimé que l'arrêté, conforme aux articles L. 112-1 et L. 112-3 du code de la voirie routière, ne fait que constater les limites actuelles de la voie publique sans erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse pour liquider l'astreinte prononcée en 2017 contre les exploitants du restaurant "Les Tamaris", condamnés pour occupation sans titre du domaine public maritime. Le tribunal constate que les deux contrevenants sont décédés et que le domaine public a été intégralement libéré en décembre 2022. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur la demande de liquidation de l'astreinte, celle-ci étant devenue sans objet. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A D, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 31 mars 2022 lui refusant une autorisation d'occupation temporaire du domaine public maritime pour installer un corps-mort dans la baie de la Capicciola. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'atteinte au droit de propriété et à la liberté d'aller et venir, ainsi que les erreurs de droit et d'appréciation soulevés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 2111-4 et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 août 2025 par lequel la ministre de la transition écologique a infligé à M. F, agent public, une sanction d'exclusion temporaire de deux ans (dont un an avec sursis). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une situation financière particulièrement grave, et que l'intérêt public s'opposait à sa réintégration immédiate. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi de six requêtes par la SAS L'Ottu Dicembri contestant des titres de recettes émis par le maire d'Ajaccio pour occupation du domaine public routier communal. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisante motivation des bases de liquidation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions s'appuient sur les règles de compétence et de motivation applicables aux titres de recettes des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Corse refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation, en se fondant sur la fraude commise par le requérant (faux justificatifs universitaires), et qu'il n'avait pas à examiner d'office la délivrance d'un titre sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA (admission exceptionnelle au séjour). La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de M. A, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de l’arrêté du 16 septembre 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse avait obligé M. A B à quitter le territoire français, assorti d’une interdiction de retour d’un an, et de l’arrêté d’assignation à résidence. Le juge a relevé que la procédure spéciale prévue aux articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, applicable en cas d’assignation à résidence, offre des garanties équivalentes à celles du référé suspension et en est exclusive. En conséquence, la requête fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative a été jugée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Corse-du-Sud du 12 février 2025 retirant son titre de séjour "travailleur saisonnier" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, cet article ne s'appliquant qu'aux titres de séjour "salarié" pour une activité d'au moins un an, et non aux travailleurs saisonniers. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet avait pu légalement retirer le titre sur le fondement de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les moyens de détournement de procédure ou d'erreur manifeste d'appréciation ne soient fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS L'Ottu Dicembri de six requêtes contestant des titres de recettes émis par le maire d'Ajaccio pour occupation du domaine public routier communal, ainsi que la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. La société soutenait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisante motivation des bases de liquidation des créances. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant les moyens non fondés. Il a également mis à la charge de la société requérante le versement d'une somme de 1 500 euros à la commune d'Ajaccio au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme B, gérante d’un établissement de location d’engins de plage, pour avoir occupé sans autorisation le domaine public maritime après l’expiration de son titre, par l’implantation d’un local de rangement. Le tribunal a constaté que les faits, établis par procès-verbal du 16 mars 2023, constituent une infraction à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a rejeté le moyen de défense tiré d’une remise en état postérieure, celle-ci n’effaçant pas la matérialité de l’infraction. En conséquence, Mme B a été condamnée à une amende et à la remise en état des lieux, sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SASU Babou, qui contestait le montant d'une redevance domaniale pour occupation sans titre du domaine public maritime. L'administration avait réduit la redevance à 2 650 euros en cours d'instance, rendant sans objet la demande de fixation de ce montant. La société n'a pas démontré que la somme de 20 974 euros réclamée en remboursement avait effectivement été recouvrée par saisie administrative à tiers détenteur. Le tribunal a donc rejeté l'intégralité des conclusions de la requête.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. B contre le refus implicite du maire de Figari de rétablir la circulation sur un chemin rural. Le tribunal écarte l'exception d'incompétence soulevée par la commune, jugeant que la juridiction administrative est compétente car le litige porte sur l'exercice des pouvoirs de police du maire, et non sur une contestation de propriété relevant du juge judiciaire. Sur le fond, le tribunal rejette la requête de M. B, estimant que le refus du maire n'a ni pour objet ni pour effet d'attribuer la propriété du chemin à un tiers et que le moyen tiré de la méconnaissance des principes d'inaliénabilité du domaine public est inopérant, le chemin étant un chemin rural relevant du domaine privé communal. La décision applique les articles L. 161-1, L. 161-4 et L. 161-5 du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, riverain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 17 novembre 2021 portant transfert d'office du chemin d'Umigna dans le domaine public de la commune de Cargèse. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 318-3 du code de l'urbanisme n'était pas fondé, sans préciser dans l'extrait fourni les motifs exacts de ce rejet. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Corse refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (état de santé). Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé, sans erreur de droit, en se limitant aux conditions de la demande fondée sur son état de santé. En conséquence, les conclusions en annulation et injonction ont été rejetées, tandis que les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire ont été déclarées sans objet.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL AC Locations, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse au titre de l’année 2021 pour l’acquisition d’une semi-remorque. La juridiction a estimé que cet investissement ne constituait pas un investissement initial au sens du règlement (UE) 651/2014, car il ne se rapportait ni à la création d’un établissement, ni à l’extension de capacités, ni à une diversification de production ou à un changement fondamental du processus de production. En conséquence, les conditions prévues à l’article 244 quater E du code général des impôts n’étaient pas remplies, et les conclusions de la société ont été rejetées, y compris sa demande au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS L'Ottu Dicembri de six requêtes contestant des titres de recettes émis par le maire d'Ajaccio pour occupation du domaine public routier communal, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur subséquente. La société requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisante motivation des titres quant aux bases de liquidation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant les moyens non fondés. Il a également mis à la charge de la société requérante le versement d'une somme globale de 1 500 euros à la commune d'Ajaccio au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.