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Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B C d’un recours en excès de pouvoir contre la décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable délivrée par le maire de Vallecalle pour le stationnement d’une caravane. En cours d’instance, la commune a produit un arrêté du 14 novembre 2023 retirant cette décision tacite. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Calvi à la SARL Macavi. Par un mémoire enregistré le 30 juin 2025, M. A a déclaré se désister purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 15 juillet 2025. Les conclusions présentées par la SARL Macavi et la commune de Calvi au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. D, qui demandait réparation des préjudices subis suite à une chute survenue le 19 février 2021 sur la station de ski de Capanelle, imputant une faute de police du maire de Ghisoni. Le tribunal a rejeté la demande de complément d’expertise et a jugé que la responsabilité de la commune était engagée sur le fondement de l’article L. 2122-2 du code général des collectivités territoriales, tout en retenant un partage de responsabilité à hauteur de 50 % en raison de la faute de la victime. Il a condamné in solidum la commune et son assureur, la SMACL, à verser à M. D une somme totale de 28 078,25 euros après déduction de la provision déjà versée, et a également condamné la commune à rembourser à la CPAM de la Haute-Corse la somme de 45 036,69 euros au titre des prestations versées, ainsi que 1 191 euros au titre de l’indemnité forfaitaire de gestion.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) concerne un litige en plein contentieux opposant la société Tarouen Thermie (et ses ayants droit) au centre hospitalier d'Ajaccio. La requérante réclame le paiement direct de la somme de 776 009,21 euros en tant que sous-traitant, sur le fondement de la loi du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance et des articles R. 2193-10 et suivants du code de la commande publique. Le centre hospitalier conteste la recevabilité de la requête et le fond de la demande, invoquant notamment l'irrégularité de la procédure de paiement direct et la dissolution de la société requérante. Le tribunal a joint les deux requêtes et a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que la société Tarouen Thermie ne justifiait pas du respect de la procédure de paiement direct prévue par les textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande d'indemnisation de M. B, qui sollicitait réparation des préjudices subis en raison de l'illégalité de deux arrêtés préfectoraux (31 octobre 2019 et 14 janvier 2020) lui refusant une autorisation d'exploiter, ainsi que d'une décision des douanes du 10 avril 2020. Le tribunal a reconnu que ces arrêtés étaient entachés d'une illégalité fautive pour insuffisance de motivation, mais a jugé que le lien de causalité direct avec les préjudices allégués n'était pas établi, car la même décision de refus aurait pu être légalement prise sur le fond. En conséquence, la requête de M. B a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Zèbre in Corsica, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2022 prononçant la fermeture de son écovillage à Casalabriva. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure d'injonction préalable n'était pas obligatoire en l'espèce. Sur le fond, le tribunal a estimé que les constats de carences graves (insécurité électrique, hygiène défaillante, absence de clôture) justifiaient la fermeture immédiate pour protéger la santé et la sécurité des mineurs, en application de l'article L. 227-11 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de MM. B et C D, qui contestaient le refus de permis de construire une maison sur un terrain en forte pente à Cauro. Le tribunal a estimé que le maire avait légalement fondé son refus sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en raison de l'atteinte à la sécurité publique. Il a jugé que la largeur insuffisante de la voie d'accès (2,50 mètres) et la pente du terrain (25%) compromettaient le passage des véhicules de secours, sans qu'aucune prescription spéciale ne puisse remédier à ce danger.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la commune d'Ajaccio pour obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et de leurs assureurs à lui verser 1 073 343,85 euros TTC, en réparation des désordres d'étanchéité affectant l'école Simone Veil, sur le fondement de la responsabilité décennale des constructeurs ou, à titre subsidiaire, pour dol ou fraude. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune ne justifiait pas de l'habilitation de son maire à ester en justice, ce qui rendait la demande irrecevable. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la société Tarouen Thermie, aux droits de laquelle vient la société Tarouen, d’une demande de condamnation du centre hospitalier d’Ajaccio à lui verser la somme de 776 009,21 euros au titre du droit au paiement direct des sous-traitants, pour l’exécution d’un marché public de travaux de construction du nouvel hôpital. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, la société Tarouen Thermie ayant été dissoute avant l’introduction de l’instance, et a également jugé que l’intervention volontaire de la société Tarouen ne pouvait régulariser cette irrecevabilité. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. Cette solution s’appuie sur les principes de la procédure administrative contentieuse relatifs à la capacité d’ester en justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bastia, rendue le 12 juillet 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral du 9 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Constatant que le requérant a été transféré au centre de rétention administrative de Marseille, le tribunal fait application des articles R. 922-1 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il se déclare incompétent territorialement et ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Marseille, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B contestant un arrêté préfectoral du 9 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de circulation et placement en rétention administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable car enregistrée au greffe le 11 juillet 2025 à 18h14, soit après l’expiration du délai de quarante-huit heures suivant la notification de l’arrêté intervenue le 9 juillet à 12h20, conformément aux articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 922-17 du même code pour rejeter la requête, y compris les demandes d’aide juridictionnelle provisoire, d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Haute-Corse du 25 septembre 2024, présentée par Mme B sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de droit au regard du code des procédures civiles d'exécution, ainsi qu'une atteinte à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, et a rejeté la requête sans examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des arrêtés du 30 octobre 2024 par lesquels le préfet de la Haute-Corse a prononcé l'expulsion du territoire français de M. A B et fixé le pays de destination. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B. Cette mesure vise à évaluer les préjudices qu'il estime avoir subis du fait d'une maladie professionnelle, dans la perspective d'une future action en indemnisation. Le tribunal a considéré que la demande n'était pas dépourvue d'utilité, contrairement à ce que soutenait le ministre de la justice, et a désigné un expert pour déterminer l'origine des affections, les taux d'incapacité et les préjudices annexes.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté le déféré du préfet de la Haute-Corse qui demandait la suspension d’un permis de construire tacitement délivré par le maire d’Oletta pour une maison individuelle. Le préfet invoquait la méconnaissance de l’article L. 422-5 du code de l’urbanisme et du plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRIF) applicable en zone rouge. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte attaqué. La décision est fondée sur l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de la Haute-Corse, a suspendu l'exécution du certificat de permis tacite délivré par le maire de Linguizzetta pour la construction d'un logement ouvrier. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-10 du code de l'urbanisme et du règlement du plan local d'urbanisme (inconstructibilité en zone agricole et absence de continuité avec un village), étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution d'un certificat d'urbanisme opérationnel délivré par le maire de Venzolasca pour la construction d'une maison individuelle. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI), la parcelle étant située en zones rouge et orange où les nouvelles constructions sont interdites, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée en attendant le jugement au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution du certificat de prorogation tacite d'un permis de construire délivré par le maire de Vico à M. B A. Saisi par le préfet de Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que le moyen tiré du caractère tardif de la demande de prorogation (présentée seulement sept jours avant l'expiration du permis initial) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée en attendant le jugement au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur la demande du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire d'Alata du 24 décembre 2024 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de division parcellaire. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (principe de continuité de l'urbanisation en Corse) était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de la Haute-Corse, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré le 22 avril 2025 par le maire de Linguizzetta pour un hangar agricole de 630 m² avec couverture photovoltaïque. Le juge a estimé que l'ensemble des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (extension de l'urbanisation sans continuité) et du règlement du plan local d'urbanisme (inconstructibilité en zone agricole), étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension est ordonnée sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.