5 565 décisions disponibles — page 67/279
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d’une requête de Mme A contestant la majoration d’un forfait de post-stationnement, se déclare incompétent. Il estime que le litige relève de la compétence exclusive du tribunal du stationnement payant, en application des articles L. 2333-87 et L. 2333-87-2 du code général des collectivités territoriales. Par ordonnance du 17 juillet 2025, il transmet donc le dossier à cette juridiction spécialisée, conformément à l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil communautaire de la communauté de communes Pasquale Paoli du 23 novembre 2021. Cette délibération approuvait le transfert de charges salariales entre le budget principal et le budget annexe "collecte et traitement des déchets", constituant une décision budgétaire modificative. Les requérants invoquaient notamment un défaut d'information des élus et une méconnaissance du principe d'équilibre budgétaire, en se fondant sur les articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ainsi que sur l'instruction budgétaire M. 14. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A contestant la décision "48 SI" du ministère de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante s'est bornée à exposer des faits sans articuler aucun moyen de légalité externe ou interne opérant. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 avril 2025 la plaçant en congé sans traitement à titre provisoire, ainsi que le titre de perception correspondant. La requérante s'est bornée à exposer sa situation personnelle sans soulever aucun moyen de légalité externe ou interne opérant. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 3 février 2023 par lequel le maire de Ventiseri s'était opposé à sa déclaration préalable pour créer un lot à bâtir. Le tribunal a constaté que le maire était tenu de suivre l'avis conforme défavorable du préfet de la Haute-Corse, et que M. A n'avait pas contesté cet avis par voie d'exception. En conséquence, les moyens soulevés contre la décision du maire ont été jugés inopérants. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Corsica Ferries d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation ou à la résiliation d’une convention de délégation de service public (DSP) pour le transport maritime entre Marseille et Propriano, conclue entre la Collectivité de Corse et la société La Méridionale. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du règlement (CEE) n° 3577/92 et du droit de l’Union européenne relatif aux aides d’État, ainsi que des vices justifiant l’annulation du contrat. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la convention, arrivée à échéance le 31 décembre 2022 et totalement exécutée, avait cessé de produire ses effets, rendant les conclusions à fin de résiliation sans objet. Il a également jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, la DSP entrant dans le champ d’application de la décision d’exemption de notification de la Commission européenne du 20 décembre 2011.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Corsica Ferries, qui demandait l'annulation ou la résiliation de la convention de délégation de service public (DSP) pour le transport maritime entre Marseille et l'Île-Rousse, conclue entre la Collectivité de Corse et la société Corsica Linea. Le tribunal a considéré que les conclusions à fin de résiliation étaient devenues sans objet, le contrat étant expiré depuis le 31 décembre 2022, et a jugé irrecevables les conclusions subsidiaires tendant à la récupération des aides d'État. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés par Corsica Ferries, notamment la méconnaissance du règlement (CEE) n° 3577/92 et des règles sur les aides d'État (article 108 TFUE), étaient infondés ou inopérants, la DSP entrant dans le champ d'application de la décision d'exemption de la Commission européenne du 20 décembre 2011.
Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte, par ordonnance du 17 juillet 2025, du désistement pur et simple de M. B de son recours pour excès de pouvoir. Ce dernier contestait le refus implicite du maire de Saint-Florent de dresser un procès-verbal d'infraction au code de l'urbanisme à l'encontre de la SARL Amicizia. Le désistement est intervenu après que la commune a justifié de la régularisation des travaux par une déclaration préalable ayant fait l'objet d'un arrêté de non-opposition. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Corsica Ferries d’un recours en plein contentieux visant à obtenir l’annulation ou la résiliation d’une convention de délégation de service public (DSP) pour le transport maritime entre Marseille et Ajaccio, conclue le 26 février 2021 entre la collectivité de Corse et un groupement comprenant Corsica Linea et La Méridionale. La requérante contestait notamment la légalité de la convention au regard du règlement européen sur le cabotage et des règles relatives aux aides d’État, estimant que les obligations de service public imposées n’étaient pas justifiées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que la convention, arrivée à échéance le 31 décembre 2022 et totalement exécutée, avait cessé de produire ses effets, rendant sans objet les conclusions à fin de résiliation, et que les moyens soulevés étaient infondés ou inopérants. La solution retenue s’appuie sur les principes du droit administratif des contrats et du droit de l’Union européenne, notamment le règlement (CEE) n° 3577/92 et la décision d’exemption de la Commission du 20 décembre 2011.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le versement d'une indemnité pour mission particulière de 6 250 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la somme réclamée lui avait déjà été versée le 16 juin 2025, soit avant l'introduction de sa requête le 24 juin 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient dépourvues d'objet dès leur enregistrement. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SARL cabanon bleu d’un recours en excès de pouvoir contre un avis de paiement d’une redevance domaniale pour occupation du domaine public. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la notification qui lui a été faite sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 17 juillet 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Corsica Ferries d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation ou à la résiliation d’une convention de délégation de service public (DSP) conclue entre la collectivité de Corse et la société Corsica Linea pour l’exploitation de liaisons maritimes entre Marseille et Porto-Vecchio. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le contrat, arrivé à expiration le 31 décembre 2022, avait été entièrement exécuté et que les conclusions à fin de résiliation étaient devenues sans objet. Il a également jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du règlement (CEE) n° 3577/92 et des règles relatives aux aides d’État (article 108 TFUE), n’étaient pas fondés ou étaient inopérants, la DSP entrant dans le champ d’application de la décision d’exemption de la Commission européenne du 20 décembre 2011.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de première chambre, a rejeté la requête de M. D qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 25 octobre 2022 par la commune d'Urtaca à M. C pour une maison individuelle. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme, avait commencé à courir à compter de l'affichage régulier du permis sur le terrain et était expiré à la date d'enregistrement de la requête. Les moyens soulevés par le requérant, tirés de la méconnaissance des articles L. 151-41, UA 3 et UA 7 du règlement du PLU, n'ont donc pas été examinés au fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme D, inspectrice des finances publiques, contestant deux décisions du directeur départemental des finances publiques de la Haute-Corse : un courrier d’information du 5 mai 2023 sur un trop-perçu de rémunération pour treize jours d’absences injustifiées, et un titre de perception du 9 mai 2023 pour un indu de 1 947,65 euros bruts. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 5 mai 2023, considérant qu’il s’agissait d’un acte préparatoire ne faisant pas grief. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés contre le titre de perception, notamment l’insuffisance de motivation, la méconnaissance du contradictoire, la prescription biennale et l’erreur d’appréciation, en application des dispositions du code général de la fonction publique et des lois relatives aux relations entre le public et l’administration. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Sarrola-Carcopino à Mme B pour la création de trois lots, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. La décision est annulée pour vice de forme (absence de signature) et pour erreur de droit, le maire ayant appliqué à tort les dispositions du PADDUC relatives aux espaces stratégiques agricoles alors que la commune est couverte par une carte communale. Le tribunal enjoint au maire de réexaminer la demande de certificat d'urbanisme dans un délai de deux mois et condamne la commune à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont les articles A. 410-3 du code de l'urbanisme, L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, et le II de l'article L. 4424-11 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme et M. C contre l'arrêté du 22 mai 2023 du maire d'Eccica-Suarella refusant un permis de construire une maison et une piscine. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le maire ne pouvait plus opposer un refus après l'expiration du sursis à statuer de deux ans pris le 14 février 2022, dès lors que le plan local d'urbanisme (PLU) avait été approuvé le 12 juillet 2022, mettant fin aux effets du sursis. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article L. 153-23 du même code concernant la publication du PLU.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. et Mme C contestant deux titres exécutoires émis le 11 mai 2023 par le syndicat d'énergie de la Corse-du-Sud pour des frais d'étude et de travaux d'électrification. Les requérants n'ont pas démontré le défaut de bien-fondé des créances, notamment car ils avaient signé une lettre d'engagement et n'avaient pas signalé d'erreur d'emplacement de la borne électrique lors de la réception des travaux. Le tribunal a appliqué l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme, qui permet d'exiger du bénéficiaire d'une autorisation de construire le financement des travaux de viabilité et d'équipement. En conséquence, la requête a été rejetée et les époux C ont été condamnés à verser 1 500 euros au syndicat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme D et M. C contestant le refus de permis de construire une maison et une piscine sur la parcelle D n° 254 à Eccica-Suarella. Les requérants soutenaient notamment bénéficier d'un permis tacite, mais le tribunal a jugé que, faute de confirmation de leur demande après l'annulation du précédent sursis à statuer, aucun permis tacite n'était né. Le moyen tiré d'un vice de procédure a été écarté comme insuffisamment précis. La décision s'appuie sur les articles L. 600-2 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de MM. B et C D, qui contestaient le refus du maire de Cauro de leur délivrer un permis de construire une maison. Le tribunal a estimé que le refus était fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en raison de l'insuffisance de la largeur de la voie d'accès (2,50 mètres) et de la forte pente du terrain (25%), ce qui compromettait la sécurité publique, notamment pour les véhicules de lutte contre l'incendie. Les moyens soulevés par les requérants, tirés de la méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-27 du même code, ont été écartés. Les demandes d'injonction et les frais de justice ont également été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 22 septembre 2023 par lequel le maire de Pianottoli-Caldarello s'est opposé à la déclaration préalable de M. A pour le rehaussement et la réhabilitation de la toiture d'un « caseddu » en pierres sèches. Le tribunal a jugé que l'avis conforme défavorable du préfet, sur lequel se fondait le maire, était illégal car il qualifiait à tort la construction de ruine, alors que les murs porteurs étaient conservés et que les travaux ne créaient pas une surface de plancher supérieure à 20 m² au sens de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le maire n'était pas en situation de compétence liée et a commis une erreur d'appréciation. La requête a été jugée recevable, et les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.