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Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de la Haute-Corse, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré le 22 avril 2025 par le maire de Linguizzetta pour un hangar agricole de 630 m² avec couverture photovoltaïque. Le juge a estimé que l'ensemble des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (extension de l'urbanisation sans continuité) et du règlement du plan local d'urbanisme (inconstructibilité en zone agricole), étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension est ordonnée sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution du certificat de prorogation tacite d'un permis de construire délivré par le maire de Vico à M. B A. Saisi par le préfet de Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que le moyen tiré du caractère tardif de la demande de prorogation (présentée seulement sept jours avant l'expiration du permis initial) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée en attendant le jugement au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution d'un certificat d'urbanisme opérationnel délivré par le maire de Venzolasca pour la construction d'une maison individuelle. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI), la parcelle étant située en zones rouge et orange où les nouvelles constructions sont interdites, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée en attendant le jugement au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal administratif de Bastia a donné acte du désistement de M. A, qui avait contesté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul et le refus de reconstitution partielle de points. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction) après avoir obtenu satisfaction. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté ce désistement pur et simple. Il a toutefois rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 16 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France. En conséquence, le tribunal a validé l'ensemble des décisions préfectorales et rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. B.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la collectivité de Corse pour les préjudices subis lors d'une chute sur un pont départemental. La requérante n'a pas établi de lien de causalité certain entre sa chute et un défaut d'entretien de l'ouvrage public. Le tribunal a jugé que la présence de tiges métalliques d'environ trois centimètres, situées à trente centimètres du bord d'une voie piétonne suffisamment large, ne constituait pas un danger excédant ceux auxquels un piéton normalement attentif doit s'attendre. Par conséquent, la responsabilité de la collectivité de Corse n'a pas été engagée.
Le Tribunal administratif de Bastia a annulé la décision du 4 décembre 2024 par laquelle le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, a refusé la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant algérien, au bénéfice de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur les articles L. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la demande relevait exclusivement des stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d'autoriser le regroupement familial sollicité.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a estimé qu'il ne justifiait d'aucun lien intense, stable ou ancien en France, étant arrivé très récemment. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné la demande sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle pour les jeunes confiés à l'aide sociale à l'enfance. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que M. B ne justifiait pas suivre une formation professionnelle depuis au moins six mois, condition requise par ce texte. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen particulier de la situation, estimant que la décision était suffisamment motivée. Il a également jugé que l'interdiction de retour d'un an n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens anciens et intenses en France et de l'absence de circonstances humanitaires.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 20 février 2025 du préfet de Corse-du-Sud l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment un défaut d'examen de sa situation et un droit au séjour en tant que conjoint de Français, sur le fondement de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et des articles L. 421-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à une vérification suffisante de son droit au séjour, conformément à l'article L. 613-1 du même code, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. B, praticien hospitalier recruté par le centre hospitalier intercommunal de Corte-Tattone alors qu'il avait déjà dépassé la limite d'âge de 66 ans et 7 mois. Le tribunal a jugé que ce contrat, conclu en violation des articles L. 556-11 du code général de la fonction publique et R. 6152-423 du code de la santé publique, était nul et ne pouvait créer aucun droit. Par conséquent, l'administration n'a commis aucune faute en mettant fin au contrat de manière anticipée, et la requête indemnitaire a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français sans délai, de la fixation du pays de destination et de l’interdiction de circuler sur le territoire français pendant deux ans, prononcées par le préfet de la Haute-Corse à l’encontre de M. C, ressortissant portugais. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur d’appréciation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, caractère disproportionné de l’interdiction de circuler) n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En revanche, les conclusions relatives à la suspension de l’arrêté de placement en rétention administrative ont été déclarées sans objet, le juge des libertés et de la détention y ayant déjà mis fin.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de la Haute-Corse n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public, en raison de sa condamnation définitive pour des faits d'agression sexuelle sur mineurs. La décision d'expulsion, fondée sur les articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été validée, et le moyen tiré de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) a été écarté.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B, ressortissant marocain, a examiné la légalité du refus de titre de séjour du 9 janvier 2025 et de l’assignation à résidence du 15 avril 2025. Le tribunal a constaté que l’arrêté d’assignation à résidence avait déjà été annulé par un jugement définitif du 5 mai 2025, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Sur le refus de séjour, le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de M. B, notamment au regard de sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que le refus ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les articles L. 423-23, L. 432-1-1 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la collectivité de Corse, qui demandait l'annulation de la délibération du 31 mars 2021 du syndicat départemental d'énergie de la Corse-du-Sud autorisant la modification de ses statuts. Le tribunal a d'abord écarté comme inopérant le moyen tiré d'un vice propre de la décision de rejet du recours gracieux. Il a ensuite examiné et rejeté l'ensemble des moyens de légalité interne et externe soulevés contre la délibération, notamment ceux relatifs à la méconnaissance du principe d'égalité, des règles de comptabilité publique et de la libre administration des collectivités. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, un agent du centre hospitalier de Castelluccio, qui contestait le refus de l'administration de reconnaître une erreur d'échelon lors de sa promotion au grade de cadre supérieur de santé en 2012. Le tribunal a jugé que la décision de refus du 30 mai 2023 était suffisamment motivée et que le reclassement de l'agent au 2ème échelon, conformément aux dispositions du décret n° 2001-1375 du 31 décembre 2001, était légal. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes indemnitaires et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A B, inspectrice de l'action sanitaire et sociale, qui contestait le refus implicite de prise en compte de son ancienneté acquise durant sa formation initiale pour son avancement d'échelon. La juridiction a interprété les conclusions comme étant dirigées contre l'arrêté du 5 septembre 2022 portant avancement au troisième échelon, et non contre le rejet du recours gracieux. Le tribunal a considéré que cet arrêté n'avait ni pour objet ni pour effet de statuer sur la reprise d'ancienneté liée à la formation, rendant les moyens soulevés inopérants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les textes invoqués (décrets n° 2002-1569 et n° 2006-1827).
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Corse application des énergies (SCAE) contestant une amende de 55 000 euros infligée par la DREETS de Corse pour non-respect des délais de paiement des fournisseurs en 2020. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a également jugé que la sanction, fondée sur les articles L. 441-10 et L. 441-16 du code de commerce, n'était pas disproportionnée, les circonstances invoquées (contexte sanitaire, bonne foi, absence de signalement) ne justifiant pas une réduction de son montant. La demande de la société a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Aménagement Cau d’une demande de condamnation de la commune de Solaro au versement d’intérêts moratoires pour le retard de paiement du solde d’un marché public d’aménagement de lotissement. La commune avait déjà réglé la somme principale de 15 210 euros en cours d’instance. Le tribunal a fait droit à la demande, condamnant la commune à verser les intérêts moratoires calculés conformément aux articles L. 2192-12, L. 2192-13 et R. 2192-31 du code de la commande publique, à compter du lendemain de l’expiration du délai de paiement de 40 jours prévu au CCAP.