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Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. A, ressortissant tunisien, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel ne peut être opposé au renouvellement d'une carte de résident, renouvelable de plein droit sous réserve des articles L. 411-5 et L. 433-2 du même code. La demande de substitution de base légale par l'article L. 432-3, formulée par le préfet, a été rejetée car ce texte n'était pas en vigueur à la date de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Europe Façades contestant une amende administrative de 8 000 euros infligée par la DREETS de Corse pour des manquements aux règles d'hygiène et de sécurité sur un chantier. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment précise. Sur le fond, le tribunal a considéré que la société n'apportait pas la preuve contraire aux constats de l'inspection du travail, notamment concernant l'absence de sanitaires et d'espace de restauration pour les salariés, et a estimé que l'amende n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 8115-1 et suivants du code du travail relatifs aux sanctions administratives.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Corselia Résidences, qui demandait la condamnation de la communauté de communes de l'Oriente à l'indemniser pour un préjudice lié à la gestion du service public de collecte des déchets. La société invoquait l'illégalité fautive de décisions de 2016-2017 interrompant la collecte pour les gros producteurs, ainsi qu'un refus de dégrèvement partiel d'un titre exécutoire de 2017. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, faute pour la requérante d'avoir lié le contentieux par une réclamation préalable auprès de la collectivité, conformément aux règles de la responsabilité administrative. En conséquence, la demande de la SARL Corselia Résidences a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, technicien supérieur, qui contestait le refus de la DREAL de Corse de lui accorder une allocation temporaire d'invalidité pour un accident de service survenu en 2019. Le tribunal a jugé que les séquelles de cet accident constituaient une aggravation d'infirmités préexistantes liées à des accidents de 1991 et 2004, en raison d'un lien fonctionnel entre elles. En application de l'article 2 du décret du 6 octobre 1960 et de l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite, le taux d'invalidité devait être apprécié par rapport à la validité restante, ce qui a conduit à un taux inférieur à 10 %, privant M. B du droit à l'allocation. La décision attaquée a donc été validée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'inexécution d'une précédente obligation de quitter le territoire français et sur l'absence d'éléments nouveaux justifiant une admission exceptionnelle au séjour. Il a notamment relevé que M. B n'apportait pas la preuve qu'il remplissait les conditions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision contestée a donc été validée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme C. Concernant la décision du 17 avril 2023 refusant l'habilitation "très secret", les moyens d'incompétence, de vice de procédure et d'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés. S'agissant de la décision d'affectation temporaire du 21 avril 2023, le tribunal a jugé qu'il s'agissait d'une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, faute pour la requérante de démontrer une atteinte à ses droits statutaires, une perte de responsabilités ou un caractère discriminatoire ou disciplinaire. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 30 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant l'arrêté régulier. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ce dernier ne justifiant pas de liens intenses ou d'une intégration particulière en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B, ressortissante dominicaine, qui contestait la décision du préfet de Corse-du-Sud ordonnant sa remise aux autorités espagnoles. La requérante soutenait que son séjour touristique de moins de trois mois ne nécessitait pas les documents exigés par l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de remise était légale, car Mme B ne justifiait pas des documents requis pour un séjour touristique, notamment une assurance médicale et des garanties de rapatriement. La demande d'indemnisation pour préjudice moral a également été rejetée, faute d'illégalité fautive.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé le permis de construire délivré par le maire de Solaro à la SARL Cormetour pour une dalle béton destinée à un chapiteau. La juridiction a jugé que le projet, situé dans la bande littorale des 100 mètres, méconnaissait l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme, le terrain d'assiette ne se trouvant pas dans un espace urbanisé. Le tribunal a également retenu la violation des articles L. 121-18 et L. 121-31 du même code, ainsi que du plan de prévention du risque inondation. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B, de nationalité marocaine, contestant le refus du préfet de Corse-du-Sud de renouveler sa carte de résident. Le tribunal a jugé que la décision initiale, fondée sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (applicable à la première délivrance), était entachée d'une erreur de droit. Cependant, le tribunal a accepté la substitution de base légale demandée par le préfet, en fondant la décision sur l'article L. 432-3 du même code, qui permet de refuser le renouvellement en cas de menace grave pour l'ordre public. Après avoir examiné les condamnations pénales de M. B, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires Corse Azur. Il a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté du 30 octobre 2018, cet acte constituant une décision préparatoire insusceptible de recours contentieux. Le tribunal a également rejeté comme irrecevables les conclusions contre le récépissé de déclaration du 13 avril 2023, faute pour le syndicat requérant de justifier d'un intérêt à agir. La demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Corse refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé, pris par une autorité compétente, et non entaché d'un défaut d'examen sérieux. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision se fonde notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de Corse-du-Sud de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté le moyen d’insuffisance de motivation, jugeant la décision préfectorale suffisamment précise. Il a également rejeté le moyen tiré de l’irrégularité de la consultation du fichier des antécédents judiciaires, en application de l’article 17-1 de la loi du 21 janvier 1995 et des articles L. 234-1 du code de la sécurité intérieure et R. 40-29 du code de procédure pénale. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de première chambre, a annulé l'arrêté du 11 janvier 2024 du maire de Sari-Solenzara (non-opposition à déclaration préalable) et le permis de construire du 12 mars 2024 délivré à M. B E pour une villa sur la même parcelle. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le tribunal a jugé que ces décisions méconnaissaient l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, qui impose une urbanisation en continuité avec les agglomérations et villages existants. Le projet, situé au lieudit "Capanello", se trouvait dans un espace naturel, sylvicole et pastoral, sans continuité avec un village ou une agglomération, et ne relevait pas d'un secteur déjà urbanisé identifié par le PADDUC.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire délivré par le maire de Ventiseri pour une maison individuelle avec piscine. Le tribunal retient que le projet, situé en zone d'habitat diffus, méconnaît l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme qui impose une urbanisation en continuité avec les agglomérations et villages existants. Il constate également que le maire était tenu de suivre l'avis conforme défavorable du préfet en application de l'article L. 422-5 du même code, la commune étant dépourvue de document d'urbanisme local.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du maire de Sotta du 5 mars 2024 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de division foncière. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, car il était situé en zone d'aléas feux de forêt "moyen-fort" sans point d'eau conforme à moins de 600 mètres, ce qui portait atteinte à la sécurité publique. La renonciation au projet par le pétitionnaire a été jugée sans incidence sur la légalité de l'acte attaqué.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B, agent de l'INSEE, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui accorder la protection fonctionnelle et demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par la requérante ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral, le retrait de ses missions étant justifié par l’intérêt du service. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant les demandes d’annulation, d’injonction et d’indemnisation, sur le fondement des articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Albiana, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Biguglia refusant un permis de construire pour l'extension d'un hangar. Le refus était fondé sur l'avis conforme défavorable du préfet, estimant que le projet, situé en zone d'aléa fort d'inondation, portait atteinte à la sécurité publique au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que le maire était lié par cet avis et que les moyens soulevés par la société, notamment l'absence de valeur normative du "porter à connaissance", n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Corse l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'arrêté portant obligation de quitter le territoire était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le refus de regroupement familial opposé par le préfet de la Haute-Corse à M. B pour son épouse et ses deux enfants. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas sollicité l'avis du maire de la commune de résidence du demandeur, en méconnaissance de l'article L. 434-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité, qui a privé M. B d'une garantie, justifie l'annulation des décisions des 24 janvier et 27 février 2024. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.