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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires Corse Azur. Il a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté du 30 octobre 2018, cet acte constituant une décision préparatoire insusceptible de recours contentieux. Le tribunal a également rejeté comme irrecevables les conclusions contre le récépissé de déclaration du 13 avril 2023, faute pour le syndicat requérant de justifier d'un intérêt à agir. La demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B, agent de l'INSEE, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui accorder la protection fonctionnelle et demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par la requérante ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral, le retrait de ses missions étant justifié par l’intérêt du service. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant les demandes d’annulation, d’injonction et d’indemnisation, sur le fondement des articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à obtenir la communication de ses décomptes d’indemnités journalières auprès de la CPAM de la Haute-Corse. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas l’existence d’un péril grave justifiant de passer outre les décisions administratives déjà prises par la CPAM, notamment une attestation de paiement délivrée en novembre 2024. En conséquence, la demande a été jugée mal fondée et rejetée par ordonnance en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Albiana, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Biguglia refusant un permis de construire pour l'extension d'un hangar. Le refus était fondé sur l'avis conforme défavorable du préfet, estimant que le projet, situé en zone d'aléa fort d'inondation, portait atteinte à la sécurité publique au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que le maire était lié par cet avis et que les moyens soulevés par la société, notamment l'absence de valeur normative du "porter à connaissance", n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 mai 2024 lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de Français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'erreur de fait, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la vie commune du couple étant récente et sans enfant commun. Le tribunal a également rejeté les autres moyens, dont ceux tirés de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Europe Façades contestant une amende administrative de 8 000 euros infligée par la DREETS de Corse pour des manquements aux règles d'hygiène et de sécurité sur un chantier. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment précise. Sur le fond, le tribunal a considéré que la société n'apportait pas la preuve contraire aux constats de l'inspection du travail, notamment concernant l'absence de sanitaires et d'espace de restauration pour les salariés, et a estimé que l'amende n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 8115-1 et suivants du code du travail relatifs aux sanctions administratives.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. A, ressortissant tunisien, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel ne peut être opposé au renouvellement d'une carte de résident, renouvelable de plein droit sous réserve des articles L. 411-5 et L. 433-2 du même code. La demande de substitution de base légale par l'article L. 432-3, formulée par le préfet, a été rejetée car ce texte n'était pas en vigueur à la date de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, qui contestait les arrêtés du 27 mai 2025 du préfet de Corse-du-Sud l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de l'absence de garanties de représentation suffisantes. Il a également considéré que l'atteinte à la vie privée et familiale de M. B n'était pas disproportionnée au regard des objectifs poursuivis, en l'absence de liens personnels et familiaux stables et anciens en France.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, contestant un arrêté préfectoral du 28 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation, en application des articles L. 611-1, L. 613-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente et de l'absence de liens stables en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de première chambre, a annulé deux arrêtés du maire de Sari-Solenzara : une décision de non-opposition à déclaration préalable pour division foncière et un permis de construire une villa, tous deux situés sur la parcelle A n°115 au lieudit "Capanello". Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le tribunal a jugé que ces autorisations méconnaissaient l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car le projet, situé en zone littorale, ne s'inscrivait pas en continuité avec une agglomération ou un village existant. Il a également retenu une violation du Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC), le terrain se trouvant dans un espace naturel, sylvicole et pastoral où l'urbanisation est prohibée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 1er juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen, estimant que le préfet avait pris en compte l'ensemble des éléments de la situation. Il a également jugé que l'interdiction de retour ne privait pas le requérant de la possibilité d'obtenir un titre de séjour en Italie, celui-ci pouvant en solliciter l'abrogation après son départ. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision du 23 février 2024 par laquelle le préfet de Corse-du-Sud refusait de renouveler la carte de séjour temporaire "salarié" de M. A, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet ne démontrait pas que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les faits invoqués étant isolés, anciens ou non établis. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de renouvellement du titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d’un recours contre un refus d’abattement sur la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a constaté que la décision attaquée émanait du Guichet unique de la fiscalité de la plaisance, situé à Saint-Malo, relevant ainsi de la compétence du Tribunal Administratif de Rennes. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) d’accorder la prime "Ma prime rénov" pour défaut d’adresse du logement. La requérante s’est bornée à exposer des faits sans formuler de moyens de droit ou de fait opérants à l’appui de sa demande. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable car ne comportant pas de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a donné acte du désistement de la collectivité de Corse, qui avait saisi le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante demandait l’expulsion de la SAS SIXBAP pour occupation illégale d’une parcelle à Ajaccio et la remise en état des lieux. À la suite d’une médiation, la collectivité s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à en donner acte, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 27 janvier 2025 par lequel le maire de Sarrola Carcopino n'avait pas fait opposition à une déclaration préalable de travaux. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que les moyens soulevés étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le préfet soutenait notamment que le projet d'extension d'une construction, situé en zone inconstructible de la carte communale, concernait un abri de jardin transformé en habitation sans que son existence légale soit justifiée. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du maire de Ghisonaccia du 11 juin 2024, qui ne s’opposait pas à une déclaration préalable de division foncière pour créer onze lots à bâtir. Le préfet s’est désisté de son déféré par un mémoire du 12 juin 2025. Par une ordonnance du 19 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait la mise aux normes d’un carrefour giratoire et l’annulation d’un constat d’accident automobile. Le juge a estimé que ces prétentions ne relèvent ni du recours pour excès de pouvoir ni du plein contentieux administratif. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant a toutefois informé le tribunal de son désistement pur et simple de l’ensemble de ses conclusions. Par une ordonnance du 19 juin 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond relatif au droit des étrangers n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel le maire de Biguglia a refusé un permis de construire à la SCI Fanti. La requérante invoquait l'urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un vice de procédure (absence de procédure contradictoire pour le retrait d'un permis tacite) et d'une erreur de qualification juridique des faits (absence de classement ICPE). Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, les préjudices financiers invoqués étant liés à des choix commerciaux et non à une situation d'extrême nécessité. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.