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Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant sur un recours pour excès de pouvoir de la SCI Favreuse Porticcio, a examiné la légalité d’un permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna. Après un jugement avant dire droit ayant identifié des vices de légalité, le tribunal a sursis à statuer pour permettre une régularisation. La SARL Calacuccia, nouveau bénéficiaire du permis, a obtenu un permis modificatif le 15 février 2025, qui a purgé les vices initiaux, notamment l’insuffisance du plan de masse (article R. 431-9 du code de l’urbanisme) et les défauts d’évacuation des eaux pluviales (article R. 111-8 du même code). En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de la SCI Favreuse Porticcio.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du 3 avril 2023 par lequel la maire de Quenza s'est opposée à sa déclaration préalable de régularisation de travaux (création d'une allée, clôture, terrasse, arrêts de neige et climatiseurs) sur des parcelles situées dans un site classé, ainsi que l'arrêté préfectoral du 31 mars 2023 refusant l'autorisation spéciale requise. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté préfectoral, faute pour le requérant de justifier d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que l'opposition de la maire était légale, fondée sur les dispositions des articles L. 341-10 du code de l'environnement et R. 425-17 du code de l'urbanisme, et que les moyens tirés du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. H, viticulteur, qui contestait le refus de FranceAgriMer de lui verser une aide à la restructuration de son vignoble pour la campagne 2020-2021. Le refus était motivé par une discordance entre la densité de plantation déclarée (80x100 cm) et celle constatée lors d’un contrôle sur place (80x300 cm). Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de la décision et d’erreur de fait, jugeant que l’écart inter-rangs constaté ne correspondait pas aux critères d’éligibilité de l’aide. Il a également rejeté les moyens tirés de la force majeure et de la responsabilité de l’administration, considérant que l’erreur de déclaration incombait au requérant et non à un dysfonctionnement du téléservice. La décision s’appuie notamment sur le règlement (UE) n°1306/2013 et la décision INTV-GPASV-2020-69 de FranceAgriMer.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) rejette la requête de l'association Maris Stella, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 53 452 euros en réparation du préjudice lié au refus d’étendre les revalorisations salariales du "Ségur de la santé" aux petites unités de vie ne bénéficiant pas d’un forfait soin. Le tribunal écarte la question prioritaire de constitutionnalité soulevée, faute de mémoire distinct, et juge que le principe d’égalité n’est pas méconnu, car la différence de traitement repose sur des dispositions légales et réglementaires (articles L. 314-2 et D. 313-17 du code de l’action sociale et des familles). La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de Mme A, qui contestait les refus du préfet de la Corse-du-Sud de lui verser des aides agricoles pour les campagnes 2019 à 2022. La requérante invoquait notamment un vice de forme (absence de signature lisible), un défaut de motivation, une erreur de droit sur l'appréciation de l'activité minimale (règlement UE n°639/2014 et arrêté du 9 novembre 2015), et une erreur d'appréciation sur l'autonomie de son exploitation. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration avait correctement appliqué les textes en conditionnant les aides à un seuil d'activité économique que Mme A n'atteignait pas. Les deux requêtes ont été jointes et rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SARL Candia Antonetti, a annulé l’arrêté du 9 décembre 2022 par lequel le maire d’Ajaccio avait refusé un permis de construire modificatif. La société demandait à modifier les façades, transformer deux appartements en cabinet médical et supprimer les logements sociaux sur un projet initial de 112 logements. Le tribunal a jugé que ces modifications n’apportaient pas un bouleversement changeant la nature même du projet, contrairement à ce qu’avait estimé le maire, et a donc retenu une erreur d’appréciation. Il a également écarté le moyen d’incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d’une délégation régulière. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme relatives aux permis modificatifs.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS A Grinta, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse au titre de la période du 9 octobre 2018 au 31 décembre 2019. La juridiction a opposé l’autorité de la chose jugée pour la période antérieure au 31 mars 2019, déjà tranchée par un précédent jugement. Sur le surplus, le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions de détention du capital social prévues à l’article 244 quater E du code général des impôts pour bénéficier du crédit d’impôt au taux de 20 % sur l’exercice clos le 31 décembre 2019. La demande a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bastia a partiellement fait droit à la demande de la SAS Floroya, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissement en Corse. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur de 4 230 euros, correspondant à un complément de remboursement accordé par l’administration en cours d’instance. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de la société, jugeant que l’administration avait correctement limité l’assiette du crédit d’impôt à la quote-part des investissements considérés comme initiaux, conformément à l’article 244 quater E du code général des impôts et au règlement UE n° 651/2014.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Brasserie du Port, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés (2013-2014) et des rappels de TVA (2013-2016). La juridiction a confirmé le rejet de la comptabilité de la société pour graves irrégularités (remise à zéro des tickets de caisse, rupture de numérotation). La charge de la preuve incombait à la société, l'administration ayant suivi l'avis de la commission départementale des impôts. La méthode de reconstitution des recettes, incluant la réintégration des annulations de caisse, a été jugée non radicalement viciée, et la société n'a pas apporté la preuve du caractère exagéré des impositions.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS BBB d’une demande de décharge d’une obligation de payer des rappels d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2015, 2016 et 2018, l’administration lui ayant refusé le bénéfice de l’exonération prévue à l’article 44 sexies du code général des impôts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur de 34 329 euros, correspondant à un dégrèvement accordé en cours d’instance. Sur le surplus, il a rejeté la requête, jugeant que l’administration était fondée à appliquer le délai spécial de reprise de l’article L. 188 C du livre des procédures fiscales, les éléments révélés par une enquête préliminaire établissant que la société avait repris l’activité d’une société préexistante, ce qui excluait le bénéfice de l’exonération.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme A contestant les décisions du préfet de la Corse-du-Sud refusant le versement des aides découplées de la PAC pour les campagnes 2018, 2019 et 2020. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur le non-respect des critères d’admissibilité prévus par les règlements (UE) n° 1306/2013 et n° 1307/2013, ne constitue pas une sanction mais une simple condition d’octroi, et n’était donc pas soumise aux droits de la défense. Il a également estimé que la motivation de la décision était suffisante et que l’administration n’avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit en considérant que l’exploitation de la requérante n’était pas autonome.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les recours de Mme A, exploitante agricole, contestant les refus du préfet de la Corse-du-Sud de lui verser des aides agricoles pour les campagnes 2019 à 2022. La requérante invoquait notamment un vice de forme (absence de signature sur les décisions), un défaut de motivation, une erreur de droit sur les critères d’activité minimale (article 5 du règlement UE n°639/2014 et article 12 de l’arrêté du 9 novembre 2015), et une erreur d’appréciation sur le caractère autonome de son exploitation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient régulières et que l’administration avait correctement appliqué les textes en conditionnant les aides à un niveau de production et de chiffre d’affaires. En conséquence, il a rejeté les requêtes de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A contestant six titres de perception émis par l'Agence de services et de paiement pour le recouvrement d'aides agricoles indûment perçues. Le tribunal a écarté l'exception de chose jugée, le litige portant sur les titres exécutoires et non sur la décision de retrait des aides, et a examiné l'exception de prescription au regard du règlement (CE) n° 2988/95. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, confirmant ainsi le bien-fondé du recouvrement.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate le transfèrement de M. A du local de rétention d’Ajaccio vers le centre de rétention de Marseille. En application des articles R. 922-1 et R. 922-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Marseille, dans le ressort duquel se situe le nouveau lieu de rétention.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de Corse, qui demandait la suspension de l'arrêté du maire de Figari ne s'opposant pas à une déclaration préalable pour des travaux sur une construction existante. Le préfet soutenait que le terrain était situé en zone non constructible de la carte communale et méconnaissait le PADDUC. Toutefois, le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de l'existence d'un permis de construire délivré en 1983 et d'un certificat de conformité. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 554-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant portugais, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Corse lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. La juridiction a constaté que la requête, bien que comportant des conclusions, ne contenait aucun moyen de droit, en méconnaissance des articles R. 411-1 du code de justice administrative et R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant, absent à l'audience, n'a pas produit de moyens avant la clôture de l'instruction. En conséquence, les conclusions ont été rejetées comme irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un déféré en suspension fondé sur l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a examiné la légalité de l’arrêté du 25 avril 2025 par lequel le maire de Ghisonaccia a retiré sa précédente décision de retrait d’un permis d’aménager délivré à la SAS Perla Di Mare. Le préfet soutenait que ce permis méconnaissait plusieurs dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles L. 121-16, L. 425-6, L. 113-1 et L. 113-2, ainsi que le règlement de la zone N du PLU. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a dû statuer sur la recevabilité du déféré et sur le bien-fondé des moyens soulevés, en application des textes précités.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Figari pour une maison d'habitation. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, tirés de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et du plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) classant le terrain en espace stratégique agricole inconstructible, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé-suspension par le préfet de Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, rejette la demande de suspension de l'arrêté du maire d'Ajaccio du 19 février 2025. Le préfet soutenait que la transformation d'un sous-sol en deux appartements (98 m²) méconnaissait les articles N 2 du PLU (limite d'extension), R. 421-14 (permis de construire requis) et R. 431-2 du code de l'urbanisme (recours obligatoire à un architecte). Le tribunal estime qu'aucun de ces moyens n'est, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte attaqué.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal de Campi du 18 janvier 2025, présentée par Mme et M. C sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Les requérants contestaient notamment la tardiveté de la convocation et l’absence de transmission au contrôle de légalité, en se prévalant des articles L. 2121-11 et L. 2121-17 du code général des collectivités territoriales. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.