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Le Tribunal administratif de Bastia a donné acte du désistement partiel de Mme A, qui a abandonné ses conclusions en annulation des décisions de retrait de points et de perte de validité de son permis de conduire. La requérante maintenait uniquement sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait droit à cette demande en condamnant l'État à lui verser 500 euros, estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B contestant le refus de France Travail de financer sa formation de développeur Java. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, a considéré que la requête ne comportait aucun moyen de légalité opérant, se limitant à une contestation factuelle sans soulever de moyen de droit. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la collectivité de Corse de lui accorder une aide exceptionnelle de fin d'année. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n'a pas répondu, dans le délai imparti, à la demande de régularisation l'invitant à motiver son recours. Cette décision est fondée sur le 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes insuffisamment motivées après mise en demeure.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B contestant le refus du président du conseil exécutif de Corse de lui verser une subvention pour sa participation à la Biennale de Mantoue. Le requérant s'est borné à exposer des faits sans articuler aucun moyen de légalité externe ou interne opérant. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Sisco. La requérante s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 4 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de la commune de Sisco tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur retirant l'ensemble des points du permis de conduire de Mme A B. La requérante, sapeur-pompier volontaire, invoquait l'urgence liée à la nécessité du permis pour ses missions. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de justifications suffisantes sur l'absolue nécessité du permis et compte tenu des exigences de sécurité routière. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Levie du 15 mars 2023 lui refusant un permis de construire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune fixait bien une règle de constructibilité limitée en zone AU2, exigeant une continuité avec les constructions existantes, et que le refus n'était donc pas entaché d'erreur de droit. Enfin, le tribunal a estimé que le projet n'était pas conforme à l'article 4 du règlement du PLU, faute de démontrer un branchement au réseau public d'eau potable, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 20 mars 2023 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud avait ordonné le dessaisissement des armes de M. A, interdit toute acquisition ou détention d'armes, et retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal juge que le préfet a fait une inexacte application des articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, car les faits reprochés (relaxes, classements sans suite ou infractions sans lien avec la détention d'armes) ne justifiaient pas une telle mesure. La décision est annulée, et il est enjoint au préfet de supprimer l'inscription au fichier FINIADA et de restituer le permis de chasser dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. C contestant l'arrêté préfectoral du 24 avril 2023 ordonnant le dessaisissement de ses armes, l'interdiction d'en acquérir ou détenir, et son inscription au fichier FINIADA. Sur la légalité externe, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire (délégation valide) et d'insuffisance de motivation (arrêté citant les textes et faits applicables). Sur la légalité interne, il a jugé que la consultation du fichier de traitement d'antécédents judiciaires était régulière, car les dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale permettent cette consultation dans le cadre d'enquêtes de police administrative, sans exiger de saisine préalable des services compétents pour un simple classement sans suite. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de la sécurité intérieure (articles L. 312-11 et R. 312-67) et le code de procédure pénale (article R. 40-29).
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire tacite délivré à la SARL Les Decs pour l'extension d'une maison individuelle à Grosseto-Prugna. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le tribunal juge que le projet, qui fait plus que doubler la surface de plancher existante pour créer un logement autonome, ne constitue pas un simple agrandissement mais une extension de l'urbanisation. Cette extension est prohibée par l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (loi Littoral) car elle s'implante dans une zone d'urbanisation diffuse, sans continuité avec une agglomération ou un village existant, selon les critères du PADDUC. La décision applique également les articles L. 121-13 et L. 111-3 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Figari à la SAS Lucyl générale et foncière pour un ensemble immobilier. Le préfet invoquait une méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme (extension de l’urbanisation en continuité avec les agglomérations existantes) et de l’article R. 111-2 du même code (risque d’atteinte à la sécurité publique lié aux feux de forêt). Le tribunal a rejeté le premier moyen, estimant que le projet s’inscrivait en continuité avec le bâti existant du chef-lieu de Figari. S’agissant du second moyen, le jugement rappelle que le permis peut être refusé ou assorti de prescriptions spéciales en cas de risque pour la sécurité publique, mais ne tranche pas définitivement ce point dans l’extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet partiel du déféré préfectoral sur le fondement de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A épouse C, ressortissante albanaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 18 septembre 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a d'abord rejeté sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, faute de demande préalable. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré d'erreurs de fait, estimant que celles-ci n'étaient pas déterminantes dans la décision. Enfin, il a jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour la requérante de justifier d'une présence continue en France depuis 2016.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Vallesoli, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissement en Corse de 74 366 euros au titre de l’exercice 2020. Le tribunal a jugé que l’établissement de la société, ne comportant pas au moins 50 lits ni de locaux à usage collectif, ne pouvait être qualifié de résidence de tourisme au sens du code du tourisme, mais relevait de la location de meublés de tourisme, exclus du bénéfice du crédit d’impôt depuis le 1er janvier 2019 en application de l’article 244 quater E du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, l’administration fiscale ayant légalement refusé le crédit d’impôt.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par l'association Hospitalisation à domicile de Corse de deux requêtes en excès de pouvoir visant à contester la décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Corse du 11 juillet 2022 autorisant l'extension de la zone d'activité d'HAD du centre hospitalier de Corte-Tattone en Balagne, ainsi que le rejet du recours hiérarchique. L'association invoquait notamment des vices de procédure, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 6122-2 et suivants du code de la santé publique. Par un mémoire enregistré le 28 avril 2025, l'association requérante s'est désistée purement et simplement de ses deux instances. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple, qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions des parties, et a donné acte du désistement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et l'interdisant d'en acquérir ou détenir. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, en raison du comportement incompatible de M. B avec la détention d'armes. Cette appréciation reposait sur des faits établis de condamnations pénales (2011, 2023) et une procédure pour vol (2013), malgré l'ancienneté de certains faits ou l'absence de condamnation pour d'autres. La solution retenue confirme la mesure de police administrative pour des raisons d'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de MM. A et C, architectes, qui sollicitaient la décharge de rappels de TVA et pénalités (81 272 €) au titre de 2016. Les requérants contestaient leur assujettissement pour la cession de terrains à bâtir, estimant agir en dehors de toute activité commerciale. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 283 du code général des impôts, ils étaient redevables de la TVA pour l'avoir mentionnée sur les actes notariés de vente. Il a également écarté l'application du principe de l'arrêt Rusedespred (C-138/12) de la CJUE, faute pour les requérants de démontrer l'absence de risque de pertes fiscales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné le recours de M. B, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé l'arrêté du 27 septembre 2024, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant une condition d'entrée régulière et d'intégration économique non prévue par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté de la présence en France de M. B (depuis 2014), de ses attaches familiales et de son insertion sociale. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante colombienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 15 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la conclusion récente d'un pacte civil de solidarité, en l'absence de liens anciens et stables en France et alors que sa fille et sa fratrie résident en Colombie, ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Enfin, le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait d'aucun motif exceptionnel ou considération humanitaire justifiant une admission exceptionnelle au séjour.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 29 mai 2024 par lequel le maire de Sotta n'a pas fait opposition à une déclaration préalable de division parcellaire en deux lots à bâtir. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le tribunal juge que le projet méconnaît les articles L. 122-5 et suivants du code de l'urbanisme, car il s'implante dans un secteur d'habitat diffus, sans continuité avec un bourg, un village, un hameau ou un groupe de constructions existant. La solution retenue est l'annulation de la décision de non-opposition.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de la Corse-du-Sud qui demandait l’annulation pour excès de pouvoir de l’arrêté du 16 mai 2024 du maire de Pietrosella accordant le transfert total d’une déclaration préalable pour la construction d’une piscine. Le préfet soutenait que l’autorisation initiale était caduque faute de travaux suffisants avant son expiration le 12 février 2024, en application de l’article R. 424-17 du code de l’urbanisme. Le tribunal a estimé que les éléments produits par la bénéficiaire (factures de terrassement, d’abattage d’arbres et de travaux électriques) établissaient la réalisation de travaux suffisamment importants avant cette date. En conséquence, le déféré a été rejeté et l’État a été condamné à verser 1 500 euros à Mme D au titre des frais de justice.