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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante colombienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 15 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la conclusion récente d'un pacte civil de solidarité, en l'absence de liens anciens et stables en France et alors que sa fille et sa fratrie résident en Colombie, ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Enfin, le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait d'aucun motif exceptionnel ou considération humanitaire justifiant une admission exceptionnelle au séjour.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Figari à la SAS Lucyl générale et foncière pour un ensemble immobilier. Le préfet invoquait une méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme (extension de l’urbanisation en continuité avec les agglomérations existantes) et de l’article R. 111-2 du même code (risque d’atteinte à la sécurité publique lié aux feux de forêt). Le tribunal a rejeté le premier moyen, estimant que le projet s’inscrivait en continuité avec le bâti existant du chef-lieu de Figari. S’agissant du second moyen, le jugement rappelle que le permis peut être refusé ou assorti de prescriptions spéciales en cas de risque pour la sécurité publique, mais ne tranche pas définitivement ce point dans l’extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet partiel du déféré préfectoral sur le fondement de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par l'association Hospitalisation à domicile de Corse de deux recours en excès de pouvoir visant à contester une décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Corse autorisant l'extension de la zone d'activité d'hospitalisation à domicile du centre hospitalier intercommunal de Corte-Tattone en Balagne. L'association invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 6122-2 et suivants du code de la santé publique. Par un mémoire enregistré le 28 avril 2025, l'association requérante s'est désistée purement et simplement de ses deux instances. Le tribunal donne acte de ce désistement, qui emporte extinction de l'instance et dessaisissement de la juridiction.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de la Corse-du-Sud qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Pietrosella ne s'opposant pas à la déclaration préalable pour la rénovation d'une habitation annexe. Le tribunal a jugé que le projet ne constituait pas un changement de destination prohibé par l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme, le bâtiment ayant toujours été à usage d'habitation. Il a également relevé que les travaux de rénovation, sans création de surface ni modification d'emprise, n'étaient pas interdits dans la bande littorale des 100 mètres. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à la SCI pétitionnaire et 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A épouse C, ressortissante albanaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 18 septembre 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a d'abord rejeté sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, faute de demande préalable. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré d'erreurs de fait, estimant que celles-ci n'étaient pas déterminantes dans la décision. Enfin, il a jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour la requérante de justifier d'une présence continue en France depuis 2016.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Pietrosella autorisant la division d'une parcelle pour la création de deux maisons individuelles. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme en s'implantant dans un secteur d'habitat diffus, sans continuité avec une agglomération ou un village existant. Le tribunal a annulé le permis de construire, jugeant que le secteur, caractérisé par une densité de constructions non significative et une absence de fonction structurante, ne pouvait être qualifié d'agglomération ou de village au sens des dispositions du code de l'urbanisme et du PADDUC.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par l'association Hospitalisation à domicile de Corse de deux requêtes en excès de pouvoir visant à contester la décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Corse du 11 juillet 2022 autorisant l'extension de la zone d'activité d'HAD du centre hospitalier de Corte-Tattone en Balagne, ainsi que le rejet du recours hiérarchique. L'association invoquait notamment des vices de procédure, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 6122-2 et suivants du code de la santé publique. Par un mémoire enregistré le 28 avril 2025, l'association requérante s'est désistée purement et simplement de ses deux instances. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple, qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions des parties, et a donné acte du désistement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de MM. A et C, architectes, qui sollicitaient la décharge de rappels de TVA et pénalités (81 272 €) au titre de 2016. Les requérants contestaient leur assujettissement pour la cession de terrains à bâtir, estimant agir en dehors de toute activité commerciale. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 283 du code général des impôts, ils étaient redevables de la TVA pour l'avoir mentionnée sur les actes notariés de vente. Il a également écarté l'application du principe de l'arrêt Rusedespred (C-138/12) de la CJUE, faute pour les requérants de démontrer l'absence de risque de pertes fiscales.
Le Tribunal administratif de Bastia annule la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable délivrée à M. B par le maire de Vico pour la réalisation d'une clôture et d'un remblaiement. La juridiction retient que le projet est situé en zone d'aléa très fort du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) de la basse vallée de la Sagone, où tout remblai est interdit par le règlement du PPRI, en application du code de l'environnement. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du déféré préfectoral, estimant que le recours gracieux du préfet a interrompu le délai de recours contentieux. La décision est fondée sur la méconnaissance des dispositions du PPRI, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande de Mme A, qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 1 947,72 euros et la remise partielle accordée pour un indu de prime d’activité. Statuant en plein contentieux, le tribunal a rappelé que la remise gracieuse d’un indu d’APL est subordonnée à la bonne foi du débiteur et à la précarité de sa situation, et qu’aucune remise n’est possible en cas de fausses déclarations volontaires. La solution retenue n’est pas explicitement énoncée dans l’extrait fourni, mais le tribunal s’est fondé sur les articles du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale pour apprécier la demande.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au centre hospitalier de Bastia, à la CNARCL et à la trésorerie hospitalière de lui créditer la somme de 596,32 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour ordonner des mesures provisoires, n'était pas remplie, malgré les difficultés invoquées par la requérante. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a donné acte du désistement de la SA Viamedis, qui contestait des titres de recettes émis par le centre hospitalier de Bastia pour un montant de 7 387,53 euros et demandait le remboursement de sommes prélevées. Le désistement, accepté par le comptable de la trésorerie hospitalière, a été considéré comme pur et simple. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 28 mai 2025, a donné acte du désistement de M. A B de sa requête en annulation pour excès de pouvoir. Le requérant contestait la décision du jury de l'Institut régional d'administration (IRA) de Bastia refusant son classement et demandait sa réintégration. Saisi sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que M. B n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, le requérant étant ainsi réputé s'être désisté.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé provision, a rejeté la demande de la SAEML du port de plaisance de Toga qui sollicitait la condamnation de Mme A au paiement d’une provision de 21 700 euros pour des redevances d’occupation domaniale impayées. Le juge a estimé que l’obligation de Mme A était sérieusement contestable, compte tenu de l’absence de contrat établi et des contestations soulevées par l’intéressée sur les factures et la gestion du port. La décision se fonde sur l’article R.541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’octroi d’une provision à l’absence de contestation sérieuse de l’obligation.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé provision, a condamné M. B à verser 10 796 € à la SAEML du port de plaisance de Toga pour occupation sans titre du domaine public portuaire. La juridiction a retenu que l'obligation de payer la redevance d'occupation, fondée sur l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, n'était pas sérieusement contestable. Le montant a été réduit par rapport à la demande initiale pour correspondre strictement au tarif applicable. Des intérêts moratoires au taux légal ont été accordés à compter du 13 décembre 2024, date de la mise en demeure.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé provision, a condamné le centre hospitalier de Castelluccio à verser à EDF une provision de 1 206 949,73 euros, correspondant à des factures d’électricité impayées depuis 2023. La créance a été jugée non sérieusement contestable, l’établissement hospitalier n’ayant produit aucun mémoire en défense ni répondu aux relances. La décision applique l’article R.541-1 du code de justice administrative. Des intérêts moratoires et indemnités forfaitaires de recouvrement ont également été accordés selon les stipulations contractuelles.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le centre hospitalier de Castelluccio à verser à la société ENGIE SA une provision de 178 725,86 euros. Cette somme correspond à des factures de gaz impayées depuis 2020, majorées des intérêts moratoires contractuels et des indemnités forfaitaires de recouvrement prévues par le code de commerce (articles L. 441-10 II et D. 441-5). La créance a été jugée non sérieusement contestable, l'hôpital n'ayant produit aucun mémoire en défense ni répondu aux relances.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a examiné la demande de Mme A, ancienne agent contractuel de l'État, qui sollicitait une indemnité de 40 000 euros en raison du retard de l'administration à lui remettre son attestation France Travail. Le tribunal a jugé la requête recevable, considérant que la demande préalable, fondée sur le défaut de remise de ce document, liait le contentieux. Sur le fond, il a constaté que l'administration avait commis une faute en ne délivrant l'attestation que le 19 décembre 2024, soit plus de trois ans après la fin du contrat de Mme A le 11 juin 2021, en méconnaissance de l'article R.1234-9 du code du travail. Cette faute a privé Mme A de la possibilité de percevoir les allocations chômage, constituant une obligation non sérieusement contestable de l'État à son égard.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé-provision, a condamné M. A B à verser à la SAEML du port de plaisance de Toga une provision de 2 574 euros, assortie des intérêts moratoires à compter du 22 novembre 2024. Cette somme correspond aux redevances d'occupation du domaine public portuaire pour les années 2022-2023 et 2023-2024, impayées malgré une mise en demeure. Le juge a retenu que l'obligation de paiement n'était pas sérieusement contestable, en application de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, et a écarté les moyens de défense tirés de l'impossibilité d'accéder au navire ou de l'absence de services, la redevance étant due pour la seule occupation du domaine public. La décision se fonde sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et 1344-1 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SASU Privilège exploitation d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’administration fiscale rejetant sa demande d’aide au titre du fonds de solidarité pour les entreprises. Le tribunal, constatant que la société requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’a réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance du 28 mai 2025, il a donné acte de ce désistement.