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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, détenu au centre de Casabianda, qui contestait la sanction de dix jours de cellule disciplinaire pour insultes envers une psychologue. Le requérant soutenait que les propos tenus par téléphone ne pouvaient être qualifiés de menaces ou outrages au sens de l'article R. 232-4 du code pénitentiaire. Le tribunal a jugé que la matérialité des faits était établie et que le détenu, informé de la surveillance des appels, ne pouvait ignorer le caractère fautif de ses propos. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
Le Tribunal administratif de Bastia (2ème chambre) a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre deux permis de construire délivrés par le maire de Propriano à M. A, l’un pour la surélévation d’un bâtiment (17 décembre 2021) et l’autre pour un permis modificatif (11 octobre 2023). Les requérants, voisins immédiats, invoquaient notamment l’incomplétude des dossiers de demande et la méconnaissance des articles UA-12, UA-5 et UA-4.2 du règlement du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision du maire d'Ajaccio du 3 janvier 2023, qui déclarait non réalisable le projet de division d'une parcelle par la SCCV Confimmo, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance de l'article R. 410-14 du code de l'urbanisme, et que le maire avait commis une erreur de droit en ne s'appropriant pas les motifs de l'avis défavorable de la collectivité de Corse. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de réexaminer la demande de certificat d'urbanisme sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné la commune à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a été saisi par la SCCV JP d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Grosseto-Prugna du 31 janvier 2023 lui refusant un permis de construire trois bâtiments, ainsi que contre le rejet implicite de son recours gracieux. La société requérante soutenait notamment une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme et une incompétence de l’auteur de l’acte. En cours d’instance, la SCCV JP s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 20 mai 2025, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de la 2ème chambre, a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SAS Solferino et M. A B contre la délibération du 14 avril 2023 par laquelle le conseil municipal de Propriano a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment le maintien d’un emplacement réservé sur leurs parcelles, invoquant une irrégularité de l’avis de la commission d’enquête publique, une erreur de droit et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement, du code de l’urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B contre l'arrêté du maire de Solaro du 4 septembre 2023 s'opposant à sa déclaration préalable pour la création d'un lot à bâtir. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de l'arrêté fondé sur l'article L. 115-3 du code de l'urbanisme, au motif que le maire ne s'était pas prévalu de ces dispositions. Il a également jugé que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du même code, faute de s'inscrire en continuité avec une agglomération ou un village existant, et a considéré que le plan local d'urbanisme ne pouvait déroger à cette règle d'urbanisme général.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Corte. Celle-ci visait à obtenir la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, préalablement à un éventuel arrêté de mise en sécurité. Le juge a désigné un expert pour examiner un immeuble situé quartier des quatre fontaines, dresser un constat de son état et proposer des mesures pour mettre fin au danger. Cette décision s’appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Résidence A muredda, qui contestait le refus de permis de construire 54 logements à Porto-Vecchio. Le tribunal a jugé que le projet, situé dans une zone d'urbanisation diffuse éloignée du centre-ville, méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme imposant une construction en continuité des agglomérations existantes. Il a également estimé que l'absence d'autorisation de défrichement, requise par le code forestier, constituait un motif supplémentaire de refus. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté municipal et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de l’ASL Les hauts de la résidence, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna pour un immeuble de 39 logements. La juridiction a examiné la recevabilité de la requête au regard de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, qui exige que le projet affecte directement les conditions de jouissance du bien du requérant. Le tribunal a estimé que l’ASL ne justifiait pas d’un intérêt suffisant pour agir, faute d’éléments précis établissant une atteinte directe à ses droits ou à ceux de ses membres. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par trois syndicats de copropriétaires d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation d’un permis de construire délivré le 24 mars 2017 à M. A pour trois maisons individuelles, ainsi que de son arrêté de prorogation du 16 mars 2020. Les requérants contestaient notamment la régularité de l’affichage du permis initial et la fraude entachant la prorogation, en raison de l’absence de droits de passage et de raccordement aux réseaux leur appartenant. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les conclusions dirigées contre le permis de 2017 étaient tardives en raison d’un affichage régulier, et que celles contre la prorogation de 2020 étaient également irrecevables. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 600-1 et R. 600-4 relatifs aux délais de recours et aux formalités de notification.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise de la SCI 4M. Cette expertise vise à déterminer la nature et le coût des travaux nécessaires pour conforter un mur de soutènement et rétablir la plage d'une piscine, suite à l'effondrement d'un ouvrage public sur la commune de Campana. Le juge a considéré que la mesure présentait un caractère utile, rejetant l'argument de la commune et de son assureur selon lequel une expertise antérieure sur les mêmes faits suffirait. Les conclusions visant à faire supporter les frais d'expertise par la requérante ont été rejetées comme prématurées.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a ordonné une expertise technique sur l’immeuble situé à Corte, frappé d’un arrêté de mise en sécurité pour péril imminent pris sur le fondement de l’article L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation. La commune de Corte sollicitait cette mesure afin d’évaluer l’état structurel du bâtiment après des travaux partiellement réalisés, en vue d’une éventuelle mainlevée de l’arrêté. Le juge a fait droit à la demande, considérant l’expertise utile pour éclairer la décision administrative, et a désigné un expert avec pour mission de vérifier la réalisation des travaux et la persistance éventuelle du danger. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet d’ordonner toute mesure utile d’expertise.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus implicite du président du conseil exécutif de Corse de lui accorder une aide exceptionnelle de fin d'année pour 2023. La requérante n'a pas soulevé de moyen opérant malgré une demande de régularisation fondée sur l'article R. 772-6 du code de justice administrative. En application du 7° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que son activité professionnelle d'agent de cimetière nécessitait impérativement l'usage de son véhicule. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en tenant compte des exigences de sécurité routière.
Refus de visa consulaire. Tribunal Administratif de Bastia. Incompétence territoriale constatée, transmission au Tribunal Administratif de Nantes. Application des articles R. 351-3 et R. 312-18 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de la "séance" du 13 janvier 2025 du conseil municipal de Campi. Le juge a constaté que la requête n'était dirigée contre aucune décision administrative, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la SAS Casa Orsu Maria. Celle-ci sollicitait la désignation d'un expert-comptable pour évaluer le préjudice économique subi depuis juin 2023 en raison de l'effondrement d'un chemin communal, qui a rendu impossible l'exploitation de son activité hôtelière. Le tribunal a jugé cette mesure utile pour un éventuel litige, rejetant l'argument de la commune et de son assureur selon lequel la société aurait pu produire elle-même cette évaluation. Une experte-comptable a été désignée pour chiffrer le préjudice en lien direct avec le sinistre, jusqu'à l'achèvement des travaux de réparation.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 19 mai 2025, a donné acte du désistement de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 mai 2022 portant interruption de travaux. Le tribunal avait invité le requérant, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. En l’absence de réponse de sa part dans ce délai, M. B est réputé s’être désisté de l’ensemble de sa requête. L’affaire est ainsi close sans qu’il soit statué au fond sur la légalité de l’arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio. Le requérant n'a pas respecté l'obligation de notification de son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans les quinze jours, conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une invitation à régulariser, M. B n'a pas fourni la preuve de cette notification. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS L'alta strada. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour des marchés de concession de services de restauration et d'hébergement sur le GR 20, attribués par le syndicat mixte du Parc naturel régional de Corse. Le juge a constaté que les contrats avaient été signés le 12 mars 2025, soit avant l'enregistrement de la requête le 9 mai 2025. En application de l'article L. 551-1, le référé précontractuel ne peut être exercé après la conclusion du contrat, rendant la requête manifestement irrecevable.