5 562 décisions disponibles — page 84/279
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du collectif des amis du Castellu, qui demandait l'annulation d'un permis d'aménager délivré par la maire de Sant'Andréa-d'Orcino. Le tribunal a constaté que le collectif n'avait pas justifié de la qualité de son représentant pour agir en justice, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requérante demandait diverses indemnités et injonctions liées à son contrat de travail et à une sanction de radiation, mais n'a pas justifié avoir présenté une demande indemnitaire préalable à l'administration, condition nécessaire pour lier le contentieux. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que les pièces fournies ne satisfaisaient pas à cette exigence. Il a également rappelé qu'il ne peut prononcer d'injonctions comme la régularisation de cotisations retraite en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de Corse pour ordonner l'expulsion immédiate de la SARL Battina du domaine public maritime à Conca. Le préfet soutenait que l'occupation de la parcelle, acquise et vendue par actes notariés, portait atteinte au principe d'inaliénabilité du domaine public maritime (articles L. 2111-4 du code général de la propriété des personnes publiques) et constituait une urgence en raison d'un trouble à l'ordre public et de risques sécuritaires. La SARL Battina a contesté l'urgence et l'opposabilité des décisions antérieures, invoquant une contestation sérieuse sur la qualification de la parcelle. Le tribunal a rejeté la requête préfectorale, estimant que le préfet ne justifiait pas d'une urgence caractérisée ni d'une atteinte grave et immédiate au domaine public ou à l'ordre public, et a condamné l'État à verser 5 000 euros à la SARL Battina au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que malgré sa présence déclarée de treize ans en France, M. A, célibataire et sans charge de famille, n'y avait pas établi le centre de sa vie privée et familiale et conservait des attaches dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A B, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 24 avril 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de vice de procédure, jugeant que l’arrêté visait les textes applicables (articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) et que le renouvellement n’exigeait pas une notification avant l’expiration de la mesure précédente. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, un ressortissant ghanéen, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 24 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles à fin d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise de la SAS Contramurata visant à délimiter le domaine public maritime au droit de sa parcelle cadastrée section B n° 817, sur la plage de Favone. La société soutenait que cette parcelle relevait de la propriété privée et n’était pas concernée par l’incorporation au domaine public maritime. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d’utilité, dès lors qu’un arrêt définitif de la cour administrative d’appel de Marseille avait déjà confirmé l’appartenance de cette parcelle au domaine public maritime. La solution est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’expertise à son utilité pour un litige né ou à venir.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, était saisi par la SAS Tourisme et voyages Vairon d'une contestation de la procédure de passation d'un marché de titres de transport lancé par la CPAM de la Corse-du-Sud. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la CPAM et la société attributaire, en rappelant que les contrats conclus par des personnes morales de droit public, comme une CPAM, relèvent du code de la commande publique et sont des contrats administratifs. La solution retenue est donc que la juridiction administrative est compétente pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 109 856 euros présentée par Mme A, agent non titulaire de l'Office de l'environnement de la Corse, en réparation de préjudices de carrière consécutifs à un accident de travail et à une différence de traitement. Le juge a estimé que l'obligation de l'employeur n'était pas sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'établir avec une certitude suffisante la réalité et le montant du préjudice allégué, notamment en ce qui concerne les avancements indiciaires qu'elle estimait dus. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme A, agent contractuel de droit public, visant à évaluer les préjudices consécutifs à un accident de service survenu le 14 décembre 2018. Le juge a rappelé qu’un agent contractuel ne peut obtenir réparation intégrale devant le juge administratif qu’en cas de faute intentionnelle de l’employeur, et que la faute inexcusable avait déjà été écartée par la cour d’appel de Bastia. Il a également écarté le moyen tiré de promesses non tenues lors de la titularisation, estimant que le refus de reconnaissance de la qualité de fonctionnaire résultait d’une décision de justice. En l’absence de tout fondement juridique pour une action en réparation, la mesure d’expertise a été jugée dépourvue d’utilité au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a fait droit à la demande de Mme C, agent public souffrant d’une maladie imputable au service, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requête visait à obtenir une expertise médicale utile en vue d’une future action en indemnisation. Le tribunal a désigné un expert avec une mission détaillée pour évaluer les préjudices subis, notamment l’incapacité temporaire et permanente, ainsi que les préjudices annexes. L’expertise devra être réalisée de manière contradictoire et le rapport déposé sous quatre mois.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A. Cette mesure vise à déterminer les éventuels manquements lors de sa prise en charge par le centre hospitalier d'Ajaccio le 3 novembre 2023 et à évaluer les préjudices subis. Le tribunal a rejeté la demande du centre hospitalier tendant à ce que les frais d'expertise soient avancés par le requérant, cette question étant prématurée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 14 mai 2025, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la condamnation du concessionnaire BMW Bymycar Bac à lui rembourser des frais de réparation et à l'indemniser de ses préjudices. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur un contrat de droit privé, ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte, par ordonnance du 14 mai 2025, du désistement pur et simple du préfet de la Haute-Corse de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Calvi à M. B. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas lieu de s’y opposer. La requête du préfet a donc été classée sans examen au fond, et les conclusions de la commune de Calvi tendant au remboursement de ses frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de sept jours de cellule (dont trois avec sursis) pour tapage, dégradations et détention d’un téléphone portable. Le requérant soutenait que la fouille était irrégulière et qu’il n’était pas propriétaire du téléphone, retrouvé dans un placard commun identifié comme le sien. Le tribunal a jugé que M. B n’apportait pas d’éléments suffisamment probants pour contester les faits, notamment au regard des articles L. 225-4 et R. 232-4 du code pénitentiaire. La demande d’annulation de la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A B contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 20 mars 2025 lui retirant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de menace réelle à l'ordre public, en raison de son ancrage familial et professionnel en France depuis plus de 16 ans. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, jugeant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant le comportement de M. B comme une menace à l'ordre public, au regard des circonstances particulières de sa situation personnelle. Cette solution s'appuie sur les dispositions des articles L. 432-4 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 novembre 2023 refusant un titre de séjour à Mme B et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, dès lors que l'intéressée, assignée à résidence, ne pouvait faire l'objet d'un éloignement forcé avant que le tribunal n'ait statué sur le fond, conformément aux articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bastia concerne une demande de suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, formée par un militaire contestant sa mutation dans l'intérêt du service et l'attribution d'un nouveau logement de fonction. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, les atteintes à la vie privée et familiale invoquées ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise médicale à la demande de M. E. Cette mesure vise à déterminer les éventuels manquements lors de sa prise en charge par le centre hospitalier de Bastia le 16 juin 2024 et à évaluer ses préjudices. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'hôpital, faute d'éléments permettant de l'établir, et rejette la demande de pré-rapport de l'ONIAM. Un expert est désigné pour analyser les soins prodigués et leur conformité aux données de la science.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Corsica Invest d’une demande de suspension de l’exécution de deux arrêtés du maire d’Ajaccio du 28 mars 2025 fixant l’alignement individuel de sa parcelle. La société invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment en raison de l’incompétence du signataire, de la méconnaissance des règles de délai et du caractère non déclaratif des arrêtés qui porteraient une atteinte excessive à son droit de propriété. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, les arrêtés d’alignement ayant un caractère purement déclaratif et la société ne justifiant pas d’un préjudice grave et immédiat. Les textes appliqués sont l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la voirie routière.