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Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, manipulateur en électroradiologie, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Calvi-Balagne pour des fautes dans la gestion des astreintes et un harcèlement moral. Le tribunal a estimé que le centre hospitalier n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, en relevant notamment que l'organisation des astreintes répondait à un objectif de continuité des soins et que les revendications de l'agent avaient été prises en compte. Il a également jugé que M. A n'apportait pas d'éléments suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir, a annulé la délibération du 8 novembre 2021 du conseil municipal de L’Île-Rousse révisant les tarifs des droits de place du marché forain. Le tribunal a jugé que la délibération méconnaissait l’article L. 2224-18 du code général des collectivités territoriales, faute de consultation préalable des organisations professionnelles de commerçants. Il a également estimé que la double distinction tarifaire entre vendeurs "réguliers" et "volants" violait le principe d’égalité et la liberté du commerce et de l’industrie, en créant une discrimination injustifiée et une aide économique déguisée. La solution retenue est l’annulation de la délibération, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par les parents d’un enfant blessé lors d’une pause méridienne dans une école primaire d’Ajaccio, qui recherchaient la responsabilité de la commune pour défaut d’organisation et de surveillance. Le tribunal a rejeté leur requête, estimant qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n’était établie, l’accident résultant du comportement imprévisible d’un autre élève et l’absence de lien de causalité direct entre le dommage et les éventuels manquements allégués. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute, notamment en matière de service public scolaire, sans qu’il soit nécessaire d’appliquer des textes spécifiques autres que les règles générales du code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par les consorts F contre un arrêté du maire de Luri du 9 mai 2022 accordant un permis de construire une maison individuelle à M. C. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les requérants de justifier d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, leur propriété n’étant pas directement affectée par le projet. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 423-23, R. 431-8, R. 431-9, R. 431-16 et L. 421-6 du code de l’urbanisme ainsi que du règlement du plan local d’urbanisme, n’ont pas été examinés au fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, un gardien de la paix, qui contestait son absence du tableau d'avancement au grade de brigadier de police pour 2022. Le tribunal a jugé que le refus d'inscription n'est pas une décision individuelle devant être motivée, rendant ce moyen inopérant. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur de droit, estimant qu'aucune disposition n'imposait la saisine de la commission administrative paritaire pour avis. Enfin, le tribunal a considéré que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, sans examiner le fond de la comparaison des profils.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme C F, Mme D F et M. A F d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 9 mai 2022 par lequel le maire de Luri a accordé un permis de construire à Mme B pour une maison individuelle. Les requérants contestaient notamment un vice de procédure, l’incomplétude du dossier et la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées, faute pour la défense de justifier de l’affichage régulier du permis déclenchant le délai de recours, et a jugé que les requérants justifiaient de leur intérêt à agir. Sur le fond, il a écarté l’ensemble des moyens invoqués, considérant que le permis respectait les dispositions des articles R. 423-23, R. 431-8 à R. 431-16 et L. 421-6 du code de l’urbanisme ainsi que l’article N1 du règlement du PLU. En conséquence, la requête a été rejetée, et les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par M. D, cadre de La Poste, d’un recours en excès de pouvoir contre deux décisions de radiation des cadres pour abandon de poste (25 octobre 2023 et 29 février 2024) et d’une demande indemnitaire. Le tribunal a constaté que la première décision avait été retirée par la seconde, et a rejeté les conclusions dirigées contre la décision du 29 février 2024 comme tardives. En conséquence, il a également rejeté les conclusions indemnitaires, faute d’illégalité fautive établie. La solution s’appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative et les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l’abandon de poste.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Villanova pour faire cesser des pollutions d'eaux usées provenant de la propriété de Mme C. La commune invoquait l'urgence et l'absence de contestation sérieuse, se fondant sur un rapport d'expertise judiciaire et ses pouvoirs de police générale issus des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Corse refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de ses attaches familiales en France. Le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas de liens stables et intenses avec ses enfants, malgré une insertion professionnelle, et a considéré que la mesure n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les stipulations de l'article 8 de la CESDH et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Corse l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation et le défaut d’examen particulier, ainsi que la violation des droits de la défense et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a jugé que la notification sans interprète était sans incidence sur la légalité de l’arrêté, et que les conditions de l’assignation étaient proportionnées. La décision s’appuie sur les articles L. 561-2-1, L. 732-7 et L. 512-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 7 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé et que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses condamnations pénales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions du requérant, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 7 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu notamment de son comportement constituant une menace pour l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision du ministre de l'intérieur suspendant son permis de conduire pour cinq mois. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car M. A n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre cette décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de L’Île-Rousse du 8 novembre 2021, révisant la tarification des droits de place du marché couvert. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la commune, jugeant que le litige portait sur la légalité de la délibération elle-même et non sur le recouvrement des droits, relevant ainsi de la compétence du juge administratif. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 2224-18 et L. 2131-3 du code général des collectivités territoriales, ainsi que des principes d’égalité et de liberté du commerce et de l’industrie. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des textes précités.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B, ancien sous-officier de l'armée de l'air, d'une demande d'indemnisation de 60 742,50 euros pour les préjudices subis suite à un accident de service survenu le 2 mai 2017. Le ministre des armées a soulevé une fin de non-recevoir, arguant de l'absence de décision implicite de rejet de la réclamation préalable. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête au regard des articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que du recours administratif préalable obligatoire prévu par le code de la défense. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la recevabilité et le fond de la demande d'indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 7 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions du requérant, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an prise à l'encontre de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision. En revanche, s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français sans délai, le tribunal a rappelé que son exécution est suspendue de plein droit par l'exercice d'un recours en annulation, conformément à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée pour le surplus.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a rejeté la demande du préfet de Corse tendant à la suspension d'un permis de construire délivré par le maire de Pietrosella pour l'extension d'une maison individuelle. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 121-16 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de la localisation du projet en zone urbanisée et de l'absence de risque avéré. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge de l'Etat des frais de justice exposés par la commune.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur la demande du préfet de la Corse-du-Sud, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré par le maire de Pietrosella à M. B pour la démolition-reconstruction d'une habitation et d'une piscine. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme était propre à créer un doute sérieux, le projet étant situé dans la bande littorale des 100 mètres et constituant une nouvelle construction dans un espace non urbanisé. La condition d'urgence a été reconnue, le préfet ayant agi dans le délai légal d'un mois suivant la transmission de l'acte.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus de la collectivité de Corse de lui accorder une aide exceptionnelle de fin d'année. La requérante n'a pas donné suite à une demande de régularisation du tribunal, qui l'invitait à motiver sa requête et à fournir des pièces justificatives. En application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, les conclusions ont été rejetées comme irrecevables faute de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.